CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Etat de la lutte dans les universités lyonnaises

Article du lundi 30 mars 2009

A l'université comme ailleurs, le gouvernement s'efforce de réformer le service public pour le rendre rentable et soumis au marché économique. Le partage du savoir, le développement de l'esprit critique, l'émancipation par la connaissance doivent laisser place au formatage d'individus adaptés à une société de classes, hiérarchisée, individualiste, basée sur la concurrence à toutes les échelles. Les différentes réformes s'intègrent dans une logique de privatisation. Celle-ci passe par des restrictions budgétaires (suppression de postes statutaires, d'une année de stage rémunérée pour les futurs enseignants, ...) une gestion managériale (assujettissement des formations, précarité, autoritarisme, ...), la casse du statut des enseignants-chercheurs et une précarisation accrue de tous. La loi LRU s'inscrit parfaitement dans ce cadre puisque les universités déclarées « autonomes » devront se battre sur l'arène de l'économie de la connaissance au détriment des conditions d'étude des classes populaires, de la qualité de la recherche et des conditions de travail des personnels. La coordination nationale des universités, qui fonctionne depuis un mois en regroupant à peu près toutes les semaines des mandatés (enseignants, chercheurs, biatoss et étudiants) de la plupart des universités, en exige l'abrogation.

Les universités sont en lutte depuis plus d'un mois, la grève étant reconduite presque partout depuis début février. Voici un petit état des lieux des luttes lyonnaises (au soir du 8 Mars).

La mobilisation à l’IEP de Lyon est ininterrompue depuis mi-janvier. Les enseignants, en grève, retiennent les notes. Côté étudiant, la mobilisation est très forte avec des AG massives (plus de la moitié des étudiants de l'école). Les journées banalisées et les deux dernières semaines de blocages ont permis de mener des actions variées : cours hors les murs, « freezing », tractages, manifestations symboliques, ateliers de réflexion et d’information, etc. Mardi 10 mars, le blocage pour la semaine en cours a été reconduit par un vote à bulletin secret avec 72 % de votants.

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Photos du 21 mars

Article du mardi 24 mars 2009


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AG interprofessionnelle le 26 mars à 19h Bourse du travail

Article du mardi 24 mars 2009

Ordre du jour :
- élection des délégués du collectif de convergence "Collectif du 19 mars";
- Mise en place d’une plate-forme de revendications communes ;
- Appel à la grève générale reconductible ;
- Proposition d’un LKP à Lyon ;
- Voter le principe d’une manifestation unitaire par semaine ;
-...

Venez nombreux!!!

Photos du 19 mars (suite)

Article du mardi 24 mars 2009


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Communiqué CNT : Après le 19 mars, soyons responsables : construisons la grève reconductible !

Article du samedi 21 mars 2009

Jeudi 19 mars la mobilisation a été à la hauteur de ce qui était annoncé avec plus de trois millions de manifestants à « battre le pavé ». Et maintenant ?

Le gouvernement a joué le couplet convenu de la majorité silencieuse qui ne manifeste pas (qui osera dire le nombre réel de grévistes), et dans le même temps érige en « principe » la défense du bouclier fiscal et de la loi sur les heures supplémentaires.

Et pendant ce temps-là que font les directions de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA? Ils se réunissent pour annoncer… qu’ils vont se revoir le 30 mars, dix jours après la mobilisation.

Avec comme seule proposition acquise pour l’instant : le principe d’un 1er Mai revendicatif et unitaire et le soutien des mobilisations locales ou régionales dans les bassins d’emploi en difficulté. Et peut-être, dans un sursaut de radicalité, une manifestation un samedi d’ici-là… Quelle capitulation !

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[Soutien urgent] Un militant syndicaliste sans papiers arrêté et menacé d'expulsion

Article du samedi 21 mars 2009

Mercredi 18 mars, Abdel El Idrissi, militant syndicaliste de 24 ans, aux alentours de 22h, alors qu'il rentrait chez lui, a été arrêté pour défaut de papiers suite à un contrôle d'identité «au faciès». Abdel est arrivé en France pour suivre des études d'informatique et travaille depuis 5 ans pour subvenir à ses besoins et financer ses études.

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Après le 19 mars, on continue la lutte : manifestation ce samedi 21 mars

Article du vendredi 20 mars 2009



CONSTRUISONS LA GREVE GENERALE RECONDUCTIBLE !

La CNT du Rhône appelle les travailleurs à contre-attaquer le jeudi 19 mars en participant massivement à la grève interprofessionnelle. Elle appelle également à participer à l’assemblée générale interprofessionnelle pour décider collectivement des suites à donner à cette journée (14 h, bourse du travail après la manifestation).
Elle appelle aussi à maintenir la pression en manifestant

Ce SAMEDI 21 MARS 2009 à 14:30

Place Guichard (Bourse du travail) Lyon 3e

Face à la crise économique, désastreuse par ces effets sociaux et dont nous ne sommes pas responsables, on voudrait nous la faire payer. La CNT appelle à une riposte syndicale, interprofessionnelle et autonome vis à vis de l’État et du patronat.

Comment s’organiser pour gagner ?

Nous devons dès aujourd’hui préparer la reconduction de la grève générale du 19 mars : en faisant pression sur les délégués CGT, CFDT, FO, etc. présents sur nos lieux de travail, en nous organisant collectivement sans eux quand ils nous freinent ou sont absents, en créant des sections syndicales CNT sur nos lieux de travail et en renforçant celles qui existent, en organisant des AG (voir ci dessous)) dans nos entreprises, nos bureaux, nos écoles, nos quartiers…

Les AG (assemblées générales) sont nécessaires dans un mouvement revendicatif car elles permettent à tous et toutes de s’exprimer et de prendre collectivement des décisions (reconduire ou suspendre une grève par exemple). Elles doivent fonctionner de manière à être une instance de démocratie directe et non un instrument de manipulation. L’AG est souveraine : ce sont les décisions élaborées par elle qui doivent primer, non des décisions venues d’ailleurs (de directions syndicales ou politiques). Tous et toutes ont la parole (syndiqué.e.s ou non syndiqué.e.s). On peut parler en son nom propre et, si l’on est mandaté, de son collectif ou de son syndicat (sans pour autant utiliser l’AG comme « tribune syndicale »). Un compte rendu des résolutions prises doit être fait puis diffusé et rendu accessible. S’il y a besoin d’élire des délégués, leurs mandats doivent être précis et impératifs. Ils sont désignés à chaque fois pour éviter les « professionnels de la délégation ». Après délégation, ils doivent rendre compte de ce qu’ils ont dit ou signé.

Une grève reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un bouton. Et la plupart des organisations syndicales ne la feront que poussées par la « base ». Alors, allons y, poussons ! Sinon, nous n’obtiendrons rien ! Que les plus motivé.e.s d’entre nous montrent le chemin en reconduisant la grève dès le 20 mars.

Réunissons nous pour débattre et s’organiser afin de construire et imposer la grève générale

19 mars :
manif dès 10 h Place d'Arsonval
AG unitaire, 14h00 à la bourse du travail

Le samedi 21 mars :
on continue la lutte ! 14h30 Place Guichard


Affiche à télécharger

Vidéos et photos de la manif du 19 mars

Article du vendredi 20 mars 2009




















Quelques rappels sur le droit de grève :

Article du mercredi 18 mars 2009

Le droit de grève dans le privé

La grève se définit comme une cessation collective et concertée du travail en vue d'appuyer des revendications professionnelles. Si la grève est limitée à une entreprise ou si les revendications sont exclusivement spécifiques à cette entreprise, elle doit réunir au moins 2 personnes de l’entreprise. S’il s’agit un mouvement dont les revendications vont au delà du cadre de l'entreprise, on peut être le seul de son entreprise à se déclarer gréviste.

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CNT Equipement 69 en grève le 19 mars

Article du samedi 14 mars 2009

Destruction aggravée de la Fonction Publique

Alors que les diverses réformes et restrictions dans la Fonction Publique de ces dernières années se sont faites au nom de la réduction du déficit public, puisque nous sommes considérés comme étant une « dépense » alors que nous sommes avant tout une « richesse » (le service public est d’un point de vue économique un salaire indirect pour chacun par les activités assumés collectivement qu’il apporte à la société), la crise a accentué très fortement ce même déficit en quelques jours, chaque agent appréciera...

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Intervention de la CNT au meeting intersyndical du 12 mars à la Bourse du travail de Lyon

Article du vendredi 13 mars 2009

Intervention de David Rappe (CNT 69)












Retranscription de l'intervention de la CNT :

Pour la CNT, il y a urgence à donner une suite à la mobilisation réussie du 29 janvier et faire que celle du 19 mars soit une réussite porteuse de perspectives d’ensemble.
Urgence, car chacun se rend bien compte que la fameuse « crise du capitalisme », qui n'est en réalité pour lui qu'une phase de réajustement, s'est très vite transformée en une crise sociale dont les salarié-e-s sont les premières victimes et en payent les frais !

Dans le privé des milliers de travailleurs-euses sont victimes de licenciements et se retrouvent à la rue. Dans tous les secteurs professionnels, la précarité ne cesse d'augmenter. Dans la Fonction publique, les annonces de suppressions de postes vont bon train. Plus généralement, les services publics connaissent dans leur ensemble de nombreuses attaques qui s'apparentent à un véritable démantèlement. Cela va indéniablement dégrader nos conditions de vie que nous soyons salarié-e-s de la Fonction publique ou encore plus simple usager. Les services publics sont pourtant indispensables pour répondre aux besoins de notre société et de la population. Et nous savons que les premières victimes de la dégradation de ces services sont les classes populaires. Le développement de ces services publics par la défense de leur qualité et de l'emploi constitue donc une question centrale des mobilisations actuelles.
Pour tous, salarié-e-s du public comme du privé, c'est la baisse du pouvoir d'achat, dans une société pourtant de plus en plus riche, qui rend pour beaucoup, les fins de mois difficiles. Le passage à l'euro, le « gel » des salaires dans la Fonction publique et aussi dans le privé notamment suite au passage aux 35 h et l'inflation ont provoqué une baisse du pouvoir d'achat et une augmentation des inégalités. Cela reflète plus généralement une augmentation croissante des inégalités au niveau du partage des richesses produites. Alors il est temps que la mobilisation prenne de l'ampleur pour faire que la peur change de camp.
Car, si on y regarde bien c'est à une véritable « Tatcherisation » du pays qu'on assiste depuis la défaite des mobilisations du printemps 2003.
« Rouleau compresseur » qui vise à remettre en cause plus de 80 ans de conquêtes sociales du mouvement ouvrier et syndical.
Face à cette offensive antisociale, il est temps de mettre en place une véritable riposte syndicale.
Notamment depuis 2003 où la stratégie des grèves carrées de 24 heures a prouvé ses limites et son inefficacité.
Contrairement à 1995 où le grand « tous ensemble » contre le « plan Juppé sur les retraites et la sécurité sociale » c'était soldé par la victoire, même relative, des travailleurs.

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Mobilisons et faisons grève pour gagner le jeudi 19 mars 2009 !

Article du jeudi 12 mars 2009

La CNT du Rhône appelle les travailleurs à contre-attaquer le jeudi 19 mars en participant massivement à la grève intersyndicale et interprofessionnelle.


Loin des politiciens qui ne pensent qu’aux échéances électorales (européennes et les suivantes...), la CNT porte des revendications pour essayer d’enrayer la dégradation de l’emploi, du pouvoir d’achat, du droit du travail, de l’environnement et des services publics.

Les patrons et l’Etat profitent de la récession pour faire payer aux travailleurs leur crise. Le syndicalisme doit donc proposer ses propres mots d’ordre pour éviter l’accroissement de la spoliation des classes populaires :
Remise en cause de la rémunération du capital dans les entreprises en appliquant le blocage des dividendes aux actionnaires et en les redistribuant aux salariés ;
Interdiction des licenciements (si on laisse faire le patronat pour sauver ses bénéfices, il va continuer à licencier à tour de bras) en imposant un droit de veto des travailleurs ;
Remboursement des subventions et aides diverses données par l’Etat en cas de faillite d’une entreprise et interdiction des parachutes dorés pour les patrons ;
Gestion directe des entreprises par les salariés eux-mêmes en cas de fermetures d’entreprise pour raison boursière (en attendant la généralisation de l’autogestion) ;

Remise en cause du capitalisme et aller vers l’égalité économique et sociale...
Sur ces mots d’ordre unificateurs et fédérateurs, nous ne paierons pas leur crise !


Exigeons et battons-nous pour :

● Le retour aux 37,5 annuités de cotisations retraites pour tous ;
● L'arrêt des exonérations patronales et leur remboursement pour boucher «le trou» de la sécu ;
● La création massive de postes dans les services publics pour les besoins de la population ;
● L'arrêt du recours à l'emploi précaire.



cet article est extrait du journal "Jusqu'à quand" N°3

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Article du mercredi 11 mars 2009




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Jusqu'à quand ? N°3

Article du mardi 10 mars 2009



Le MEDEF ordonne, Sarko obéit Et les salariés trinquent !


Ils tournent autour du pot. Toutes les solutions proposées pour « sortir » de la crise sociale actuelle évitent soigneusement la question qui fâche le patronat : une hausse du salaire généralisée.
Il est d’ailleurs symptomatique qu’on ne parle actuellement que « de pouvoir d’achat » et non de salaire.

Car lorsqu’on parle de hausse de salaire, on parle redistribution des richesses du patronat vers les salariés. Et ça, le MEDEF ne veut pas en entendre parler.
Le patronat crie au loup car selon eux « les travailleurs français coûtent trop chers, les charges patronales trop lourdes d'où les délocalisations, le chômage».

Le gouvernement, aux ordres du patronat, s’est empressé de réaliser leur programme : subventions massives aux grandes entreprises, exonérations des cotisations sociales suppression de la taxe professionnelle.
Et c’est nous qu’on traite d’assistés ! Ça sent l’arnaque ! Primo, que sont les dites « charges patronales », sinon une partie de notre salaire qui sert à financer notre santé, notre retraite, et notre chômage ? Ils nous piquent déjà une bonne partie des richesses que nous produisons, il ne manquerait plus qu’ils ne participent pas à la solidarité.

Deuxio, si les patrons sont si mécontents qu’ils le sont, pourquoi ne rentrent – ils pas dans le salariat. Parce qu’on s’éclate à aller tous les jours au boulot pour des clopinettes, lorsqu’on a seulement la chance d’en avoir un. Il n’y a qu’à voir, d’ailleurs, les grandes parties de rigolades à 7 h dans le métro. Ça fait trente ans que la logique de la « relance par la baisse des coûts des entreprises » ne marche pas. Un chômage qui persiste, des salaires qui stagnent, des services publics qui se dégradent ou disparaissent… mais, oh surprise…des bénéfices qui augmentent.
La « hausse des salaires », sans compensation pour les entreprises, reste une solution.

C’est elle qui réduira les inégalités, qui financera notre sécu et nos caisses de retraites et qui, il faut le dire, rendra nos fins de mois moins anxieuses. Le gouvernement proposera tout sauf une hausse des salaires…
Car ça remet en cause de manière fondamentale la monopolisation du capital par le patronat.

S’ils ne le proposent pas, imposons le par la grève générale !

En grève le 19 mars !


Lire la totalité du journal "Jusqu'à quand" n°3

Concert de soutien à la CNT 69 : "Guarapita" et "Antiforfora" le 12 mars

Article du lundi 9 mars 2009

En soutien à la CNT 69


en concert :

ANTIFORFORA ( Noïse Rock - Lyon )

GUARAPITA ( Reggae Punk Ska - Paris )

Le jeudi 12 mars à 20 h 00 au "Coco Charnel", 83 rue Lacassagne, Lyon 3e,

Métro Part Dieu/ Tram3 Dauphiné Lacassagne/ Bus 25, 28, 32 Donrémy Lacassagne.

Prix libre



Guarapita


Antiforfora

[jeudi 12 mars] Meeting intersyndical unitaire à la Bourse du travail

Article du lundi 9 mars 2009

En préparation de la grève générale du 19 mars :

Grand meeting unitaire jeudi 12 mars

à 18h00 à la Bourse du travail de Lyon, place Guichard

Propositions et analyses des organisations syndicales face à la crise :

organisé par l’unitaire des UD du Rhône :
CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC, FSU, UNSA, Solidaires, CNT



CFTC : Michel Coquillon, secrétaire confédéral
UNSA : Michel Galeveray, Secrétariat national
Solidaires : Christian Mahieux, (SUD Rail), secrétariat national
FSU : Gérard Aschieri, secrétaire général
FO : Marie-Alice Medeuf Andrieu, secrétaire confédérale
CGT : Frédérique Dupont, secrétaire confédérale
CFDT : Hervé Garnier, secrétaire confédéral
CNT : David Rappe*, (CNT 69)



18h00 - Bourse du travail de Lyon
(Métro Guichard)



*David Rappe, enseignant d’Histoire-Géographie à la Croix-Rousse à Lyon, milite à la Fédération des travailleurs-ses de l’éducation de la CNT 69. Il est auteur de l'ouvrage La Bourse du travail de Lyon.


Appel

Rassemblement de 8h30 a 10h30 Devant l'hôpital St Jean de Dieu. Pour refuser la refonte de la CC66

Article du mardi 3 mars 2009

Convention 66. Et après ?

L'intersyndicale FO, SUD, CGT et CFDT appelle à ce rassemblement du 04 Mars pour la défense de la Convention 66.
La CNT santé social se joint à ce rassemblement même si elle sait que cela ne suffira pas à faire reculer les organisations patronales sur la casse de cette convention. Même si elle sait que la CFDT, malgré son revirement face à la mobilisation des salariés le 29 janvier, n'a jamais le stylo bien loin pour signer des reculs sociaux.

Mais nous sommes là car il n’y a pas de petites luttes et nous agissons à chaque fois que cela est possible, le plus unitairement possible.

Nous sommes tout de même dubitatifs.
Comment, après une journée du 29 janvier mobilisant plus de cinq mille salariés du social et de la santé sur Lyon, appeler à un petit rassemblement à 8 h 30 ?

Il est utopique de croire que de rassemblement en rassemblement, nous pouvons faire annuler le projet patronal de casse de la convention 66. En Guadeloupe, il a fallu six semaines de grève générale pour gagner ! Dans l’éducation nationale, ils sont en lutte depuis 2 ans contre les suppressions massives de postes !

La Santé, l'éducation populaire, la recherche, l'éducation nationale, le social sont tous en luttes actuellement. Contre une même logique : celle d'un transfert massif d'argent du public (ou para-public) aux intérêts privés.
Des milliards d’euros publics qui ne passent pas par les caisses du patronat. Qui sont de la richesse redistributive et non spéculative. Le patronat en a besoin, de cet argent là, surtout en période de crise. Et donc il tranche dans l’Hôpital, dans les lycées, dans les facultés, dans les MAS, les CHRS etc…Et ceci au mépris des salariés du service public (ou de mission de service public) et des personnes accueillies.

Nous vous invitons donc à mener une lutte longue et interprofessionnelle contre ce projet patronal
A même logique, même combat ! Vers une convergence des luttes !

Mais il ne s’agit pas de cracher gratuitement sur certaines centrales syndicales. Si nous voulons stopper cette logique de destruction, prenons nous même en main notre destin :

- Par des assemblées générales de grévistes sur les lieux de travail ;
- En faisant pression sur les syndicats susceptibles de signer cette réforme ;
- En montant des sections syndicales CNT sur les lieux de travail.

Nous n’aurons que ce que nous prendrons.

Tract CNT Santé-social