A l'INSA de Lyon, plusieurs AG du personnel ont eu lieu, avec un appel à la grève le 10 février. Il y a également eu des AG dans les départements d'enseignement. En informatique et au premier cycle la rétention des notes a été votée. Les étudiants se sont aussi organisés (mais sans plage horaire banalisée, c'est plus difficile). Les trois conseils (CA, CE et CS) de l'INSA se sont réunis exceptionnellement le 12 février. Ils ont voté à l'unanimité une motion de soutien au mouvement.

A l'Université Lyon 1, le mouvement a commencé en décembre par un blocage du CA, blocage renouvelé en janvier. De nombreuses AG regroupant étudiants et personnels se sont tenues (autour de 500 personnes). La grève illimitée dure depuis le 3 février. Elle est suivie de manière inégale selon les filières. Une caisse de grève est en place (plus de 10 000 euros). Les étudiants s'organisent aussi de manière autonome. Les actions sont diverses : rétention des notes, cours « hors les murs », panneaux informatifs, pièces de théâtre, et dernièrement des actions de blocage.

L'IUFM n'est pas en reste : participations importantes aux manifestations, blocages pour les journées nationales, nuit des IUFM, ... Il est particulièrement touché par la mise à mal de la formation professionnelle portée par la réforme dite de mastérisation puisque cette formation est sa principale raison d'être. La caisse de grève est commune avec Lyon 1.

A l'Université Lyon 2, la grève à l'initiative des personnels a ravivé un mouvement étudiant brisé par la répression l'année dernière. Les AG étudiantes rassemblent jusqu'à 1000 personnes et les initiatives sont abondantes. Les enseignants chercheurs pratiquent la rétention des notes et se dirigent vers une démission des charges administratives (par exemple le refus de participer aux jury du baccalauréat). Une caisse de grève est aussi en place. Les étudiants organisent le blocage du campus des quais, son occupation et de nombreuses autres actions diverses autant que directes.

A l'Université Lyon 3, la grève bien que modérément suivie est historique puisqu'il s'agit d'une première dans une université dont la tradition n'est pas à la contestation. Elle fonctionne surtout les jours de manifestation nationale. Les personnels Biatoss sont particulièrement mobilisés (AG à une centaine de personnes) et devraient entrer dans la grève dans la semaine.

Des manifestations hebdomadaires très réussies ont lieu depuis maintenant 4 semaines (la dernière s'est faite de concert avec les hôpitaux en lutte). Malgré la fatigue et quelques tiraillements liés aux efforts des bureaucrates de la FSU pour torpiller la journée de convergence « école en danger » de la maternelle à l'université, le mouvement tient bon. Contrairement à ce que relaient certains médias, c'est contre un projet d'ensemble que les universités sont en lutte et les pseudo négociations locales du SGEN, de l'UNSA et de FO n'ont pas entamé la détermination des grévistes.

Extrait du Combat syndicaliste n°338 avril 2009