CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[CNT Equipement 69] Fonction Publique : sois mobile ou dégage... !!!

Article du mardi 30 juin 2009

La CNT Équipement dénonce le «projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la Fonction Publique » devant être examiné à l’Assemblée Nationale les 2, 3 et 6 juillet et qui organise la casse du cadre statutaire des fonctionnaires.

Il est inacceptable qu’une loi de cette importance dont le contenu a été vivement contesté par l’ensemble des organisations syndicales passe à l’Assemblée Nationale pendant les congés d’été...

Ce projet de loi est une remise en cause profonde des services publics.



En effet, l'article 7 de ce projet de loi ouvre la possibilité de mettre au chômage d’office («disponibilité forcée») et sans traitement, tout fonctionnaire qui dans le cadre d'une restructuration/suppression de service n'aurait pas trouvé une nouvelle affectation. En effet si après 3 propositions de poste par l’administration (quelque soit le lieu géographique, le ministère, la collectivité ou le métier proposés), vous n’en acceptez aucun, vous pouvez être licencié. En résumé vous ne pourrez pas refuser le 3e poste proposé... sinon la porte !!!

Ces postes proposés pouvant se présenter sous la forme d’un cumul de plusieurs postes à temps partiels (dont au moins un mi-temps). Ce «bricolage» de poste pouvant se répartir sur des missions et/ou administrations et/ou lieux très différents... «flexibilité» oblige...

M. Santini, à l’époque secrétaire d’État à la Fonction Publique, fut très clair : «Il s’agit d’une «mesure dissuasive vis-à-vis d’agent qui refuserait le principe même de la suppression de leur emploi», inutile de préciser que derrière «dissuasive» il y aura selon les cas : peur, chantage, pression...

Évidemment le non remplacement d’un départ en retraite sur deux et les restructurations à venir vont permettre de donner toute sa pleine mesure à cette loi, il vous faudra être très mobile géographiquement et professionnellement...(ayons ici une pensée pour les agents du Sétra, les déplacés des DDEA, des subdvisions supprimées...)

C’est également la création d’une nouvelle position statutaire : «fonctionnaire sans traitement en attente de poste ou avant licenciement», et rappelons-le sans indemnité chômage car la grande majorité des employeurs publics ne cotisent pas à l’assurance chômage...

Cela est également valable si de retour de congé maternité, parental, longue maladie ou détachement... votre poste a été transformé ou supprimé... vous aimez les surprises...!!!

Cela veut dire que le fonctionnaire dans cette situation (qui sera la conséquence logique des suppressions massives de postes liées au démantèlement programmé du service public) cessera de percevoir un traitement et devra donc, s'il veut être payé, trouver par lui-même un emploi dans le public ou le privé en attendant un poste, voir quitter définitivement la Fonction Publique (indemnité de départ fixée au cas par cas !!!).

Ce licenciement qui ne dit pas son nom est la porte ouverte à la liquidation définitive du statut de la Fonction Publique et du service public. C’est la fin de la garantie de l’emploi pour l’agent qui était «une garantie d’indépendance dans l’exercice de ses fonctions», et ainsi modifie et fragilise son positionnement. C’est la fin d’une relative protection contre la corruption ou les pressions diverses (politiques, hiérarchiques...), la fin de la garantie pour le citoyen/usager de l’indépendance, de la continuité du service et de la neutralité de l’action publique...

Nous constatons déjà avant que cette loi ne soit votée que le nombre de révocation particulièrement dans l’Éducation Nationale a augmenté sous le prétexte d’ «insuffisance professionnelle» et qui touche en réalité les syndicalistes les plus dérangeants....(voir les nombreux cas en cours suite aux dernières luttes dans l’Éducation Nationale...)

Il s’agit en outre d’un véritable plan social adapté au secteur public, rappelons qu’il y a 33754 postes à supprimer en 2010 (30600 en 2009).

La CNT Équipement dénonce par ailleurs l'article 10 qui permet d'avoir recours, à l'intérim sous prétexte de «continuité du service public».

Il s'agit une nouvelle fois, d'un moyen supplémentaire, après le recours à l'emploi précaire (vacations, contrats CAE...), de liquider à terme les garanties statutaires des travailleurs de la Fonction Publique, de précariser les personnels, au détriment de leurs statuts et de l'intérêt du service public.

Rappelons que contrairement à une idée reçue le taux de précaire est très élevé dans la Fonction Publique, 25 % des agents publiques sont aujourd’hui contractuel ou précaire.

Plus encore, cet article ouvre la voie à la sous traitance, et donc accentue l'entrée du privé en interne dans le secteur public.

Rappelons au passage que l’indemnité de précarité qui existe pour le privé n’est pas prévue pour les agents non titulaires de la Fonction Publique.

Nous revendiquons la titularisation sans condition de tous les précaires, assortie de l'ouverture massive de postes statutaires, seule à même de faire barrage aux tentatives de liquider le statut de la Fonction Publique, et d'assurer réellement la continuité des services publics.



Nous notons également la disparition dans le nouveau gouvernement du secrétariat à la Fonction Publique, celle-ci sera dorénavant directement gérée par le ministre du Budget, c’est la confirmation que l’État ne voit dans le service public qu’un coût qu’il faut réduire, la suppression des emplois à venir étant une simple variable d’ajustement au déficit public, à aucun moment n’est pris en compte la richesse du service que nous apportons qui est pourtant garant d’égalité des droits, d’émancipation par l’éducation, d’accès de tous aux soins...


Téléchargez le tract ici :

[Education] N'AUTRE ECOLE N°22 en ligne

Article du mardi 30 juin 2009

L’éK.O.le ? … ne jetons pas l’éponge !



Des syndicats qui s’éloignent du terrain et usent les luttes, une école qui se coupe du quartier, des pédagogies qui nient le social...
N’empêche que partout en France, ça pense et ça analyse encore (le statut de l’écrit, la question de la lecture ; la valeur de l’orthographe ; le malaise enseignant ; la subordination ; l’éducation à l’autonomie et à la responsabilité, le bloc législatif), ça bataille aussi (la dissolution de l’école ; l’éducation comme engagement).

Et ça lutte toujours : des refus et / ou des affirmations se déclarent - en reliant, de plus en plus, questionnement pédagogique et action collective - sous forme de collectifs (Collectif de résistance à base élève, collectif autogéré TCF), de mouvements (désobéisseurs), de réseaux tenaces (RESF), d’associations (Intermèdes), d’occupations conjointes d’écoles avec les parents d’élèves (contre les réformes Darcos). Les lendemains de crise ne chanteront pas ?
Raison de plus pour ne pas céder, pour ne pas se crisper non plus, mais pour inventer et questionner de nouvelles formes de lutte. Les litanies réactionnaires semblent l’emporter (la gifle encensée, le ba-a ba sanctifié, la difficulté naturalisée) ?
Avec ses moyens, ce numéro illustre que les pédagogies nouvelles ne sont pas si fatiguées que ça. L’éK.O.le… O.K. pour la changer ? + (re)lecture pédagogique : Korczak + 4 pages de notes de lectures (livres, revues, littérature jeunesse) Le n°22 de N’AUTRE école revue de Fédération CNT des travailleurs-ses de l’éducation (printemps 2009 – 52 pages – 4 euros)


A lire en ligne en cliquant sur le vignette ci-dessous, bonne lecture




Lire les anciens numéros ici

[Vidéo] No Border : manif du 27 juin

Article du mardi 30 juin 2009

[Vidéo] A las barricadas

Article du mardi 30 juin 2009

[Billet d'humeur] Profession tueur…

Article du lundi 29 juin 2009

Vous savez ce que c’est un plan social ? Moi non ! Des licenciements ça oui je sais ce que c’est ! Dans le même ordre d’idée vous connaissez les « managers de transition » ? Moi non, mais il paraît que dans les boîtes on les appelle : « nettoyeurs », ça devient plus clair... Ces gars sont embauchés pour licencier, pour faire le sale boulot.

Ce capitalisme de la finance demande toujours plus de rentabilité, les actionnaires et autres fonds d’investissement exigent une rentabilité énorme et sans cesse croissante. Pour augmenter la rentabilité du capital, ils baissent les coûts de main-d’oeuvre. Alors ces dernières années les entreprises se vident. Pour cela elles peuvent faire appel à un spécialiste qu’elles n’embauchent pas en général mais qu’elles rémunèrent en tant que prestataire de service. Et pas pour des prunes s’il vous plaît, ça monte facile à 1 000 euros la journée. Ces charognards errent donc de boîte en boîte pour les vider. Ils gagnent leur vie en brisant celle des autres. Ce sont des spécialistes qui aiguisent leur savoir au fil des expériences. Ils sont incollables et très durs à la négo pour les syndicalistes.

Eh oui, on n’est pas tous les jours confrontés à un plan de licenciement alors qu’on n’y connaît pas grand chose en terme de droit, de stratégie et qu’en face le nettoyeur lui, c’est son quotidien, il est à l’aise. Ces gens-là sont bien payés, ils sont extérieurs à la boîte, ils n’ont aucune pression dans l’affaire : ce sont des ennemis redoutables !

Jusqu’à quel stade d’inhumanité nous mènera le capitalisme ? Ces gens-là sont de dangereux individus, dangereux pour la société alors qu’ils affichent tous les signes de la réussite sociale. Ils vivent sur la misère des autres. Ce monde est malade ! La plupart des gens qui ont réussi dans ce monde sont de ce type d’homme : prêts à marcher sur la gueule des autres pour se faire valoir, prêts à tuer pour gagner de l’argent, prêts à humilier pour jouir... Nous n’en voulons plus et n’en avons jamais voulu de leur soif de pouvoir et d’argent. Nous n’en voulons plus de ces juges de classe, de ces huissiers au petit matin, de ces flics racistes, de ces matons violents, de ces militaires sanguinaires... Tous, au service de la classe des exploiteurs, au service du fric ! Nous n’en voulons plus de ces nettoyeurs, de ces actionnaires parasites, de ces patrons méprisants, de ces politicards asservis...

Et, derrière ces gens, on retrouve la logique de ce système : la soif d’argent et/ou de pouvoir. Partageons les richesses et le pouvoir et on pourra peut-être commencer à vivre ensemble, à parler d’humanité.

Ben Sub69


Extrait du Combat Syndicaliste n°340 de juin 2009

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Université Autogérée le 29 juin

Article du samedi 27 juin 2009

Au terme d’une année riche en luttes et de beaucoup de rencontres nous proposons de travailler à partir d’un outil qui perdure au-delà des mouvements : une journée de l’Université Autogérée.

Au terme d’une année riche en luttes, beaucoup de rencontres ont eu lieu. Contre un sentiment d’abattement qui en saisit beaucoup aujourd’hui, nous voulons au contraire parier à l’Université autogérée sur la richesse de ces rencontres, pour mettre en place une structure où la réflexion/action se mènerait ensemble sur le long terme… et avant tout pour se donner rendez-vous à la rentrée !

C’est pourquoi nous vous invitons le 29 juin à partir de 9h30 au 4bis rue de l’université (en salle CR07, au rez-de-chaussée du bâtiment CLIO) pour une présentation de notre projet et une journée d’échange ouverte.



- Présentation du projet et du contexte de l’Université autogérée


Discussion générale :

- Quelle Université voulons-nous ?
- Décalage organisations/luttes actuelles : à la recherche d’un « frisson nouveau »…
- Esprit de Vincennes, le retour !
- Quel outil informatique pour l’Université autogérée ?

Définition collective des ateliers de l’après-midi et premières propositions d’ateliers pour la rentrée


Repas partagé


Nos propositions pour les ateliers de l’après-midi :

- L’Université et les Lumières : sortir de la minorité…

A partir de Plinio Prado, Le principe d’Université comme droit inconditionnel à la critique > http://www.editions-lignes.com/LE-PRINCIPE-D-UNIVERSITE.html

- Université et mouvements sociaux

A partir de Charlotte Nordmann, Bourdieu, Rancière : la politique entre philosophie et sociologie

- Partage des savoirs et informatique…


En soirée (Ce sera très probablement vers 20h) au local de la CNT 44 rue Burdeau à Lyon :

- Projection de "Vincennes, le ghetto expérimental", de Jean-Michel Carré et Adams Schmedes (Durée : 1 H 40 mn)


Premier film sur l’université de Vincennes Paris VIII. Après mai 68, n’importe qui pouvait y venir suivre les cours, sans bac, ni diplôme. Ce film n’a pour but de dresser le recensement des activités de Vincennes, ni de justifier Vincennes, mais se veut plutôt un document sur la signification politique de Vincennes et de l’Université en général. Cette université ouverte entendait n'être plus le moule reproductif de la classe dirigeante, mais un lieu de vie collective, où les échanges sont constants, les expériences, les plus diverses (spirituelles, politiques, artistiques, physiques). Plus seulement espace d'apprentissage en amphi, mais foyer d'engagement politique en perpétuel bouillonnement, avec ses limites - sur lesquelles le film ne fait pas l'impasse.






tract à diffuser format A5

[Vidéo] No Border Camp

Article du vendredi 26 juin 2009

Pas de frontières entre les travailleurs ! Tous au camp No Border à Calais du 23 au 29 juin 2009 !

Article du jeudi 25 juin 2009

Communiqué de presse confédéral CNT du 21 juin 2009

Alors que les requins de la finance parcourent la planète librement en classe affaire ou jet privé, ici pour armer une « rébellion » qui va protéger les mines de diamant, là pour faire pression sur un gouvernement endetté afin qu’il privatise son réseau de distribution de l’eau... les travailleurs devraient s’arrêter devant les frontières que les Etats dressent entre eux afin des les diviser et de les mettre en concurrence ? L’ouvrière licenciée du nord de la France, le paysan chinois surexploité sur les chantiers de « Pékin 2008 », ou le Malien nettoyant de nuit les restaurants parisiens, ont en commun la peur du patron, de la misère et du flic quand ils sont obligés de migrer ou se révoltent face à la pauvreté qui les menace. Pour éviter que cela ne les unissent, l’Etat et le patronat tentent de terroriser les travailleurs : délocalisations, peur de l’immigration, enfermement des migrants sont autant de murs que l’on construit dans nos têtes que de centres de rétention à nos frontières, de contrôles au faciès, de déportations violentes.. .



En réalité, par la répression anti-syndicale dans les entreprises, et l’intervention policière systématique et massive lors de toute révolte sociale, l’Etat et le patronat cherchent à faire de tous les travailleurs, chômeurs, ou précaires, des sans-papiers, c’est à dire des sans-droits, des sans voix, exploitables en silence.

La chasse à l’étranger à Calais est une illustration particulièrement violente de cette politique de terreur. C’est là que depuis la fermeture de Sangatte en 2002 errent les migrants cherchant à rejoindre l’Angleterre, traqués par les CRS jusque dans les bois où ils se réfugient. C’est là aussi que des militants associatifs tentent de leur porter assistance et sont arrêtés régulièrement pour délit de solidarité. Donner un repas et une couverture à un migrant qui dort dehors, c’est ce que le ministère de l’immigration appelle « l’aide au séjour irrégulier ».

Alors que la crise économique a révélé aux yeux de tous les vrais responsables des licenciements, et de la précarité du travail, Alors que Besson, Sarkozy et consorts continuent d’agiter l’épouvantail xénophobe de la lutte contre l’immigration, et de nous diviser entre travailleurs français et étrangers, Alors qu’une véritable chasse à l’homme s’intensifie dans nos rues, nos écoles, nos gares, et s’étend jusque dans les pays pauvres pour traquer les migrants,

La CNT appelle tous et toutes à participer au Camp « No Border » de Calais du 23 au 29 juin 2009 pour échanger, créer des liens, et agir pour la liberté de circulation,et pour faire tomber les murs qu’on dresse entre travailleurs français et étrangers, avec ou sans papiers.

Télécharger le tract de CNT 59/62


"Nomade" (quotidien du camp No Border de Calais)

n° 3 - vendredi 26 juin 6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero3_francais_internet-2.pdf

n° 2 - mercredi 24 juin 4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero2_francais_internet.pdf

n° 1 - mardi 23 juin 4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero1_francais_internet.pdf


Infos en direct du camp : http://calaisnoborder.eu.org


Photos du rassemblement en soutien à Erwan Redon

Article du jeudi 25 juin 2009





Téléchargez gratuitement le "Tartagueule" de juin 2009 (mensuel de la CNT Education 69)

Article du mercredi 24 juin 2009

Le numero de juin de "Tartagueule" à télécharger : cliquer ici ou sur l'image pour télécharger le numéro de juin 2009



Anciens numeros


CNT STE du Rhônes 69

Adresse électronique educ69@cnt-f.org

Téléphone 04 78 27 05 80 fax :04 78 30 98 65

Adresse postale Palais du travail, 9 place Lazare Goujon, 69100 Villeurbanne

Permanences : le mercredi de 18h à 20h au local de la CNT 69 : 44 rue Burdeau 69001 Lyon.

Photos de la fête de la musique version CNT 69

Article du mardi 23 juin 2009




Mardi 23 juin 18 h :Tous en soutien à Erwan Redon ! (Enseignant désobéisseur menacé)

Article du mardi 23 juin 2009

NON AUX SANCTIONS, NON AU LICENCIEMENT D'ERWAN REDON !

Erwan Redon, professeur des écoles à l'école des convalescents (Marseille 1er), est convoqué le 7 juillet 2009 en commission disciplinaire pour «insuffisance professionnelle». Il fait partie des 3000 désobéisseurs répartis sur tout le territoire. Ceux-ci ont, depuis plusieurs mois déjà, entamé un mouvement de résistance et refusent de participer à la mise en oeuvre des nouveaux programmes inspirés par la vision d'une école rétrograde et utilitariste.





Nous assistons depuis quelques années à une dangereuse multiplication des sanctions et procédures disciplinaires. Les retraits de salaires, annulations de promotions et procédures de licenciement ne peuvent être une réponse aux luttes qui se sont installées dans notre profession : les réformes imposées, que nous percevons à juste titre comme des reculs considérables des conditions d’accueil des élèves, des régressions de nos conditions de travail et un renoncement à la réussite de tous les élèves, ont conduit à des prises de conscience et à un engagement militant dérangeant pour notre hiérarchie.

Notre administration recourt contre des collègues comme Erwan Redon, à des méthodes expéditives, calquées sur celles du privé, avec menaces de sanctions, allant jusqu’au licenciement, à la clé. Cela ne peut être la réponse à notre légitime inquiétude quant au devenir de l’école, de ses élèves et de ses maîtres.

Le conseil de discipline, instance certes paritaire, met l’administration dans la situation d’être à la fois juge et partie. Il ne garantit pas un traitement équitable pour les collègues concernés.

Les organisations syndicales du rhône, CGT Educ'action, CNT Education PAS 69, et SUD Education dénoncent cette situation, s’opposent aux sanctions, notamment aux licenciements d’enseignants et exigent que chaque cas se règle dans le respect des droits et devoirs de chacun.



L'intersyndicale éducation du Rhône, CGT, CNT, PAS, SUD appelle à :

un rassemblement devant l'inspection académique du Rhône, 21, rue Jaboulay, mardi 23 juin à 18 heures

avec conférence de presse

dans le cadre de la journée nationale de soutien à Erwan Redon.

Un préavis de grève national a été déposé pour cette journée.




Plus d’informations : http://www.soutienerwanredon.org/

Tract à télécharger

Communiqué de la Fédération

A l'école de la désobéissance

Soutien à la CNT-Education 69

Article du mardi 23 juin 2009

Appel à la souscription et pétition !

Depuis le mois de janvier 2009, l’Inspection d’Académie et le Rectorat de Lyon s’attaquent aux droits syndicaux de la CNT-Education du Rhône. Défendre la CNT- Education, défendre le syndicalisme de lutte ! Appel à la souscription et à la pétition !

Pour soutenir la CNT-Education :
Participez à la souscription !


(pour financer les frais de justice) chèques à l’ordre du SUT-SSE CNT à envoyer à notre adresse : CNT-Education, 44, rue Burdeau, 69001 Lyon

Pour les personnels du Rhône :
Signez et faites circuler la Pétition !

À télécharger en PDF ci-dessous puis à renvoyer à notre adresse postale.



Défendre la CNT- Education Défendre le syndicalisme de lutte !

Depuis le mois de janvier 2009, l’Inspection d’Académie et le Rectorat de Lyon s’attaquent aux droits syndicaux de la CNT-Education du Rhône. Alors que notre syndicat développe son activité, son implantation et use de ses droits syndicaux depuis la rentrée 2001, l’administration lui conteste aujourd’hui le droit de déposer des préavis de grève en son nom pour couvrir les personnels. Alors que la CNT-Education 69 a déposé à ce jour près de 50 préavis de grève, reconnus et jamais contestés par l’administration voilà que celle-ci se met à nous opposer un refus au nom que nous ne serions « pas représentatifs ». Comment se fait-il que la CNT-Education soit privée de droits dévolus par le code du travail, et dont nous avons bénéficié jusqu’en décembre 2008, sans qu’aucun élément nouveau, notamment législatif, ne vienne invalider notre reconnaissance de fait ? Si, pour l’administration il « est incontestable que le SUTE 69 développe une certaine activité », pour reprendre ses termes, ce qui semble profondément la gêner, au-delà de notre développement, c’est notre non-participation aux élections professionnelles et notre refus de participer au système paritaire.

Faire rentrer le syndicalisme dans le moule ! Cette attaque s’inscrit dans contexte plus général d’offensive contre syndicalisme de lutte. En 2006 déjà, la CNT-PTT a été privée de l’ensemble de ses droits syndicaux et a été déclarée illégale à la Poste au motif de son refus de participer aux élections paritaires et au système co-gestionnaire. Après trois ans de bataille sur le terrain et au plan juridique, le 15 mai dernier, le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction existante, a annulé l’accord interdisant la CNT-PTT, a condamné la Poste à payer des dommages à la CNT et à rétablir ses droits syndicaux dans leur ensemble. Une issue favorable mais après 3 ans de répression et de sanctions contre les militants. Plus généralement, on assiste à une volonté générale de mise au pas du syndicalisme dans un modèle unique. Il s’agit bien d’en finir avec le syndicalisme de lutte et faire rentrer toute forme d’expression syndicale dans le moule de la cogestion et dans le rôle de partenaires sociaux. Aujourd’hui c’est à la CNT-Education qu’on s’attaque, mais demain cela sera le tour de qui ? Par-delà les étiquettes d’organisation, c’est l’ensemble du syndicalisme de lutte qui est en danger.

Réagir, défendre et soutenir la CNT-Education Malgré le fait que nous soyons intervenus auprès de l’administration pour protester contre cette atteinte à nos droits syndicaux, que nous ayons fait preuve de notre « représentativité » comme elle nous le demandait, celle-ci continue à opposer un refus au dépôt de nos préavis de grève. La CNT-Education a donc décidé de dénoncer publiquement cette atteinte aux droits syndicaux, d’appeler au soutien et d’utiliser à son tour le dernier recours possible, porter l’affaire devant la justice en déposant un recours au Tribunal administratif. Néanmoins, afin de renforcer notre démarche, nous appelons tous nos militant-e-s, sympathisant-e-s et plus largement, toutes les personnes attachées à un syndicalisme de lutte et plus largement au respect des droits syndicaux à se mobiliser en participant à la souscription que nous lançons pour faire face aux frais de justice, en signant et en diffusant la pétition qui dénonce l’entrave à l’exercice de nos droits syndicaux et témoigne de l’activité et de la représentativité de la CNT-Education dans le Rhône (voir encadré). Enfin, nous rappelons que le mieux, pour permettre le développent de la CNT éducation et pour pérenniser son activité, malgré les entraves de l’administration reste bien évidemment, de la rejoindre, de participer à sa construction, à ses luttes, d’y adhérer, de se syndiquer !

Pétition

[21 juin] Concerts de rue

Article du mercredi 17 juin 2009



Protocol rebel (punk-oï de Belley)

Les maximum porco (ska de Lyon)

Garuda's western Country club (western rockstique de Lyon)

Dimanche 21 juin

Face au local de la CNT du Rhône

Ouverture 18 h

Concerts 19 h

Bar et barbecue

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Article du mercredi 17 juin 2009

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[CNT Education 69] Écoles, collèges, lycées : un an de lutte

Article du mercredi 17 juin 2009


Ces six derniers mois ont été, dans le Rhône, une course en avant pour construire un mouvement capable d’empêcher les réformes visant à détruire le système éducatif de la maternelle à l’université. Cette construction s’est faite en plusieurs étapes et avec l’implication de personnes d’horizons très divers. Il n’en reste pas moins que six mois après la grève du 20 novembre, les victoires sont maigres voire inexistantes au vu des nouvelles avancées du ministre sur deux réformes phares (les jardins d’éveil et la réforme des lycées).

Le 20 novembre : seule journée de grève nationale de l’année !
Si la première manifestation du 20 novembre était prometteuse tant en terme de mobilisation des personnels que de revendications, elle n’a été suivie d’aucune autre journée nationale pour l’éducation (les collectifs ont bien tenté de créer des mobilisations nationales, mais la FSU s’est toujours refusée à appeler à la grève ces jours-là, or le poids du syndicat majoritaire est malheureusement encore très important au niveau des enseignants). Le mécontentement visible ce 20 novembre n’a ébranlé ni le ministère ni les centrales syndicales qui n’ont, à aucun moment, appuyé les demandes répétées de nouvelles journées de grève. Parallèlement, dès ce mois de novembre, différents secteurs ont compris l’importance de s’organiser en collectifs locaux. Ces collectifs regroupant syndiqués, non-syndiqués, professeurs du primaire, du secondaire et parents d’élèves ont été un lieu d’application d’une démocratie directe où chacun a pu apporter sa contribution aux débats et décisions. Au plus fort de cette longue lutte, des collectifs nouvellement créés ou plus anciens ont ainsi rassemblé de 60 personnes (pour Vénissieux, Croix Rousse, etc.) à 150 personnes. Ces collectifs ont impulsé des actions variées, telles que des manifestations locales, des nuits des écoles, des soirées de débat, des blocages d’IEN, des distributions de tracts. Elles ont d’ailleurs trouvé l’adhésion d’une partie assez large de la population.

Des collectifs locaux à l’assemblée générale nationale :
la question de la légitimité et la difficulté des prises de décisions Dans la même volonté de faire participer toutes les personnes mobilisées, dès le 20 novembre, une AG départementale a eu lieu à l’initiative des syndicats afin de débattre des suites du mouvement. Si lors de cette AG les personnes venues de différents secteurs géographiques ont pu se réunir, il a fallu d’autres AG pour faire admettre que ce lieu de discussion était un espace où chaque personne avait sa place et où les collectifs représentés étaient en droit de prendre des décisions, d’appeler à la grève ou à des actions avec ou sans le soutien des syndicats majoritaires (comme la grève 10 mars).

Cette période de luttes aura également vu la création de l’AG nationale qui s’est tenue pour la première fois en janvier à Villeurbanne. Si une trentaine de départements ont participé à l’une des quatre AG nationales, de grandes disparités dans l’état de la mobilisation sont apparues. De nombreux départements n’ont pas construit la mobilisation, attendant un signe des syndicats majoritaires. Finalement la tenue de ces AG, importantes pour coordonner au niveau national les tentatives de construction d’un mouvement de grande ampleur, s’est heurtée à des difficultés liées aux différentes réalités des départements, à la difficulté de mobiliser à long terme et à l’idée que, finalement, cette AG n’avait pas la légitimité à proposer des actions plus radicales. Les décisions prises lors de ces AG montrent souvent une volonté de ménager notre image auprès du grand public quitte à laisser de côté des modes d’action plus radicaux. Informer c’est essentiel, gagner c’est vital !

Il est certain que des actions avec et à l’attention des parents d’élèves — dont l’implication a été exceptionnelle — et de l’opinion publique étaient indispensables. Elles ont souvent (en particulier dans le Rhône) donné lieu à des discussions, des prises de conscience et un soutien fort d’une partie importante de la population. Cependant, cette nécessité d’informer les parents ne devait pas exclure le fait d’utiliser la grève comme moyen d’action. C’est en effet par une grève plus dure et plus longue qu’un vrai rapport de force aurait été établi, seul capable de faire avancer nos revendications et faire enfin reculer le gouvernement sur sa casse programmée du service public d’éducation.

D’autres types d’actions ont été menées : le gel ou la suspension de l’aide personnalisée, les lettres de désobéissance; mais aucune n’a permis de pérenniser et d’amplifier l’esquisse d’un mouvement dont les bases étaient lancées en novembre.

À l’issue de ces six mois de luttes, aucune de nos revendications n’a été gagnée de façon durable. Cependant, ce mouvement a permis d’apprendre à construire des outils indispensables à travers les collectifs, les coordinations départementales et nationales et a surtout montré la nécessité absolue de passer par la grève pour gagner sur nos revendications.

Éduc 69


Extrait du Combat Syndicaliste n°340 de juin 2009

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[CNT Sup/recherche 69] NO BOLOGNA NO !

Article du lundi 15 juin 2009




Comme tous les deux ans depuis une décennie, ministres de l’Enseignement supérieur, syndicats étudiants « représentatifs » (pour la France c’est l’Unef) et entrepreneurs se sont réunis, cette année en Belgique, dans la continuité du processus de Bologne (1999). Résultant du tournant dit « réformateur » des années 80, impulsé par l’European Round Table of Industrialists (ERT), premier lobby industriel européen, le processus de Bologne a pour objectif de préparer les facs à entrer sur le marché mondial des universités et de la recherche. 46 pays y sont engagés, et ce, sans aucun débat public, oeuvrant activement à la réalisation du but de la stratégie de Lisbonne : faire de l’Union européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010 » (Relever le défi - La stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi, dit Rapport Kok, novembre 2004). Dans cette logique, « l’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique » (rapport de l’ERT, 1995), et « les enseignants ne sont plus indispensables à la formation tout au long de la vie ; des prestataires de services éducatifs feront l’affaire » (rapport de l’OCDE, 1998). Sous couvert d’harmonisation des cycles d’étude, facilitant le caractère européen des diplômes, ce processus incite les Etats à une harmonisation des modes de financement du service d’éducation : le mot clé est celui d’ « autonomie » des établissements, à savoir un partenariat des universités avec des entreprises, selon le modèle anglosaxon. L’horizon est donc une hiérarchie financière des universités, entraînant, de fait, celle des diplômes qu’elles délivrent. Cette « autonomie » est le coeur de la loi LRU qui détruit actuellement l’enseignement supérieur public en France : suppression des postes de fonctionnaires, casse du statut des enseignants chercheurs, externalisation de la main d’oeuvre d’entretien, développement des filières les plus rentables aux dépens des autres. S’ajoute à cette transformation structurelle radicale, le credo qui se veut garant d’une éducation de qualité à la sauce Bologne : l’évaluation systématique des travailleurs.

Or, l’éducation ne peut se réduire à la mathématique d’une chaîne de montage : refusons la loi LRU, et son origine européenne, le processus de Bologne ! refusons la commercialisation des services publics !

Sup/recherche 69

Extrait du Combat Syndicaliste n°340 de juin 2009

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[videos] Fête du Combat syndicaliste 5-6-7 juin

Article du dimanche 14 juin 2009





[Billet d'humeur] Il est urgent d'attendre !

Article du vendredi 12 juin 2009

Ça fait des décennies que les patrons nous bassinent avec ça : C'est la crise alors attendez pour vos augmentations de salaires, vos conditions de travail... La conjoncture n'est pas bonne, nous verrons l'année prochaine et blablabla...

Mais les patrons ne sont pas les seuls à nous bassiner (et je reste poli) avec ce leitmotiv. Les politiciens de droite comme de gauche nous disent toujours d'attendre, que des jours meilleurs viendront (surtout si vous votez pour eux). La droite étant la représentante historique de nos ennemis de classe : les patrons, je ne m'attarderai pas trops sur son cas. Mais la gauche qui se l'est toujour jouée représentante du peuple : qu'a-t-elle fait pour nous, les travailleurs ? À part nous dire d'attendre ! Attendez que nous soyons au pouvoir, attendez que la conjoncture soit meilleure, attendez que nos réformes fassent leurs effets.... ET ? Rien. Notre situation n'a pas changé, notre situation dans la lutte des classes n'a pas bougé, pire elle s'est aggravée. Nos salaires n'ont pas bougé depuis 1978, la part du profit dans la richesse produite a augmenté au détriment de nos salaires. La gauche a été le meilleur allié de nos ennemis : le capital. On nous a dit d'attendre pour nous calmer, nous canaliser ...et ça a marché! Pour y arriver, ils avaient l'appui des syndicats qui ont joué le même jeu. Attendez camarades travailleurs, les camarades ministres et députés oeuvrent pour votre bien-être, soyez patients. Pour le dire simplement les syndicats devraient servir à organiser les travailleurs pour foutre sur la gueule aux patrons. Et bien, la plupart ne servent plus qu'à organiser les travailleurs pour aller manger avec les patrons ! Il est urgent d'attendre !



Et donc à chaque fois qu'il y a eu mouvement c'est parce que la base en a eu ras le bol et qu'elle a debordé les appareils bureaucratiques. Ces dernières années les syndicats ont eu de multiples occasions d'appeler à la grève générale reconductible, ils en avaient le devoir... mais ils ne l'ont pas fait. Il est urgent d'attendre! Aujourd'hui on arrive au sommet de cet art : nous ballader de journée de mobilisation en journée de merde tous les 2 mois, un petit effort et on arrivera aux vacances camarades ! Et on va pas perdre une journée de salaire tous les 2 mois juste pour vous faire le plaisir d'être reçu par le président, vous allez réussir à nous décourager ! Peut-être est-ce volontaire ?

Car enfin comment ils ont gagné en Guadeloupe ? C'est bien par le blocage de l'économie : ce qu'on apelle la grève jusqu'à satisfaction des revendications. Et là le dernier coup qu'ils nous pondent : une journée de mobilisation un jour ferié (le 1er mai). Jusqu'où s'arrêteront-ils? Comme disait l'autre. Mais la situation est de moins en moins tenable pour de plus en plus de gens. La violence pointe son nez et ces syndicats « responsables » et autre politiciens en sont grandement responsable : pas d'avenir, d'espoir, de debouché : il est urgent d'attendre !

Arrêtons d'attendre ! A l'image de tous ces travailleurs (actifs, chômeurs, étudiants ou retraités) qui luttent depuis des mois, qui construisent leur mouvement en tentant sans cesse de l'élargir et qui alimentent et utilisent leur caises de grève. Arrêtons d'attendre ! c'est ce qu'a toujour dit la CNT. Construisons dès maintenant nos outils de lutte, de solidarité, d'éducation, d'interprofessionalisme, de convivialité...

Construisons ICI ET MAINTENANT pour vivre un autre futur.

Ben, SUB 69

Extrait du Combat Syndicaliste n°339 de mai 2009

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[13 juin] Construisons nos propres outils de lutte et de solidarité !

Article du jeudi 11 juin 2009

Un 13 juin à reculons

Le 29 janvier et le 19 mars, plusieurs millions de salariés se sont engagés. Et après ?
Un appel le 1° mai (pas d'appel à la grève), une journée de « mobilisation » le 26 mai. Et voici maintenant un appel le samedi 13 juin !!!

Face au hold-up du MEDEF, la seule réponse proposée par les bureaucraties syndicales a été des journées ponctuelles aux lendemains peu triomphants malgré l'ampleur des mobilisations. Les secteurs en lutte, du public comme du privé, de Molex, Caterpillar, FM Logistic, Scapa, Sony, 3M et autres Faurécia, des hôpitaux aux universités, sont restés isolés et de fait affaiblis.



Alors, certes, on nous répète toujours le même argument : « les salariés ne sont pas prêts à partir en reconductible ». Oui, en effet, tous les salariés ne sont pas prêts encore à partir en grève reconductible. Mais qui empêche les syndicats de faire converger les plus déterminés d'entre nous. Oui, en effet, une partie des salariés craignent de se mettre en grève pour perdre une fois de plus. Mais qui nous a habitué à des grèves d'une journée et à des stratégies perdantes ? En attendant les licenciements se succèdent, nos salaires stagnent, nos conditions de travail se détériorent, nos libertés sont bafouées, les immigrés traqués, notre système de santé détruit à des seules fins de rentabilité, l'éducation destructurée…

Un combat central : la grève générale

Faut il le rappeler, la grève, c'est bloquer le profit patronal en stoppant la production. C'est ce qu'ont fait les travailleurs Guadeloupéens et Martiniquais, avec les résultats que nous connaissons. C'est ce qu'ont fait, aussi nos ancêtres depuis le milieu du XIXe siècle, arrachant avec les dents de meilleures conditions de travail. C'est l'arme principale dont disposent les salariés pour faire plier le gouvernement et les patrons surtout par des temps de crise sociale.

Tous les autres moyens, dits de « modernisation du dialogue social », telles que la négociation ou les manifestations d' « opinion » comme ce samedi, participent à un mythe. Le mythe d'un patronat et d'un salariat qui pourraient s'entendre pour le bien être de l'ensemble de la société. Résultat : des licenciements à la pelle qui continuent, une production de richesse qui profitent toujours aux mêmes. Mais la grève illimitée c'est aussi faire un pas de côté, redonner un sens à notre travail. Produire, ça sert à quoi ?

Comment pouvons nous produire des richesses qui soient distribuées de manière égalitaire ? Comment articuler les envies de chacun avec les besoins de la société ?

Cette grève générale passe par le fait de retrouver notre confiance de classe. Notre confiance en notre capacité à poser des problèmes politiques concrets, loin des discours ronflants des professionnels politiciens. Une confiance en notre capacité de nous passer des bureaucraties syndicales qui pensent aux intérêts de leur organisation avant ceux des travailleurs et travailleuses.

Nous sommes des millions à payer les pots cassés de ceux et celles qui nous ont mis dans cette situation. Assemblée générale souveraine sur nos lieux de travail mais aussi dans nos quartiers pour imposer une société plus libre et plus juste.


L'heure est à un syndicalisme de lutte de classe, interprofessionnel, autogestionnaire et offensif : la peur doit changer de camp !



NOTRE ARME C'EST LA GRÈVE ! PAS LA MANIF' DU SAMEDI !

Tract à télécharger :



Communiqué de presse :



[13 juin] Rencontre débat avec des travailleur-se-s syndiqué-e-s au syndicat CNT Nettoyage de la région parisienne

Article du jeudi 11 juin 2009

La CNT vous invite à une rencontre avec des travailleur-se-s syndiqué-e-s au syndicat CNT Nettoyage de la région parisienne samedi 13 juin 2009 à 16h30 au local de la CNT. Le débat sera suivi d'un couscous à prix libre.

Le syndicat CNT nettoyage de la région parisienne mène des luttes dans le secteur du nettoyage : conditions de travail, précarité, discriminations, travailleurs immigrés, travailleurs sans papiers



-------------------------------------

Confédération Nationale du Travail :
Syndicat du nettoyage Rhône-Alpes
44, rue Burdeau 69001 Lyon
Tél : 04 78 27 05 80
nettoyage-rhone-alpes(arobase)cnt-f.org
www.cnt69.org

Syndicat nettoyage région parisienne
4, rue de la Martinique 75018 Paris
Tél : 01 40 34 71 80
br.rp(arobase)cnt-f.org
www.cnt-f.org

[Voisinage] Création d’une section CNT à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de St Etienne 42

Article du vendredi 5 juin 2009



Le 24 avril 2009, la CNT Santé Social 42 a désigné un Représentant de Section Syndicale (RSS) pour la représenter au sein de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Loire (42).

Après avoir fourni les statuts du syndicat à la Direction, rapidement a été mis à disposition :
- Une rubrique CNT sur le site Intranet de la Caisse.
- Panneaux d’affichage aux étages où travaille du personnel CPAM dans l’immeuble Émile Loubet (7 panneaux) à St Etienne ainsi que pour toutes les agences extérieures, Rive de Gier, Feurs, Firminy, Grouchy, Montbrison, Veauche, Roche la Molière, St Chamond, Espace Solidarité Rue Louis Braille à St Etienne.

Deux tracts ont été affichés (panneau et intranet) afin de prendre contact avec le personnel.

Ce fut long mais on y arrive...

Quelques revendications pour lesquels il est urgent d’agir ! :
- L’arrêt des fusions et mutualisations des caisses
- L’embauche de salariés, le remplacement de tous les départs, pour un service public de qualité et de meilleures conditions de travail.
- La requalification de tous les emplois précaires.
- Une sécu aux assurés et salariés !
- NON, l’assuré n’est pas un client

Un syndicat, oui, mais pas n’importe lequel ! Un syndicat basé sur le contrôle des négociations par la base un syndicat avec une participation active des syndiqué(e)s pour éviter une bureaucratie pantouflarde et enclencher une solidarité interprofessionnelle afin d’éviter le corporatisme.

Il est donc légitime de revendiquer (dans l’immédiat) :
- Retrait des franchises, forfaits et déremboursements
- Accès gratuit et universel à la santé
- Arrêt des exonérations patronales
- Remboursement des sommes dues aux caisses par l’état et les patrons
- Rééquilibrage du système par la mise en place de cotisations basées sur la plus-value et les richesses crées
- Retour à la gestion de la Sécu par des représentants élus dont une majorité (3/4) de salariés
- Fin de la séparation des caisses et retour à une logique de solidarité et de mutualisation des risques ;

(Mais) la vrai question, au-delà des luttes (légitimes) pour nos emplois, nos conditions de travail, nos salaires, est : quelle société voulons-nous ?
Allons nous continuer à n’être que des consommateurs de béton, de vitesse, de sécurité ? Nous avons la prétention, à la CNT, de penser qu’un Autre Futur est possible.

Pour télécharger les tracts cliquer sur les vignettes :



[Vidéo] Fête du Combat syndicaliste CNT 5-6-7 juin 2009

Article du vendredi 5 juin 2009

Fête du Combat Syndicaliste - le mensuel des syndicats CNT

Article du jeudi 4 juin 2009




À La Parole errante, 9 rue François-Debergue, 93100 Montreuil. Métro Croix-de-Chavaux.
Prix libre.
Nombreux stands d’éditeurs, de revues et de labels, restauration.

Programme :

Vendredi 5 juin 09 :

18h-20h : Projection : « Bernard, ni dieu, ni chaussette ». Documentaire sur un interprète de Gaston Couté. Suivi d’un débat avec Pascal Boucher, réalisateur et l’équipe des Mutins de Pangée.

19h30 : concerts :
- Serge Utge-Royo
- Bruno Daraquy
- Christiane Courvoisier (chansons d’espoir)
- La K-bine et Pizko Mc (rapkonsian)


Samedi 6 juin 09 :

10h-11h : Projection : « H&M, histoire d’une grève », court-métrage de David Futerman. En présence du réalisateur.

11h-13h : Projection : « Les LIP, l’imagination au pouvoir », de Christian Rouaud.

13h-15h : Débat : « Littérature et luttes sociales » avec Jean-Pierre Levaray (auteur)

14h-16h : Débat : « La convergence des luttes, de la maternelle à l’université » Débat animé par la revue N’Autre école.

15h-17h : Débat : « La lutte des travailleurs sans papiers »

17h-19h : Débat : « Les libertés publiques, dans quel état ? » En présence de Laurent Bonelli (sociologue), Mathieu Rigouste (sociologue), Maurice Rajsfus (historien).

18h- 20h : Projection : « J’ai très mal au travail ». En présence de Jean-Michel Carré, réalisateur.

20h : concerts :
- The Angry Cats (rockabilly)
- Guarapita (ska-punk)
- Heyoka (punk rock, reformation)
- Two Tone club (ska)


Dimanche 7 juin 09 :

10h-12h : Projection : « Le Feu et la parole » : projection de petits films zapatistes. Matinée animée par le CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte).

13h-15h30 : Projection : « Chomsky et Cie ». Un film de Daniel Mermet et Olivier Azam, en présence d'Olivier Azam.

15h-17h : Projection : « Pour un Maghreb des luttes sociales ». Débat organisé par le Secrétariat International de la CNT, en présence de camarades de l’ATMF et de la FTCR.

15h30-18h : Projection : « Choron, dernière ». Un film de Pierre Carles et Martin. Suivi d’un débat avec le réalisateur

17h-19h : Débat ; « Palestine, résistances et solidarités ». Débat organisé par le groupe de travail Palestine du secrétariat international de la CNT

19h: Intervention CNT : « Quelle alternative anarcho-syndicaliste et syndicaliste révolutionnaire à la crise ? ».

19h30 : concerts :
- Midnight Rovers (rockabilly)
- Kalash (rapkonsian)
- Jim Murple Memorial
- Ministère des affaires populaires (rap musette)


La CNT PTT réintégrée dans ses droits syndicaux

Article du jeudi 4 juin 2009

La Poste condamnée par le Conseil d’Etat. Camouflet également pour les syndicats « majoritaires » !



A la fin des années 90, le gouvernement socialiste commence le démantèlement des services publics des PTT (France Télécom et La Poste). La Poste s’appuyant sur sa spécificité juridique (ce n’est plus une administration qui n’emploie que des fonctionnaires, ce n’est pas une entreprise privée avec des salariés) invente ses « propres règles » de gestion du personnel.
Même si le personnel, avec l’aide de ses syndicats, tente de résister, depuis 20 ans, il faut constater que la « gestion privée » de la Poste continue à s’imposer. Même si les Prud’hommes condamnent régulièrement la Poste pour des contrats de travail illégaux.

La Fédération de la CNT PTT est née il y a presque 30 ans et a bénéficié des droits syndicaux de base. La CNT PTT a toujours refusé de rentrer dans la cogestion, en particulier en se présentant aux élections et en privilégiant l’action directe.

Le 27 janvier 2006, La Poste signe un accord sur le droit syndical avec des syndicats minoritaires (CFDT, CFTC, FO, UNSA). Les 2 syndicats majoritaires (CGT et SUD) ne signent pas, mais ne s’opposent pas à cet accord en faisant valoir leur droit de veto : l’accord se met donc en place. Il prévoit notamment que la présentation obligatoire aux élections paritaires et professionnelles [1].

Juges et parties, ce sont les signataires (et les non-signataires, par leur silence) qui définissent, en toute illégalité, quels sont les syndicats qui sont reconnus comme « représentatifs » à La Poste, les autres syndicats deviennent donc « illégaux » à La Poste. En 2 coups de stylo, la CNT PTT est donc rayée de la carte syndicale postale.
La majorité des adhérent-e-s de la CNT PTT décident alors de continuer à militer quotidiennement sur leur lien de travail. Ils entrent donc en résistance. Une campagne d’information est mise en place : tracts, interpellations des autres fédérations syndicales, faux timbres avec « le Chat » bâillonné collés sur les enveloppes, cartes postales envoyées en masse au président …

À l’automne 2006, la CNT PTT décide de saisir la justice en demandant l’annulation de cet accord scélérat. L’enjeu de cette interdiction est tel que l’ensemble des syndicats de la Confédération est sollicité, afin de trouver les fonds pour payer les frais de « justice ». Alors, rapidement, les différents directeurs (quelquefois, incités par quelques syndicalistes « jaunes » verreux) se font un plaisir de retirer ici les panneaux syndicaux, ici la boîte aux lettres, là le local syndical…

Pendant ce temps, les saloperies de La Poste, en termes de « restructurations » continuent (facteurs d’avenir, fermetures des centres de tri, mise en place de la Banque Postale…).
Les militant-e-s de la CNT PTT, avec leurs moyens, s’y opposent, participent aux AG du personnel, incitent à la grève… Des sanctions tombent : menaces verbales, brimades quotidiennes, licenciements, avertissements, blâmes, mise à pied de 2 ans…



Le 15 mai 2009, le Conseil d’Etat (plus haute juridiction) rend sa décision :

L’ACCORD EST ANNULÉ

LA POSTE EST CONDAMNÉE À PAYER À LA CNT PTT 3000€ !!!

Les droits syndicaux de la CNT PTT sont donc rétablis dans leur ensemble, sans avoir été obligée de se prostituer dans le jeu électoral. Camouflet également pour les syndicats « officiels » postaux parce que depuis longtemps, ils ont abandonné la lutte de classe, ainsi que le syndicalisme de combat.

OUI, il est plus jamais nécessaire de renouer avec un syndicalisme de combat, et de combattre le syndicalisme d’accompagnement et de co-gestion des « grandes » centrales (dernier ex. en date : la journée d’action décentralisée du 26 mai dernier !!!!)

Contacts :
- CNT PTT salle 15 bis Bourse du Travail 42028 St Etienne cedex 1 cnt42@cnt-f.org
- CNT PTT BP 2600 69218 Lyon Cedex 2 cnt.ptt69@cnt-f.org

Fédération CNT-PTT 33 rue des Vignoles 75020 Paris Tel : 06.59.52.45.81 fede.ptt@cnt-f.org

[1] A noter que cet accord prévoyait quelques avantages pour les permanents syndicaux (par exemple, après 2 ans passés de façon permanente ou demi permanente, une promotion de carrière est automatique… contrairement aux autres collègues qui continuent marner au taf tous les jours..) Est-ce entre autres pour ça que les « jaunes » ont signé et que les autres ne l’ont pas dénoncé ?