CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[videos] 70e anniversaire (1939 - 2009) de la "retirada" (exode des républicains espagnols)

Article du vendredi 29 mai 2009

« C’est en Espagne que ma génération a appris que l’on peut avoir raison et être vaincu, que la force peut détruire l’âme et que, parfois, le courage n’obtient pas de récompense. C’est, sans aucun doute, ce qui explique pourquoi tant d’hommes à travers le monde considèrent le drame espagnol comme étant une tragédie personnelle, la dernière grande cause. » Albert Camus

PARCE QUE NOUS N'OUBLIERONS JAMAIS...

"LA RETIRADA"

Le 26 janvier 1939, Barcelone tombe sous l’avancée franquiste. C’est la fin de la guerre d’Espagne. Pour les républicains, les vaincus, c’est le début de l’exil. De janvier à février 1939, près de 500 000 républicain-e-s vont rejoindre la France par différents points de la frontière pyrénéenne pour ensuite être enfermés dans des camps de concentration. Le col d’Ares, au dessus de Prats de Mollo, dans les Pyrénées Orientales a vu passer quelques 100 000 réfugiés. Aujourd’hui, de nombreuses personnes commémorent chaque hiver La Retirada. Cette marche symbolique dans les pas des républicain-e-s espagnols participe au travail de mémoire que réalisent tous ceux pour qui la guerre d’Espagne garde une résonance particulière dans leur histoire familiale ou politique.

70e anniversaire (1939 - 2009) de la "retirada" : hommage de la CNT-Paris et de la CNT-Perpignan aux antifascistes espagnols exilés en France, déportés à Mauthausen, etc. en vidéo :





Autres vidéos :







Pour approfondir :

http://www.contre-faits.org/spip.php?article79
http://www.cnt-f.org/cnt66/spip.php?article179
http://www.fondation-besnard.org/rubrique.php3?id_rubrique=35
http://argeles1939.com/page-index.html
http://www.nopasaran36.org/guerra_civil/espana.php?74/La-Retirada&lang=fr
http://www.retirada.fr/
http://www.sauramps.com/spip.php?article4916

Finalement, c'est quoi la CNT ?

Article du jeudi 28 mai 2009


Présentation :

INTRODUCTION

Le nom de la CNT circule désormais régulièrement, sur les tracts, dans les manifestations, parfois dans les médias. Mais si les trois lettres commencent à être connues, ce qu’elles signifient reste souvent bien flou. Plusieurs éléments concourent à cela. " Confédération nationale du travail " indique bien qu’il s’agit d’un syndicat, pour le reste les termes ne sont guère explicite ; et comportent un " nationale " bien peu opportun, de nos jours, en France. Ensuite, les références de la CNT, syndicalisme révolutionnaire, anarchosyndicalisme, laissent souvent la place à un " anarchisme " qui ne lui correspond pas. Enfin, son image sulfureuse, teintée d’une violence que les médias présentent volontiers comme gratuite, trouble la perception extérieure de sa réalité militante. L’existence d’une autre " CNT ", survivance d’ancienne scission, contribue également, lorsqu’on s’intéresse à la CNT, à en compliquer l’appréhension. Alors, la CNT, c’est quoi ?

I- Références historiques

Historiquement, la CNT a deux références, le syndicalisme révolutionnaire et l’anarchosyndicalisme.

1) Le syndicalisme révolutionnaire

Le syndicalisme révolutionnaire de la CGT d’avant la guerre de 14-18, bâtie en grande partie par des militants issus de l’anarchisme, avec certains principes hérités de cet anarchisme (démocratie directe), mais en rupture avec l’organisation politique (principes classistes), et en développant des modes d’action propres : grève générale expropriatrice. Le syndicalisme révolutionnaire est également né contre le développement d’un anarchisme individualiste exaltant la valeur de l’individu au détriment de la société humaine, et usant paradoxalement de l’arme terroriste instrumentalisant la vie humaine. Le syndicalisme révolutionnaire, s’il a interprété l’analyse économique marxiste, s’est également construit contre les partis politiques de cette obédience : marxistes, anarchistes, le premier combat de la CGT naissante a été d’empêcher son instrumentalisation par les partis. Sa défaite, après 1918, sera concrétisée par la victoire du courant social-démocrate puis du Parti communiste. C’est ensuite, après un épisode dans la CGT-U avec les " communistes ", la CGT-SR (" SR " pour syndicaliste révolutionnaire) qui a repris le flambeau du syndicalisme révolutionnaire, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

2) L’anarchosyndicalisme

La seconde référence de la CNT, c’est l’anarchosyndicalisme de la CNT espagnole, qui s’affirme, depuis le début du XXe siècle jusqu’à 1936, comme la principale organisation révolutionnaire espagnole. Contrairement à la plupart des pays occidentaux, la bolchevisation des courants révolutionnaires suite à la révolution russe n’est pas parvenue à absorber celui espagnol. La FAI (Fédération anarchiste ibérique) s’est créée pour assurer un contrôle politique de l’organisation syndicale. Le syndicalisme espagnol s’est ainsi affirmé en inventant le projet de société communiste libertaire : la reconnaissance du groupe humain, et non de l’individu, comme base d’organisation sociale, mais selon des principes autogestionnaire, sans délégation de pouvoir. Les collectivités d’Aragon et d’ailleurs ont été la réalisation historique de la CNT hégémonique (2 millions d’adhérents) dans la période révolutionnaire de 1936-39.


II- Références idéologiques

" Les anarchistes de la CNT ", étaient jusqu’à la fin des années 90 la dénomination la plus courante qui servait aux médias pour nous désigner. On est passé ensuite à " Le syndicat anarchiste CNT ". C’est bien, ça progresse, mais c’est pas encore ça ! Certains commencent à nous appeler " anarchosyndicaliste ". On se rapproche...

1) La CNT, libertaire ?

Se référant à l’anarchosyndicalisme et au syndicalisme révolutionnaire, la CNT aujourd’hui oscille entre la reconnaissance d’un projet communiste libertaire et le refus de toute étiquette spécifiquement idéologique : pas d’organisation politique, de quelque obédience qu’elle soit, comme tutrice de l’organisation syndicale. Une logique d’adhésion qui est basée sur l’appartenance de classe, et non les références idéologiques. Mais une proximité indéniable avec un certain courant du mouvement libertaire, dont la proximité s’explique par le mode de fonctionnement. Une proximité qui, avec d’autres composantes de ce même " mouvement ", se transforme en hostilité manifeste : l’individualisme, de quelque obédience qu’il soit, n’est guère compatible avec le communisme libertaire, fondé sur la reconnaissance de l’être humain comme " animal social ".

2) L’action comme idéologie

C’est dans l’action bien plus que dans les dogmes idéologiques que la CNT se construit. Parfois accusée d’activisme, soupçonnée d’oublier la réflexion et d’étouffer les débats internes dans un mouvement perpétuel, elle assume ces critiques en considérant la réflexion comme fruit de l’action, l’idéologie issue de la pratique, et non l’inverse. La force de cet état de fait, c’est de permettre de réunir des militants ayant des opinions parfois différentes, de ne pas paralyser l’organisation par d’interminables querelles, comme cela est trop souvent le cas dans les groupuscules. C’est un des piliers de notre développement. La faiblesse est le risque de détournement progressif du projet révolutionnaire, soit dans une fuite en avant activiste, soit dans un ramollissement réformiste. Contre ces dérives, il s’agit de réaffirmer sans relâche nos principes fondamentaux (autogestion, refus de la cogestion, organisation révolutionnaire de lutte de classe, indépendance à l’égard des partis, action directe...). Cela se fait dans les pratiques plus que dans les discours. Pour nous, la résistance se construit au sein même de l’ancien monde. Nous refusons de demeurer entre convaincus dans une tour d’ivoire, ressassant des théories sans réalité. Alors, oui, nous avançons dans la merde. Et nous prétendons le faire sans nous y noyer.

3) L’action directe

Il est révélateur que l’un de nos principes primordiaux soit un principe d’action, l’" action directe ". Que faut-il entendre par ce terme ? Souvent, il est détourné de sa signification subversive, en ne renvoyant qu’à une idée erronée de " violence ", cette même " violence gratuite " que l’on nous attribue régulièrement dans les médias. En réalité, si une action directe peut être violente, le plus souvent elle ne l’est pas. L’action directe, c’est une forme de lutte, décidée, mise en oeuvre et gérée directement par les personnes concernées. Grèves, boycott, piquets de grève, occupations, sont des formes d’action directe, celles que nous pratiquons régulièrement dans notre travail syndical.

III- CNT, de 1946 à la rupture avec l’AIT

La CNT est née en 1946. Elle a pris le nom de CNT en référence à la CNT espagnole, bénéficiant d’un immense prestige. Le " nationale " s’explique ainsi, qui était justifié dans le contexte espagnol où le régionalisme était utilisé par les forces réactionnaires et où ce terme affirmait l’unité de la classe ouvrière. Dans la situation française, il était certes nettement moins pertinent, d’autant plus aujourd’hui que la référence espagnole s’avère moins prégnante.

1) La CNT groupusculaire

Bénéficiant d’un essor considérable au lendemain de la guerre (100000 adhérents environ), réunissant tous ceux qui ne se reconnaissaient pas dans une CGT inféodée aux bolcheviques, elle s’est écroulée aussi rapidement qu’elle a grandi, semble-t-il en raison d’affrontements idéologiques de dogmatiques épris de pureté. Mais cette période, sur laquelle des camarades travaillent actuellement, est historiquement mal connue. Puis la CNT, si elle n’a jamais disparu, a connu jusqu’aux années 90 une longue existence de groupuscule, oscillant de quelques dizaines à quelques centaines d’adhérents. N’ayant plus de réalité syndicale, hormis quelques expériences ponctuelles, elle s’est naturellement repliée sur des activités propagandistes.

2) Les scissions

Elle a connu durant cette période deux scissions. La première, dite de la " Tour d’Auvergne ", du nom de la rue où se trouvait le local de la CNT d’alors. Existante jusqu’en mars 2006 (date à laquelle elle fusionne avec la CNT-AIT), sous le nom de " CNT-deuxième UR ", elle réunissait une dizaine d’adhérents, et sa principale activité semblait être l’animation d’un site Internet et la propagande anarchiste. Les origines de cette scission sont assez floues et semblent relever essentiellement de querelles personnelles.

La seconde date de 1993. Il s’agit de la CNT-AIT (http://cnt-ait.info/) : le XXe congrès de l’AIT (Association internationale des travailleurs), en 1996, a en effet exclu " notre " CNT, à 2 voix contre une (!) et 3 abstentions... un vote minoritaire, bien peu représentatif de notre logique de fonctionnement, privilégiant le consensus. Une fois encore, des oppositions de personnes ont joué un rôle déterminant dans cette scission. Deux lignes cependant se dessinait, qui se sont encore affirmées par la suite : d’une part, une ligne dogmatique dure, s’opposant radicalement aux élections du personnel et donc à la stratégie de développement des sections syndicales, se repliant de fait sur une ligne propagandiste anarchiste/anarchosyndicaliste ; d’autre part, une ligne cherchant à développer un syndicalisme de lutte, acceptant la participation ponctuelle aux élections pour protéger ses sections syndicales, refusant la référence idéologique unique à l’anarchisme, défendue par notre organisation (souvent appellée CNT Vignoles). Soulignons enfin que, localement, lorsque les vieilles rivalités de personnes sont absentes, d’excellentes relations existent, ainsi qu’un travail commun fructueux.

IV- CNT, de 1995 à aujourd’hui

Sinon un développement fulgurant, la CNT a, au long des années 90, connu un développement conséquent. Lors de la scission de 1993, les deux branches qui se séparaient comptaient chacune une bonne centaine d’adhérents environ, ce qui était plutôt important en regard des effectifs connus jusqu’alors. Dix ans plus tard, la CNT revendique environ 5000 adhérents sur toute la France. La région parisienne, qui réunissait à l’époque une dizaine d’adhérents, en compte aujourd’hui un millier, et parvient à composer des cortèges de plusieurs milliers de personnes (7000 le premier mai 2002 - 10000 selon l’envoyé spécial de France Info). Remarquons que la mobilisation pour les initiatives purement syndicales (retraites, licenciements, etc.) sont plus laborieuses - il y a dix ans, elles étaient anecdotiques !

1) La FAU et novembre-décembre 1995

Paradoxalement, c’est le développement d’un syndicalisme étudiant CNT, légèrement antérieur aux luttes contre le CIP, qui a contribué pour une bonne part au développement de la CNT dans le sens d’une organisation syndicale. Dans un premier temps, l’activisme des sections universitaires (FAU-Formation action universitaire) a popularisé la CNT et a contribué à la faire apparaître publiquement. Les grèves de novembre-décembre 1995 ont à cet égard été décisives. Basée sur ses quelques secteurs d’implantation syndicale (PTT, sections du Nettoyage, Education, militants isolés dans d’autres secteurs, etc.), bénéficiant de l’activisme tous azimuts des étudiants, la CNT en peu de temps est apparue publiquement comme une organisation ayant un poids social indéniable. Loin d’être éphémères, ces sections universitaires se sont pérennisées, avec des hauts et des bas, étendues dans de nombreux campus, et les militants qui en étaient issus sont venus en grand nombre renforcer les syndicats existants, voire en créer de nouveaux, dans toute la France. La fin des années 90 a ainsi vu le renforcement des structures de la CNT.

2) Des apparitions publiques de masse

Jusqu’à mai 2000, qui a été l’événement public symbolisant, en France, le renouveau de l’anarchosyndicalisme et du syndicalisme révolutionnaire. Durant une semaine, des concerts (dont Noir Désir), des débats publics, des conférences, des projections, des expositions, des pièces de théâtre, se sont inscrits dans un festival baptisé " Un autre futur ", organisé par la CNT. Divers livres, brochures et journaux furent publiés à l’occasion. Avec 5000 personnes dans la rue, le premier mai fut cette année-là rouge et noir, avec le plus grand cortège depuis des décennies, composé de camarades venant de toute la France, de délégations du monde entier. D’autres apparitions publiques ont depuis confirmé cette renaissance, en particulier les 10000 manifestants de Göteborg, qui, sous les drapeaux de la SAC, de la FAU, de la CGT-E et de la CNT-F, défilèrent en juin 2000 lors du contre-sommet européen.

3) Implantation syndicale et front social

Ces dernières années, la CNT a poursuivi cette évolution. Non sans heurts, elle continue sa mue, de groupuscule de propagande en organisation syndicale. Sur le champ politique, elle est présente sur tous les fronts : lutte contre la guerre, antisexisme, lutte contre les lois répressives, mobilisation sur les sommets internationaux, soutien aux sans-papiers... Sur le champ syndical, elle élargit son implantation, la nouveauté de ces dernières années étant le développement de contacts avec des syndicalistes de la CFDT ou de la CGT, sur des pratiques de lutte de classe. L’image de violence, l’étiquette d’" anarchiste ", s’estompent peu à peu, au fil des pratiques communes lors des luttes au quotidien. les rapports avec les hiérarchies syndicales, en revanche, sont plus mauvais que jamais. De la CGT qui, en mai 2001, demande à la police de nous empêcher de manifester, à l’intersyndicale CGT-CFDT-FO qui, en mai 2002, appelaient à un cortège " unitaire "... sans nous ! la tension s’accentue. Le dernier congrès de la CGT, accentuant nettement la " cédétisation " (CFDT) de la confédération, ne va pas manquer d’accentuer encore ces tensions, révélatrices de la peur de se faire déborder.

4) La question des élections professionnelles

Cette question, comme nous l’avons vu, s’est trouvée au coeur de la scission de 1993. Le problème qui s’est posé à nous était simple. Soit nous maintenions des principes inflexibles de refus de participation à ces élections (en particulier parce que les élus ne sont pas révocables), mais nous renoncions de fait à la possibilité de créer des sections syndicales (sans DP, il est pratiquement impossible d’acquérir la représentativité, sans représentativité il est impossible d’ancrer une section syndicale en raison de la répression patronale). C’est ce choix qui a été fait par la CNT-AIT. Soit nous nous réservions la possibilité d’y participer, cela autorisait une stratégie de développement de sections syndicales et de construction d’un syndicat de masse, tout en nécessitant une vigilance particulière. La CNT a fait ce dernier choix, elle s’est dotée d’une commission chargée de recueillir les bilans d’expériences menées, qui sont diffusés à l’ensemble des syndicats, afin que les décisions puissent se faire en connaissance de cause et non selon des principes théoriques. Le sujet est encore débattu. Nous travaillons à la définition des modalités de présentations, des types d’élections auxquelles il est possible de se présenter, des moyens de contrôle permettant d’éviter les dérives cogestionnaires. Entre le groupuscule et l’organisation syndicale, la CNT cherche sa voie propre.

5) Printemps 2003 : enracinement de la CNT

Même s’il est encore trop tôt pour en tirer un bilan complet, le large mouvement social du printemps 2003 a révélé l’immense chemin parcouru par la CNT depuis novembre-décembre 1995. Nous émergions alors à peine, et c’est seulement dans les universités que nous avons participé au mouvement de manière décisive. Nous étions présents sur d’autres fronts, mais surtout de l’extérieur. Le mouvement du printemps 2003 a démarré sur la fronde de l’Education nationale, qui durait déjà depuis plusieurs mois. La lutte des emplois-jeunes et des surveillants, dans laquelle nous avons eu un rôle central dans plusieurs régions, a débuté dès la rentrée scolaire 2002. Le développement du puissant mouvement de l’Education nationale, initié dès avril, voire mars, s’est fondé sur les assemblées générales d’établissements en lutte et sur la recherche d’une convergence interprofessionnelle, dès mai. Là encore, notre rôle fut essentiel dans plusieurs régions, grâce à notre implantation construite ces dernières années, dans la foulée de 1995.Dans la culture, c’est également là où nous étions le mieux implanté (BNF, La Villette, la Cinémathèque...) que la participation au mouvement a été la plus forte. Les camarades du spectacle (en particulier intermittents) ont mené des actions déterminantes, liées à la renégociations des annexes 8 et 10 (indemnisation chômage). Mais il n’est pas l’objet ici de faire un catalogue : la révélation essentielle est que nous existons réellement maintenant comme syndicat, dans de nombreuses branches. Que notre présence dans d’autres branches, où nous ne sommes pas encore suffisamment influents, nous a au moins permis de propager largement l’information sur le mouvement et notre perspective propre (commerce, presse, métallurgie...). Et que, là où nous avons joué un rôle essentiel, le principe d’organisation était l’assemblée générale souveraine des travailleurs, l’élargissement et la convergence des luttes. Ce qui s’est fait le plus souvent dans de très bonnes conditions avec la base d’autres syndicats, et d’exécrables relations avec les bureaucraties, dont l’objectif a, semble-t-il, été de freiner le plus possible l’extension du mouvement pour en garder le contrôle absolu.

V- Organisation de la CNT

Le mode de fonctionnement de la CNT correspond à la manière dont nous prétendons que la société dans son ensemble peut être gérée. Décisions par la base, mandats impératifs, rotation des tâches... C’est pas toujours facile, mais ça s’apprend par la pratique !

1) Le syndicat, structure de base

Les prises de décisions sont effectuées au niveau des syndicats, qui constituent la base décisionnelle de la CNT. La CNT est conçue comme une confédération libre de ces syndicats. Le principe fondamental, dans la CNT, est le même au niveau local que dans la perspective révolutionnaire : ce sont aux prolétaires de travailler à leur émancipation, ce sont aux travailleurs concernés de prendre les décisions les concernant, tant que le pacte confédéral est respecté. Ainsi, les sections d’entreprise affiliées à un syndicat bénéficient également d’une autonomie de décision, toujours dans la mesure où les principes généraux du syndicat et de la confédération sont respectés.Le syndicat est un syndicat d’industrie : en clair, c’est un syndicat interprofessionnel réunissant les différentes catégories de personnel travaillant dans une même industrie. La section d’entreprise est également interprofessionnelle. Ce principe est parfois difficile à concilier avec la réalité des formes d’exploitation : ainsi, dans le nettoyage, les travailleurs peuvent changer régulièrement de chantier et ne sont pas forcément attachés à une industrie, encore moins à une entreprise. Ces formes se développent, les liens existant entre les différentes catégories de salariés sont rompus entre autre grâce au recours massif à la sous-traitance et aux externalisations. Des formes de structuration sont à trouver pour éviter le piège corporatiste, qui favorise l’isolement et la concurrence entre métiers au profit du patronat, sans ignorer la réalité.

2) Les structures de coordination

Il existe environ 180 syndicats confédérés dans la CNT aujourd’hui. Le bureau confédéral assure le lien entre les congrès (tous les deux ans). Sa charge est uniquement technique, il veille au fonctionnement courant de la confédération, à la circulation de l’information en interne et avec l’extérieur. Il applique les décisions du congrès, il organise le CCN (Comité confédéral national).Les syndicats sont par ailleurs également regroupés en UR (unions régionales), ainsi qu’en UD et UL (unions départementales et unions locales). Ce sont les unions régionales qui se réunissent tous les six mois en CCN, elles veillent à l’application des décisions de congrès, contrôlent les mandatés confédéraux, prennent les décisions techniques qui s’imposent, assurent le suivi des campagnes confédérales.Les syndicats sont enfin réunis en fédérations d’industrie, lorsqu’ils sont suffisamment nombreux. Il en existe cinq à ce jour : Education, PTT, Bâtiment-Travaux Publics, Communication culture spectacle, Santé-social. La fédération d’industrie n’a qu’un rôle technique de coordination.

3) L’international, une priorité

Au sein du bureau confédéral, le secrétariat international, composé d’une quinzaine de camarades, travaille à développer les contacts internationaux, à coordonner les actions internationales, à mettre en rapport les syndicats de la CNT avec des structures équivalentes afin de concrétiser une réelle dynamique internationale issue de la base.C’est lors de notre congrès de 2001 que nous avons finalement décidé de renoncer à la référence à l’Association internationale des travailleurs. Malgré notre exclusion en 1996, nous avions en effet conservé cette référence à l’Internationale. Cependant, bien que nous nous réclamions toujours des principes de l’AIT, il fallait admettre que cela ne correspondait plus à rien, dans la réalité. D’une part, l’AIT n’était composée que de sections nationales dogmatiques et moribondes (à l’exception de l’Italie et de certains syndicats espagnols et français), et n’avait aucune réalité sur la scène internationale. D’autre part, nous-mêmes avions constitué un réseau international dynamique qui avait marqué la renaissance de l’internationalisme rouge et noir, avec des luttes syndicales menées au niveau international, avec d’importants cortèges composés principalement, en plus de la CNT, de la SAC allemande, de la CGT espagnole et de la FAU allemande (Amsterdam 1998, Köln 1999, Paris en mai 2000, Göteborg en 2001, Séville en 2002). Des rencontres syndicalistes internationales (San Francisco 1999, Göteborg 2001, Essen 2002) nous ont également permis de nouer des contacts avec des organisations pratiquant le syndicalisme révolutionnaire de tous les continents, ces rencontres ont débouché sur de nombreuses actions de solidarité internationales (tout particulièrement avec l’Argentine, depuis l’année dernière).Dans le cadre du G8 d’Evian, la CNT a été présente avec des délégations internationales. Elle a participé à trois initiatives : le Village anticapitaliste (VAAAG), la CLAAAC (coordination des luttes anti-autoritaires) et les forums des luttes sociales.

4) Les commissions

La CNT se dote de commissions. Emanations des syndicats, elles peuvent être interne à l’un d’entre eux, ou s’élargir jusqu’au niveau confédéral. Elles n’ont souvent qu’une existence ponctuelle en rapport avec l’actualité. Quelques commissions parviennent cependant à se pérenniser : la commission femmes est la plus ancienne, elle est mixte et travaille sur le sexisme et les rapports entre sexes ; la commission prison ; la commission juridique, qui se met en place afin de répondre mieux aux besoins croissant des syndicats, particulièrement pour les procès en représentativité à l’occasion des créations de sections d’entreprise ; etc. Bon, alors, c’est quoi, la CNT ?!

Alors, la CNT, c’est quoi ? Une organisation qui a hérité d’une histoire riche, enracinée dans le mouvement ouvrier, mais qui se construit avant tout dans le présent, dans les luttes auxquelles elle participe, qu’elle impulse parfois. Une organisation encore bien proche du groupuscule dans le champ syndical, bien marginale face aux " grandes " confédérations représentatives, mais qui élargit son audience, son influence, et qui retrouve sur le terrain des pratiques de nombreux syndicalistes appartenant à d’autres organisations. Une organisation qui refuse les étiquettes idéologiques, les dogmatismes paralysants, toute asservissement à un parti politique, mais qui inclut dans son champs d’action des luttes éminemment politiques, révélatrices d’un projet de société, d’une autre forme d’organisation sociale.La petite CNT a une grande ambition, l’émancipation des travailleurs, l’abolition des classes, l’égalité et la justice sociale, la gestion de la société par les producteurs. Si la petite CNT déploie beaucoup d’énergie, c’est pour construire ce rêve, l’ancrer dans la réalité des luttes, le faire partager par tous ceux qui, un jour, mettront à bas le vieux monde.CNT, bureau confédéral


BIBLIOGRAPHIE

Une petite biblio de bouquins lisibles sans aspirines, très incomplète.

Editions de la CNT-RP : ces ouvrages peuvent être obtenus auprès de militants de la CNT, du service librairie au 33, rue des Vignoles, 75020 Paris.

* Autogestion et anarchosyndicalisme, analyse et critiques sur l’Espagne (1931-1990), Franck Mintz, 1999. Une approche critique très référencée de la mythologie anarchosyndicaliste.

* La CGT-SR et la révolution espagnole, Jérémie Berthuin, 2000. La révolution espagnole vue depuis la CGT-SR.

* De l’histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire, actes du colloque international " Pour un autre futur ", collectif, en collaboration avec les éditions Nautilus, 2001. Inévitables, l’AIT, la CNT espagnole. Moins connues, la FORA argentine, l’USI italienne. Plus surprenant, l’anarchosyndicalisme japonais, etc.

* Pouget : les matins noirs du syndicalisme, Christian de Goustine, Editions de la Tête-de-Feuilles, 1972. Epuisé mais consultable dans certaines bibliothèques (la BPI, à Paris). Excellente biographie retraçant la naissance du syndicalisme révolutionnaire, sa filiation avec l’anarchisme, mais aussi la rupture réciproque avec celui-ci.

* Anarchisme et organisation, Rudolf Rocker. Une brochure du syndicaliste allemand de la FAUD de l’entre-deux guerres, révélant une conception de l’anarchisme radicalement opposée à l’individualisme.

* http://fraternitelibertaire.free.fr/ : bibliothèque virtuelle comprenant un grand nombres de textes téléchargeables sur l’anarchosyndicalisme et le syndicalisme révolutionnaire.

* La Makhnovchtchina, l’insurrection révolutionnaire en Ukraine de 1918 à 1921, Archinov, Spartacus, 2000 (réédition). La relation de la Makhnovtchina par un de ses acteurs, engagée mais convaincante. Une épopée qui se montre bien proche, adaptée aux réalités paysannes de l’Ukraine d’alors, du syndicalisme révolutionnaire et de ce qui deviendrait l’anarchosyndicalisme en Espagne.



Pour approfondir :

cnt aujourd hui1.pdf

cnt aujourd hui2.pdf

cnt aujourd hui3.pdf

assr1

assr2

[International] Manifestation de l’ANDCM du 16 mai 2009 à Khenifra

Article du lundi 25 mai 2009

Plaquette internationale multilingue




Depuis le 16 mai 1993, date de l’assassinat dans le commissariat de police du militant de l’ANDCM Moustafa El Hamzaoui, tous les ans l’ANDCM appelle à une journée de lutte pour exiger la reconnaissance légale de l’association et le châtiment des coupables de l’assassinat de Moustafa El Hamzaoui.

Cette année, cet acte revêtait une plus grande force puisqu’il se situait dans le cadre d’une campagne internationale de solidarité avec l’ANDCM, impulsée par la Coordination syndicale Euro-Maghreb, avec une liste massive de signatures et de rassemblements devant les ambassades et les consulats marocains en Espagne et en France.

Dans ce contexte, cette année a vu la présence à Khenifra de délégations de la CGT d’Espagne (anarcho-syndicaliste) et de Solidaires (France), la CNT-f s’est excusée pour son absence, mais elle a activement participé à la campagne.

Dès midi, la principale rue de la ville, où allait se dérouler les différentes interventions, était pleine de camions militaires et de fourgons des forces anti émeutes, qui occupaient différentes rues latérales dans toutes les directions.

Vers 15h., le meeting a commencé avec des interventions de l’ANDCM, des représentants locaux de la CDT, UMT, AMDH et Voie démocratique. Dès le début du meeting, un cordon de policiers, casqués et avec les boucliers déployés, avait encerclé le lieu de la célébration, en y demeurant, comme une menace constante aux propos tenus.

Un camarade de Solidaires intervint également et expliqua la situation en France et les mobilisations qui y ont lieu. José Pascual Rubio, responsable des Relations internationales la CGT, félicita l’ANDCM pour ses longues années de lutte, et décrivit l’histoire du jumelage de la CGT avec l’ANDCM, une histoire pleine depuis 1997 de luttes et de gestes solidaires et d’entraide.

Un moment d’émotion a été le salut de la représentation de la CGT à la mère et à la sœur de Mustafa El Hamzaoui. Sa mère, les larmes aux yeux, nous a dit que la seule chose qu’elle demande est de savoir où est enterré son fils. La police, pour éviter toute enquête qui éclairerait son crime, a enterré le cadavre dans une fosse commune empêchant son identification. Aujourd’hui il serait parfaitement possible de le faire si réellement il y avait une volonté de justice.

Mais ce n’est pas la justice précisément qui existe au Maroc. A la fin du meeting, les camarades - femmes et hommes- de l’ANDCM ont commencé à pousser pour faire céder le cordon de police et lancer la manifestation. De nouveaux effectifs de policiers accoururent rapidement et, sans préavis, ils ont chargé à coup de matraques contre les manifestants, en les faisant reculer en frappant jusqu’à la porte du local de la CDT devant lequel se tenait le meeting. Plusieurs corps demeurèrent étendus par terre sans que personne ne puisse s’en approcher.

Par la suite, plusieurs ambulances sont arrivées pour transporter les blessés. En même temps, d’autres policiers se sont mis à charger depuis tous les coins de la rue, en jetant sur le sol les tables et les chaises des cafés avoisinant.

Ainsi les militants de l’ANDCM se trouvaient bloqués et toute participation de soutien de la part de la population y des militants étaient empêchée.

Une demie heure de terreur qui s’est terminée par un bilan de 11 blessés, dont l’un gravement à cause des coups dans les reins a été transporté à l’hôpital de Meknès, et 4 camarades détenus puis remis en liberté plus tard.

Les élections municipales de juin, la réunion du FSM au Maroc, la collaboration avec le système de la majorité des partis politiques, ne sont que mascarades pour chercher à dissimuler une réalité écrasante : le Maroc est un régime dictatorial où règnent l’arbitraire et la terreur. C ’est ce que nous avons vécu à Khenifra ce 16 mai.

Mouatamid (CGT Espagne)



Articles de Rojo et Negro, journal de nos camarades Rouge et Noir de la Cgt espagnol :

http://www.rojoynegro.info/2004/spip.php?article26969

http://www.rojoynegro.info/2004/spip.php?article27073&var_recherche=andcm

http://www.rojoynegro.info/2004/spip.php?article27032


Articles de l'ANDCM :

http://andcm--alhoceima.blogspot.com/2009/05/lettre-de-la-cgt-au-abbas-el-fassi.html

http://andcm--alhoceima.blogspot.com/2009/05/la-cnt-solidaire-de-landcm-maroc.html

http://andcm--alhoceima.blogspot.com/2009/05/solidarite-internationale-avec-andcm.html

http://andcm--alhoceima.blogspot.com/2009/05/16-2009_20.html


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autres vidéos et photos

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[vidéo] Intervention musclée contre nos camarades de l'ANDCM (syndicat marocain)

Article du jeudi 21 mai 2009

Debut de l'intervention musclée des forces de l'ordre à l'encontre des militantes et militants le 16 mai 2009 à khenifra (Maroc)




site de l'ANDCM

Pétition à signer

Pour info :

Campagne CGT-espagnole (anarcho-syndicaliste) en solidarité avec l’ANDCM :

http://www.cgt.org.es/IMG/pdf/MI_mayo08_web.pdf

La CNT sur le site de l’ANDCM Al Hoceima :

http://andcm—alhoceima.blogspot.com/2009/05/la-cnt-solidaire-de-landcm-maroc.html

Action de la CGT-e de soutien à l’ANDCM :

http://www.rojoynegro.info/2004/spip.php?article26969

Photos du rassemblement en solidarité avec le syndicat marocain ANDCM

Article du mardi 19 mai 2009












Voir l'appel

Témoignage de notre camarade de la CNT38 arrêté le 1er mai 2009

Article du lundi 18 mai 2009

Encore une fois les forces de répression du gouvernement se sont déchaînées le 1er mai à Grenoble contre 4 militants (dont 1 militant de la CNT interco 38 et hébergeur du site www.revoltes.net). Une plainte auprès du parquet va êre déposée pour violences policières.

Réponse en poésie de notre camarade :

La BAC ayant provoqué durant la manif,
Se trouva fort dépourvue au finish.
Pas d’incident, et pas d’assaut :
Ils n’arrêtèrent pas un gaucho !

Quota mensuel n’étant pas fait,
Trois citoyens devinrent suspects.
Un “casseur” imaginaire fut frappé,
Puis un pacifiste arrêté.

Le dernier fut tabassé,
Et son drapeau fut arraché,
Il était de la CNT.
Est-ce pour cela qu’il fut visé ?

Que faisiez vous ? dirent les agents.
Je militais, ne vous déplaise !
Vous militiez ? J’en suis fort aise :
Eh bien ! Résistez, maintenant !


Son témoignage :

“La manifestation avait fait déjà un bon bout de chemin quand des ’BACeux’ (vous savez, les cowboys de la BAC en civil …) tentèrent d’arrêter un jeune en plein milieu du bloc que formaient les jeunes autonomes derrière leur banderole !!! Évidemment, 4 BACeux dans un groupe de 100-200 personnes … ca pouvait pas se passer autrement que ce qu’ils cherchaient : ils se font sortir ’gentiment’ du groupe, sous les huées (”Police partout, Justice de classe”, “Police partout, Justice nulle part“, … ) et quelques projectiles (oeufs, peinture, …), puis se replient entre des voitures et le MacDo.
Ils longèrent ensuite la manif pendant plusieurs centaine de mètres, au niveau des jeunes, histoire de provoquer un peu, puis ils disparurent du champ de vision alors que le cortège poursuivait tranquillement en direction du parc Paul Mistral. Peu avant, le bloc des jeunes s’est dispersé et seule la voiture sono nous a suivi jusqu’à l’entrée du parc. Des barrières métalliques empêchant le passage, elle s’est garée sur le côté et nous avons rejoint les zones installées par chaque organisation au coeur du parc.

C’est alors qu’on nous fît signe que la voiture sono se faisait contrôler et encercler par les CRS. Nous sommes revenus au pas de course vers l’entrée afin qu’il y ait des témoins. Chemin faisant, nous voyons que des escadrons de CRS sont déployés à moitié planqués sous les arbres, mais bon, … on n’abandonne pas et on rejoint l’entrée en prenant soin de s’arrêter à bonne distance des rangs de CRS casqués. Les forces de répression sont déjà en train de fouiller le véhicule sono et une petite trentaine de personnes sont là à regarder gentiment. Selon les témoignages, le vigile du parc (ou de la mairie ?) a dit au véhicule de sortir de son emplacement de stationnement et, au moment où celui-ci s’apprêtait à se déplacer, les CRS qui étaient restés à l’écart, de l’autre côté du boulevard à 4 voies,s’étaient déployés très rapidement pour empêcher toute manœuvre (Il restait le conducteur et une jeune fille dans la voiture sono).

On commence à se rassembler à une bonne dizaine de mêtre d’eux, histoire de pas provoquer, mais pour leur montrer qu’on surveille leurs agissements envers la voiture sono et ses occupants. Tout cà, sous l’oeil des caméras de l’hotel de ville et des caméras des CRS …

12h15 : Soudain, nous voyons une personne se faire charger sur la gauche de notre groupe par des BACeux, suivi par la suite de CRS. Quasiment aussitôt, j’entrevois un groupe de 3 personnages patibulaires, ’’tondus de près’’, venant sur notre droite, foncer sur notre groupe de membres de la CNT bien identifiables avec drapeaux, autocollants, …

Et là …


Le témoignage complet

Arrestation


Plus d'infos sur www.revoltes.net






Manif le 17 mai pour le droit de choisir : avortement, Contraception, libres, gratuits et accessibles

Article du vendredi 15 mai 2009

Le 17 Mai 2009, une manifestation des anti-IVG est prévue à Lyon, nous ne pouvons pas les laisser faire sans réagir... Le collectif IVG 69 se crée et se fera entendre en proposant un rassemblement festif.

RDV le 17 Mai à 13h30 Place Bellecour à Lyon

PARCE QUE NOUS REFUSONS DE LAISSER NOS CORPS A LA MERCI DES DOGMES RELIGIEUX ET ARCHAIQUES !


Parce que l’IVG est un droit, une liberté !

Dans le monde, sur 80 millions de femmes ayant des grossesses non désirées par an, 45 millions avortent. Selon l’OMS, 68 000 meurent annuellement des suites d’avortements clandestins.

Nous ne voulons pas de ce qui se passe ailleurs :
En Hongrie, un avortement coûte le tiers d’un salaire et n’est pas remboursé sauf raisons médicales.
En Europe de l’Est, les avortements présentant des risques sanitaires s’élèvent à 400 000.
En Grande Bretagne, deux médecins doivent donner leur accord pour un avortement, augmentant le risque de dépasser les délais.

Nous refusons les pratiques et les discours moralistes et culpabilisants : Parce qu’un enfant si je veux et quand je veux. Parce que la grossesse n’est pas toujours un choix, Parce qu’une femme doit pouvoir jouir de son corps, sans peur et sans contrainte,Parce que cette pratique ne doit pas retourner dans la clandestinité !

Se mobiliser pour que ce droit perdure, et que cette loi soit respectée :

Le nombre de centres IVG et leur nombre de places restent insuffisants et obligent des femmes à aller avorter à l’étranger. Exigeons l’ouverture de nouveaux centres et le recrutement de personnels qualifiés !
La loi indique pour l’IVG un « droit de refus de soin » permettant aux médecins de pouvoir refuser de pratiquer cette opération. Cela n’existe pour aucun autre acte médical. Exigeons son retrait !

Après le combat de nos ainé-e-s, « le manifeste des 343 » regroupant des signatures de femmes affirmant avoir eu recours à un avortement et s’exposant ainsi à des poursuites pénales, nous nous devons de protéger ce droit à l’interruption volontaire de grossesse promulgué par la Loi Veil en 1975.

Campagne de solidarité internationale de la Coordination syndicale euro-maghrebine et de la CNT avec l’ANDCM (Maroc)

Article du jeudi 14 mai 2009





Dans le cadre de la Coordination syndicale euro-maghrebine, qui regroupe entres autres la CGT (Espagne), des syndicats autonomes algériens, la CNT (France), des secteurs en lutte du mouvement social marocain, il a été décidé de transformer le 16 mai 2009 en une journée de lutte contre le chômage, la précarité et l’exclusion sociale, en soutien et solidarité avec l’Association Nationale de Diplômés/ées en chômage du Maroc (ANDCM).

Pourquoi le 16 mai ?
Le 16 mai 1993, Moustafa El Hamzaoui, militant de l’ANDCM, a été kidnappé, torturé et assassiné dans le commissariat de police de Khénifra.
Depuis lors, l’ANDCM a fait de cette date une journée qui maintient vivante la flamme de la lutte pour laquelle Mustafa El Hamzaoui a livrée sa vie. L’ANDCM, bien que n’étant pas légalisée, malgré la répression contre ses militants, continue à maintenir sa lutte pour le droit au travail et à s´organiser librement et pour une transformation démocratique réelle de la société marocaine.

Au moment où le chômage et la précarité ne cessent d’augmenter, où les politiques fiscales ne bénéficient qu’au Capital, où les privatisations des services publics continuent, en résumé, on privatise les bénéfices et on socialise les pertes, il est plus nécessaire que jamais de globaliser la résistance, promouvoir des alternatives à la crise du Capital.
C’est pourquoi nous appelons toutes les organisations impliquées dans la lutte contre le chômage, la précarité et l’exclusion sociale à participer le 16 mai à Khénifra avec l’ANDCM à la journée de lutte en mémoire de Moustafa el Hamzaoui, ainsi qu’à effectuer des actions et des rassemblements devant les ambassades et les consulats marocains, exigeant la reconnaissance légale de l’ANDCM et le châtiment des coupables de l’assassinat de Moustafa el Hamzaoui.


La CNT réaffirme sa solidarité avec l’ANDCM (Association Nationale de Diplômés/ées Chômeurs/euses du Maroc) qui depuis sa création le 26 octobre 1991, maintient sa lutte pour le droit au travail et à s´organiser librement et pour une transformation démocratique réelle de la société marocaine.

L’histoire de l’ANDCM, qui n’est pas légalement reconnue par le gouvernement marocain, est une histoire pleine de répression : prison, bastonnades, amendes, détentions et jugements injustes par le gouvernement marocain, exercés sur l’association et ses militants.
Le 16 mai 1992 mourait assassiné dans le commissariat de police de Khénifra le militant de l’ANDCM, Moustafa El Hamzaoui, sans que jusqu’à aujourd’hui on ait éclairci les faits, trouvé sa tombe et puni les coupables.

C’est pourquoi nous exigeons du gouvernement marocain :
- La reconnaissance légale de l’ANDCM et de son droit au travail et à s´organiser librement ;
- Le jugement des coupables du meurtre de Moustafa El Hamzaoui.

Vous pouvez signer la pétition de soutien à l’ANDCM :

http://lsqueluchan.org/spip.php ?article1566 (en français, espagnol et arabe)

(ou auprès des militants CNT)



Plus d’infos :

Affiche

Tract national avec pétition papier

Tract syndicats CNT 69


Plus d’infos sur le web:

www.cnt-f.org/international


Différents articles que la CNT a écrit sur le Maroc des luttes :

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article339

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article323

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article276

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article257

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article242

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article223

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article214

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article193

http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article140

[Sans papiers] Même patron, même combat ! Régularisation d'un Sans papiers par la CNT à Lyon

Article du jeudi 14 mai 2009

PROCHAINES PERMANENCES TRAVAILLEUR/SE/S SANS PAPIERS CNT
LES VENDREDI 15 et 29 MAI de 19h à 21h
44 rue Burdeau
69001 LYON
mél : sp69@cnt-f.org



Suite aux mobilisations sans précédent de travailleurs sans papiers soutenus par différents syndicats et associations en Région Parisienne débutées en avril 2008, des milliers de TSP de la restauration, du nettoyage, du BTP, intérimaires ou pas, ont obtenu et obtiennent encore à ce jour leur régularisation par le travail à Paris (et parfois ailleurs).

Espérant qu'un tel mouvement s'enclenche en province (et après quelques tentatives d'intersyndicales restées infructueuses sur Lyon), l'UD CNT du Rhône en relation avec ses camarades de la RP mobilisés, et profitant de l'expérience des luttes parisiennes a, dès septembre, mis en place régulièrement des permanences ouvertes aux travailleurs SP.

Face à l'inertie syndicale lyonnaise assez déplorable, face aux échecs de certains de certains travailleurs sans papiers souvent mal conseillés et peu soutenus dans leur démarche, face à la préfecture réputée sans concession, difficile pour les travailleurs sans papiers de prendre un tel risque plus dans notre ville (se dévoiler sans papiers auprès de son employeur, perdre son emploi, risquer l'OQTF au pire) ... Pourtant, un ressortissant malien sans papiers depuis des années et employé comme agent technique, a décidé de tenter le tout pour le tout avec la CNT.
Il a fallu tout d'abord exercer des pressions auprès de son patron afin d'obtenir le CERFA (contrat salariés étrangers), document indispensable au dossier de régularisation par le travail, puis ne pas lâcher l'affaire avec la préfecture qui n'a pas pour habitude de faciliter les choses et enfin rester vigilant envers la Direction du Travail qui délivre un avis favorable ou pas, de façon assez aléatoire parfois.

Après plusieurs mois de négociations, notre camarade est aujourd'hui en voie de régularisation (carte de séjour de 1 an renouvelable avant sa carte de 10 ans !) L'UD CNT 69 poursuivra son action auprès des travailleurSEs sans papiers pour leur régularisation mais aussi pour que l'ensemble des sans papiers soit régularisé.




Tract maquetté

Information permanences Sans papiers à télécharger

[International] Cortèges "Rouge et Noir" dans le monde pour le 1er mai 2009

Article du mercredi 13 mai 2009



Belfast (Irlande):





Toutes les photos du monde entier (cliquez ici)

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Chat Noir Tempête N°15 - Mai 2009

Article du lundi 11 mai 2009




Salariés du social et de la santé, membres de la CNT, nous voulons d’abord recréer des liens entre les travailleurs isolés des différents établissements du secteur qui sont confrontés à la souffrance au travail.
L’éthique et la déontologie professionnelle qui fondaient nos pratiques sont sacrifiées par nos employeurs et les pouvoirs publics qui tentent de mettre en place des approches de rentabilité et/ou de criminalisation des personnes en difficulté avec lesquelles nous travaillons; syndicalistes défendant le droit du travail et des travailleurs en s’opposant à ces dérives, certains sont frappés directement ou sournoisement par la répression patronale.

Un bulletin ouvert à tous les avis de tempête, à l’expression de cette souffrance au travail et permettant aussi de prendre du large en essayant de mieux cerner sur quelle mer agitée naviguent aujourd’hui les salariés, peut être un moyen de rompre l’isolement et le découragement pour tisser des solidarités, partager les expériences et les moments positifs que notre pratique essaie de mettre en oeuvre.



Sommaire du N°15 :

- Convention 66
Ça signe dans notre dos !!!

- Crève pas dans ma ville

- « Politique départementale d'accompagnement et d'accueil du Rhône »
Ou l'art de se désengager !!!

- Hébergés par Notre Dame des Sans Abris



info : SUD et la CNT santé sociaux refusent de négocier à la baisse la convention 66. Une manifestation est appelée à Paris le 19 mai.
Un car monte de Lyon ce jour là.
Nous contacter à cnt.sanso69[at]free.fr si vous souhaitez monter ce jour là.




Chat Noir Tempête N°15 à télécharger


Fédération CNT des Travailleur-se-s de la Santé, du Social et des Collectivités territoriales

Soirée festive "cagoule" au local de la CNT le 7 mai

Article du mercredi 6 mai 2009

La CNT supérieur-recherche 69 vous invite à une soirée festive, avec débat et projection, bar et musique, le 7 mai à partir de 18h au local de la CNT, 44 rue Burdeau, lyon 1er





Au bout de 14 semaines de luttes, faut savoir décompresser !

Soirée bientôt passible de 1500 euros d'amende selon Alliot-Marie !!!


Bar et musique toute la soirée


entrée libre

Programme de la soirée :

18h : débat informel sur les luttes universitaires




20h : projection "This is England" (2007) le film multi récompensé de Shane Meadows
Avec Thomas Turgoose, Stephen Graham, Jo Hartley, Andrew Shim, Vicky McClure…

Synopsis :
"1983. Shaun, 12 ans, habite avec sa mère dans une ville côtière du nord de l'Angleterre. Garçon solitaire, c'est pour lui le début des vacances d'été, lorsqu'il rencontre un groupe de skinheads locaux. Avec eux, Shaun découvre le monde des fêtes, du premier amour et des bottes Dr Martens. Le ton change quand Combo, un skinhead raciste et plus âgé, sort de prison. Alors que sa bande harcèle les communautés étrangères locales, Shaun va subir un rite de passage qui le sortira violemment de l'enfance".






Pour ceux qui ne l’auraient pas compris..., l’intitulé de la soirée comme l’affiche sont bien sûr ironiques, mais si vous voulez venir cagoulé ça peut toujours être marrant.

Chômage et Précarité ne sont pas une fatalité, réagissons !

Article du mercredi 6 mai 2009


Ça licencie à tour de bras et les pôles emploi n’ont jamais été aussi répressifs qu’aujourd’hui. Le but inavoué : faire accepter de gré ou de force la multitude des "sous emplois" qui caractérise le marché de l’emploi. Un collectif de chômeurs s’est créé autour d’AC ! (Agir contre le chômage) pour lutter contre cette logique de contrôle des privés d’emplois.

Rendez vous jeudi 7 mai à 14 h aux Terreaux pour manifester avec les chercheurs et les étudiants. A mêmes logiques de rentabilité et de contrôle, même combat !

RASSEMBLONS-NOUS, ET AGISSONS ! - Rendez-vous tous les mardis matin devant l'ANPE Opéra à 9h, - Rendez-vous tous les jeudis à 14h Place des Terreaux.

Nous n’acceptons pas :

- le maintien et l’accroissement des sanctions et radiations, ainsi que la mise en application de « l’Offre Raisonnable d’Emploi » (ORE) et des nouveaux « droits et devoirs des demandeurs d’emploi », dans un contexte où licenciements et précarité explosent.

- de ne plus avoir accès à notre dossier de recherche d’emploi et d’indemnisation chômage directement, de ne plus pouvoir rencontrer notre conseiller à notre demande.

- d’être renvoyés systématiquement vers un système déshumanisant : le « 39 49 », numéro payant et surtaxé pour les portables, géré comme un Centre d’Appel publicitaire et commercial.

- la destruction du Service Public de l’Emploi et la transformation de sa gestion suivant des critères de productivité, rentabilité, flexibilité.

- la mise en concurrence de Pôle Emploi avec les Opérateurs Privés de Placement (OPP) qui vont se partager un marché juteux de 320 000 chômeurs. (L’Unedic va verser 3600 euros par chômeur suivi aux OPP, quand elle verse 650 euros pour le même suivi effectué par un agent Pôle Emploi).

- l’absence de revenu de remplacement digne de ce nom en période de chômage pour la grande majorité des chômeurs (Voir encadré).

Nous revendiquons immédiatement :

- l’arrêt des sanctions et radiations, la suppression de l’ORE et des nouvelles règles de surveillance des chômeurs (loi droits et devoirs des demandeurs d’emploi) dans un contexte où il n’y a plus d’offre d’emploi, où même les emplois précaires se raréfient. Ces mesures n’ont pour objectif que de maintenir la pression sur les chômeurs et par contre coup sur l’ensemble des salariés.

- la réalimentation des budgets de formation, actuellement taris

- la suppression du « 39 49 » et l’instauration d’un accueil humain aux guichets correspondant aux missions premières et fondamentales d’un Service Public

- le droit de contrôle des usagers de Pôle Emploi sur les pratiques concrètes de cette institution


Au delà nous revendiquons :

- l’arrêt des emplois précaires et leur transformation en véritables emplois

- le libre choix de son emploi, de sa formation,

- en cas de privation d’emploi, un revenu de remplacement digne de ce nom – minimum le smic – quelle que soit l’ancienneté dans le chômage,

- la continuité de tous les droits sociaux pour tous les salariés, privés d’emploi ou non, retraités…

Un emploi c’est un droit, un revenu c’est un dû ! Droit à la parole !

« Réseau Stop Précarité Rhône » soutenu initialement par : AC! Rhône, Collectif des privés d'emploi et précaires de Vaulx en Velin, SUD Pôle Emploi Rhône-Alpes, UD CNT69….

lire la suite sur le tract

Photos et videos du 1er mai

Article du lundi 4 mai 2009



















2 mai : concert de soutien à la CNT 69 et à "Tout se paiera"

Article du samedi 2 mai 2009




concert de soutien à la CNT 69 et "A tout se paiera" :

samedi 2 mai,
à partir de 20h
au Coco Charnel (83 Avenue Lacassagne - Lyon 03)

en soutien à la CNT et à "Tout Se Paiera"

avec tous ces groupes, dans le (dés)ordre :
Attentat sonore (Limoges)
Sideburns sweat (Limoges aussi)
DTC (eux c'est Dijon)
J'aurai voulu (Colmar)




concert à prix libre.


coorganisé par "Tout Se Paiera" et la CNT 69



"Tout se paiera" est un collectif d’individu-e-s d’horizon diverses regroupé-e-s autour de projets culturels, musicaux et politiques.
À notre échelle et sans prétention nous nous donnons pour but de construire pas à pas une scène musicale lyonnaise rouge et noire, antifasciste, populaire et dénuer de toute ambiguïté ou de tout apolitisme.
Point d’encrage d’une lutte que nous savons bien plus vaste et à laquelle nous participons quotidiennement chacun à notre manière, nous cherchons à faire vivre lors de chacun des évènements que nous organisons, l’esprit de solidarité, de convivialité et de résistance qui nous anime.
"Tout se paiera" revendique une culture de classe, populaire et fraternelle.
Antisexiste - Anticapitaliste - Antifasciste