CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

[International] Allemagne : Une septicémie syndicale *

Article du mardi 9 mars 2010

Des syndicalistes, juristes et chercheurs se lancent dans un débat lors de l’interdiction de fait du syndicat FAU Berlin

Située place Rosa Luxemburg à Berlin, juste en face du cinéma « Babylon », se trouve le théâtre « Volksbühne » (La scène populaire) (1). C’est dans ce cinéma qu’est mené, avec le soutien de la FAU et de façon acharnée, depuis un an, un conflit social. Dans le théâtre se retrouvèrent le 30 janvier 2010 des syndicalistes, juristes et chercheurs autour d’une table pour discuter des nouvelles formes du travail et de l’organisation collective. Le débat s’est fait suite à l’appel de la FAU Berlin qui se voit privé des ses droits syndicaux par un tribunal berlinois.

D’abord un petit aperçu en vidéo sous-titré en français ...



Déjà les exposés d’entrée mettaient en évidence que les participants du débat jugeaient très explosif cet incident unique dans l’histoire de la République fédérale. Dr. Renate Hürtgen, historienne et co-fondatrice de l’« Initiative pour des syndicats indépendants » en RDA en 1989, appelait à prendre très au sérieux cette affaire. Selon elle, l’attaque faite à la FAU Berlin concerne tout le mouvement syndical : « Il se déroule quelque chose qui représente un danger pour toute structure représentative – et il ne faut pas diminuer le poids de cette affaire-là. » Le politologue Jocher Gester, militant au Groupe de travail Internationalisme de la IG Metall Berlin, insistait sur le point que le caractère syndical de la FAU Berlin, lui, a été anéanti à cause d’un manque présupposé de capacité à signer des conventions (2). De son avis, la décision du tribunal vise à empêcher que la FAU puisse même développer une puissance et devienne représentative. « La façon dont on traite la FAU, cette dernière étant sans doute indépendante de l’adversaire et essaie de construire une sorte de syndicat, démontre que le tribunal ne cherche pas à protéger la liberté syndicale mais n’affiche que du mépris à son encontre. »

La thèse qui dit que les changements sociaux en cours rendent nécessaires de nouvelles formes de coalitions de salariés a été soutenue dans de nombreuses prises de parole. L’auteur et journaliste Willi Hajek expliquait : « Je comprendrais [l’affaire de] la FAU comme symbole, car il y a un grand besoin. Voilà ce que les gens ressentent : maintenant il s’agit de notre existence, et nous devons faire quelque chose. » Il reconnaît dans ce conflit au Babylon, une nouvelle caractéristique qui serait typique de notre époque. Une époque dans laquelle la majorité des contrats de travail se trouvent hors des conventions collectives. L’avocat Klaus Stähle qui représente la FAU auprès du tribunal, évoquait qu’en Allemagne une convention collective n’est plus en vigueur que pour 50% des salariés à l’ouest et 25% des salariés à l’est. Il y aurait là un espace qui devrait être remplie. De même Dr. Renate Hürtgen y voyait un vacuum tout récent ; ce qui s’est développé au cinéma Babylon suite à la défaillance – dans ce cas – du syndicat DGB ver.di. D’où la légitimité dont disposent les salariés de s’organiser à la base. Willi Hajek reprenait cette idée en indiquant que la société ne peut être changée que s’il y a des organisations qui soutiennent les gens à se prendre en mains eux-mêmes. Le politologue Prof. Dr. Bodo Zeuner à son tour insiste en soulignant le fait qu’une organisation effective ne peux pas se priver de la solidarité, cette dernière étant un composant essentiel. Il considère donc insuffisant la perspective de ne construire que des syndicats d’entreprise autonomes : « C’est problématique que la solidarité nécessite pour des raisons tant morales que d’intérêt, une extension au-delà des groupes de collègues isolés. D’où la question de comment en assurer la coordination ? C’est là qu’il faut une organisation. Il faut faire gaffe qu’elle ne se coupe pas de la base et se centralise, mais l’organisation en tant que telle est une partie intégrale de la solidarité. »

En Allemagne, jusqu’ici, une autre conception de ce qu’est un syndicat prévalait, c’est ce qu’évoquait Holger Marcks qui participait au débat au nom de la FAU. La centralisation du mouvement ouvrier aurait mené, par la canalisation des conflits dans des voies contrôlables, à l’instauration d’une discipline ouvrière. L’efficacité de ce modèle serait reconnu par le fait que des économistes comprennent depuis peu, mais expressément, les syndicats centralisés comme facteur de compétitivité pour l’économie allemande. Le Prof. Dr. Bodo Zeuner insistait également sur le fait que ce rôle d’une force de l’ordre ne devait pas être la tâche primordiale des syndicats : « C’est un enjeu valable pour lequel il faut lutter et se mobiliser – dans le terrain public mais aussi au niveau juridique – pour que le droit du travail allemand cesse à considérer le maintien de l’ordre comme but principal d’un syndicat idéal. » L’avocat Stähle y consent et confirme la nécessité d’action au niveau juridique. La lutte serait à mener contre les structures de pensée juridique établies.

Au cours du débat avec la bonne centaine de personnes présentes, c’étaient tant les participants que le public qui ont déclaré à plusieurs reprises que les différents syndicats ne devraient pas se considérer comme concurrents, mais devraient travailler ensemble. Ce qui est une pratique réelle et normale dans de nombreux pays. Jochen Gester proposait que tout le monde devrait s’apercevoir comme partie intégrale d’un seul mouvement syndical et qu’il ne fallait pas se borner à opposer les modèles respectifs du DGB et de la FAU. Renate Hürtgen consenti qu’il ne s’agissait pas de comparer ou d’opposer les différentes formes d’organisation. Le DGB ne devrait pas craindre la FAU ni essayer de la réprimer. Tous devraient avoir l’intérêt de voir la FAU acceptée – même dans leur propre intérêt. Bodo Zeuner souhaitait que le syndicat ver.di fasse une déclaration contre l’interdiction de fait de la FAU Berlin. Même si la FAU aurait choisi un autre modèle d’organisation, elle devrait être considérée comme syndicat.

À la fin du débat, le public proposait de fonder un Comité contre la criminalisation de la FAU. Cette idée a été reprise par plusieurs intervenants. Il a été décidé de perpétuer l’échange et de rédiger une déclaration berlinoise.

Source : Indymedia Germany
Traduction : GT Europe au SI de la CNT et CCS 44 CNT

*) Le titre de « septicémie syndicale » fait allusion au non-mot de l’année qui est choisi – en parallèle avec le mot de l’année de la Société pour la langue allemande (Gesellschaft für deutsche Sprache, GfdS) – par un jury de philologues de l’Université Goethe à Francfort-sur-le-Main depuis 1994 pour inciter une réflexion linguistique critique. Pour l’année 2009, l’expression « septique du comité d’entreprise » (betriebsratsverseucht) a été attribué le titre du non-mot de l’année.

1) Tous les deux, le théâtre et le cinéma disposent d’une importante tradition, s’inscrivant à l’avant-garde moderne et du mouvement ouvrier (d’où le nom de la place). (N.d.trad.)

2) C’est que la décision prise est fondée sur l’hypothèse de la puissance manquante (en allem. : « Tarifmächtigkeit », c’est-à-dire la capacité d’établir des conventions, de forcer l’adversaire social), dans son rôle pour le syndicat ceci correspond à peu près à la représentativité en France ... La décision judiciaire empêche donc la FAU d’en faire preuve qu’elle peut forcer l’adversaire social concret. (N.d.trad.)



Manif de soutien au syndicat FAU le 20 février 2010 à Berlin :





Plus d’informations sur internet :


Rassemblement en soutien à la FAU

Samedi 27 février à 15 h : Rassemblement de soutien à la FAU

La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)


www.cnt-f.org/international


Appel du Comité pour la liberté syndicale :
www.labournet.de/diskussion/gewerkschaft/real/fausoli.pdf

[International] Meryem Mehdi met un terme à sa grève de la faim après 80 jours

Article du mardi 9 mars 2010



Le Comité des femmes du Snapap, nous informe qu’un accord a été trouvé entre l’avocat de Meryem et la multinationale de British Gas.

Après 79 jours de grève de la faim, Meryem met de ce fait fin à sa lutte et à sa grève de la faim.

Le SI de la CNT.





Nous désirons mettre en valeur le courage et la dignité de cette camarade qui a affronté en solitaire, avec le soutien fondamental du comité des femmes de SNAPAP et du comité d’aide aux travailleurs algériens, une multinationale comme British Gas.

Le courage et la dignité de Meryem Mehdi a rendu visible la situation des zones pétrolières et de gaz dans le sud algérien, comme Hassi Messaoud, des zones militarisées et aux accès interdits aux propres citoyens algériens, là où règnent l’impunité et la violation de tous les droits syndicaux et démocratiques.

Nous exprimons notre joie pour la préservation de la vie de Meryem, en espérant son rétablissement rapide et que son exemple de lutte marque un chemin à suivre. Nous tenons également à souligner la coïncidence dans l’abandon de la grève de la faim des camarades de Taroudant (Maroc) et de Meryem Mehdi (Algérie)

Mouatamid


Royo y Negro CGT Espagnol



Plus d'infos :

Algérie : Meryam MEHDI en danger de mort

Meryam MEHDI suite...

[CNT Santé-social 69] Occupation des locaux de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône (Suite...)

Article du mardi 9 mars 2010

De nouveau, il y aura occupation mardi 9 mars prochain de la DDTE du Rhône



Suite à l'assemblée Générale du personnel, une nouvelle occupation a été votée

Nous sommes tous concernés, venez nombreux à 19h à la DDTE
8/10 rue du Nord
69100 VILLEURBANNE


Interview d'un agent de la DDTE :




Occupation des locaux de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône le mardi 2 mars 2010 19 h

Photo occupation DDTE




CGT-SNU-SUD-CNT

La Direction restant sourde aux revendications des agents de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône (Inspection du travail...) ceux-ci occuperont les locaux le mardi 2 mars 2010 à partir de 19 heures pour dénoncer :

- le démantèlement de la DD au profit d'une administration au service des entreprises ;
- la suppression d'une section d'inspection du travail ;
- un véritable Plan Social (au-delà du non remplacement d'un départ sur deux à la retraite) notamment par la restructuration des services généraux : logistique, informatique, gestion du personnel, etc.
- la volonté de transformer l'inspection du travail en auxiliaire de police (en matière de travail illégal) ;
- une politique d'objectifs chiffrés ;
- la suppression de missions de service public (COTOREP, créations d'entreprises, apprentissage, formation en alternance, ...) ;
- le mépris permanent de la direction face à l'inquiétude des agents ;
- l'absence de prise en compte par la direction de risques psychosociaux causés par ce démantèlement de nos missions.

"Nuit blanche de résistance"

Article du mardi 9 mars 2010

Le 9 mars 2010 au Vinatier de 19h à 24h, Salle des organisations, à proximité de la chapelle.



Les intervenants :
Jean Darrot psychiatre, Albert Levy du syndicat de la magistrature,
Raphaël Thaller économiste, Odile Nguyen philosophe, Christine Durif-Brucker psychosociologue,
Laurent Vercelletto acteur/lecteur de louis Althusser et Michel Foucault


L'UHSA (Unité d'Hospitalisation Spécialement Aménagée) est une prison dans l'hôpital psychiatrique, elle se trouve sous contrôle de l'administration pénitentiaire. C’est une structure hybride mélangeant des catégories professionnelles de tradition, de fonction et de statut différents : des surveillants pénitentiaires et des soignants. La visibilité de tous, personnels comme prisonniers sera constante (circuit vidéo) Le soin mis sous surveillance permanente. Comment garantir alors le respect de la confidentialité? Comment maintenir sa dimension l’éthique ?

L'UHSA est la conséquence d’une judiciarisation des comportements qui assimilent sous prétexte de responsabilisation, malades mentaux et délinquants. Plus que le retour à une conception ancienne du grand enfermement, elle indique le point de bascule du médical au service de l’idéologie sécuritaire. L’UHSA implantée sur le site de l’hôpital du Vinatier sera la 1ère d’une série de 22 prévues. Elle comptera 3 unités de 20 lits pour une population estimée à 9.000 détenus pour le territoire qu’elle a en charge. Peut-on sérieusement soigner avec de tels moyens les centaines de malades (30% des effectifs) qui peuplent les prisons qu’elle doit assister ? A moins qu’il ne s’agisse d’un soin « maintien de l’ordre » chargé de « casser les crises » suscitées par les conditions de détention ! Le soin deviendrait alors l’auxiliaire de l’ordre.

La loi Hôpital Patient Santé Territoire dite « loi Bachelot » désigne 14 missions de service public Les 4 dernières concernent les soins sous contrainte, les détenus, les sans-papiers ou demandeurs d’asile, les personnes retenues dans « les centres médico-sociaux judiciaires de sûreté ». Avec la circulaire du 11 janvier de graves entraves aux libertés sont planifiées. L’ordre et la sécurité publique priment sur les tentatives de réinsertion, rendant prioritaires les dossiers judiciaires, l’avis de la police et de la gendarmerie. C’est le grand retour aux amalgames. La maladie redevient un acte déviant et les malades des délinquants. Comme à l’école, comme dans l'entreprise, comme aux frontières, comme au pôle emploi, comme dans les quartiers, pour tout problème il n’existe qu’une seule réponse : le tout sécuritaire !

Au nom d’un sentiment d'insécurité diffus, l’Etat nous sature des peurs qui habitent la population. Il cultive à outrance ce sentiment, pour masquer une politique sociale inexistante, rétablissant le vieux fantasme des classes dangereuses. C’est toujours l’Autre qui est désigné responsable des dysfonctionnements de la société: le sans papier, le chômeur, l’étranger, l’adolescent « racaille », le malade…

Alors que la sécurité pour chacun devrait consister à avoir un travail correctement rémunéré, une couverture sociale véritable, un accès aux services publics étendus, des papiers, un toit, etc.… les ingrédients de la peur qu’il faut combattre, ce sont les conditions d’exploitation de l’individu qui poussent au suicide les salariés, à la délation, à la crainte de l'autre, à la crainte du contrôle, à la crainte de perdre son emploi etc…

Un grand débat autour des soins psychiatriques est nécessaire et doit avoir lieu. Si la psychiatrie a toujours été le miroir de la société par la façon dont elle envisage son activité, son organisation et ses débats, il n'est pas question d’en faire une psychiatrie au service du pouvoir ! Il n’est pas question de la réduire à la portion congrue de "l'ordre et du propre" !

C'est pourquoi, citoyen, nous sommes tous concernés.
C’est pourquoi nous vous invitons à en débattre dans une nuit de la résistance.

Côté pratique : pour rendre ce moment convivial que chacun(e) vienne avec une entrée ou un dessert nous nous chargeons des saucisses, merguez et boissons…Concert… Participation financière libre.


A l'appel des organisations : CGT Vinatier, Union Syndicale Départementale Santé-Action Sociale CGT et UD CGT du Rhône, SUD Santé Sociaux, CNT Santé Social , FSU 69, Elus communistes et apparentés de la ville de Bron, Guy Fischer Sénateur communiste du Rhône, Fédération du Rhône du PCF, Parti de Gauche 69, MRAP Lyon 1-4, Collectif Privés d'emploi de Vaulx en Velin, Collectif d'aide aux sans papier et demandeurs d'asile 69, NPA, CGA, La Gauche unitaire, L'Appel des Appels 69, CGT chômeurs, La librairie "à plus d'un titre", Le CIRDEL, CGT Renault Trucks, section de Lyon du syndicat de la magistrature…


Tract :



Flyer recto :



Flyer verso :

[CNT Education 69] Collège Barbusse (Vaulx-en-Velin): faute de réponse, la grève continue.

Article du lundi 8 mars 2010

Vaulx-en-Velin le 8 Mars 2010



Ce lundi 8 aura vu une très forte mobilisation au collège Barbusse avec 98;5% de grévistes : les cours ne se sont donc pas déroulés et le principal a renvoyé les élèves dans leur foyer.
Les enseignants étaient présents dès 7 heures du matin avec 4 banderoles devant le collège. Ils ont demandé à être reçus par le Recteur afin que celui-ci rétablisse les heures indispensables au fonctionnement des dispositifs permettant la réussite de leurs élèves. A cette heure ils n'ont reçu aucune réponse. Face à ce silence; les enseignants ont décidé de reconduire la grève demain Mardi 9 Mars. Ils se retrouveront à 9H00 au collège pour une assemblée générale avant de se rendre directement au Rectorat de Lyon afin d'obtenir une réponse à leur demande de rendez-vous. Ils organiseront à cette occasion une action visuelle devant le Rectorat à 11H30, suivi d'un barbecue festif. A cette occasion se tiendra une nouvelle conférence de presse à 13H00.

Les enseignants du collège Barbusse se sont aujourd'hui déplacés dans les collèges de la banlieue Est de Lyon à la rencontre de leurs collègues, afin de les informer de leur situation. Ils les ont alors invités à envoyer des représentants pour dénoncer avec eux les économies budgétaires réalisées sur le dos des banlieues et de l'éducation prioritaire.

Demande d'audience au Recteur qui a été envoyée ce matin.

Nous retrouver sur FaceBook : collectif collège Barbusse (69) en colère !!

Agression fasciste contre 3 militants de la CNT 69

Article du lundi 8 mars 2010



Samedi 6 mars 2010 vers 23H50, 3 militants de la CNT Education 69 ont été violemment agressés place Saint Jean dans le 5e arrondissement de Lyon, alors qu’ils sortaient d’un restaurant.

Une douzaine d’individus se sont abattus sur eux, par derrière et par surprise, les jetant à terre et les frappant à coups de pied, de poing mais aussi de nerfs de bœuf, de ceintures cloutées ou encore de bouteilles en verre en criant « Lyon est fasciste » et en proférant des « Sieg Heil » accompagnés du salut nazi.
Incontestablement, les 3 CNTistes agressés l’ont été pour leur engagement syndicaliste et libertaire connu. L’un d’entre eux a dû être transporté aux urgences où ont été constatées diverses blessures témoignant des violences subies : un pouce cassé, de nombreux coups au visage et sur le crâne, entraînant la réalisation de 12 points de suture.

Cette agression fasciste s’inscrit dans un contexte déjà bien lourd (action de harcèlement auprès des bibliothèques du 4e et du 8e, attaque d’un rassemblement contre la tenue du débat sur l’identité nationale, encerclement et intimidation de militant-e-s reconnus sur les pentes de la Croix-Rousse, etc. ).
Dans le climat social actuel, ces individus et groupuscules d’extrême-droite ont tenté, en agressant ainsi nos camarades, d’imposer une nouvelle étape dans l’escalade de la violence. Une réaction de l’ensemble des forces sociales, syndicales et politiques qui ne veulent pas voir l’extrême-droite semer la terreur dans nos rues semble dès lors de plus en plus urgente.

La CNT rappelle, qu’elle et ses militant-e-s, ne renonceront pas pour autant aux objectifs d’émancipation et de justice sociales qui sont les leurs. Elle poursuivra son action aux côtés de toutes celles et tous ceux qui luttent contre le retour de « la bête immonde » et au delà pour un autre futur.

No Pasaran !

Harcelées, exploitées, sous-payées, ça suffit : égalité sociale

Article du lundi 8 mars 2010

[CNT Education 69] Grève au collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin (suite...) :

Article du dimanche 7 mars 2010



Collège Barbusse ou la fin de l'hypocrisie sur l'ambition de réussir d'un Collège banlieue

Le collège Barbusse est classé en Réseau Ambition Réussite depuis 4 ans (c'est le classement le plus élevé des anciennes zones d'éducation prioritaire). Sous ce label, l'académie et le ministère veulent faire croire que notre établissement a des moyens qui lui permettent de palier les difficultés sociales de la population accueillie (plus de 90% de familles défavorisées). Les enseignants n'avaient pas attendu ce label pour mettre en place des dispositifs permettant d'accompagner l'entrée et l'adaptation des élèves au collège, ou des dispositifs d'aide pour les élèves de 4ème afin d'essayer de redonner goût à l'école à des élèves parfois en souffrance. Pourtant, depuis plusieurs années, ces moyens sont rognés, et les enseignants doivent se mobiliser à chaque annonce des crédits de fonctionnement pour l'année suivante sous peine de ne même pas pouvoir sauvegarder le strict minimum pour fonctionner décemment. Ici, nous n'avons pas vu passer le moindre centime des milliards annoncés par le très médiatique « plan banlieue ».

Bien au contraire : cette année, les moyens attribués au collège étant encore très nettement en baisse, le chef d'établissement a dû choisir de supprimer un certain nombre des dispositifs qui faisaient la force et la qualité de l'accueil au collège Barbusse. Les enseignants du collège Henri Barbusse réunis en heure d'information syndicale vendredi 5 mars ont décidé d'entamer un mouvement de grève à partir de lundi 8 mars afin de protester contre la situation qui est faite à leur établissement et par conséquent à leur élèves. Ils bloqueront également le collège à partir de 7 heures lundi matin.

Ainsi les élèves qui rentreront en 6ème à la rentrée 2010 ne bénéficieront pas des mêmes chances que ceux qui sont entrés au collège il y a quelques années. En effet contrairement à leurs aînés, ils ne bénéficieront plus d’heures d’aide au travail personnalisé (ATP) qui permettaient d'accompagner l'entrée et l'adaptation des élèves au collège. La rentrée en 6ème est en effet une période de transition difficile, et ce dispositif mettait l'accent sur la méthodologie nécessaire pour suivre correctement les cours au collège tant au niveau de l'organisation concrète du cartable ou de l'apprentissage des leçons. Lorsqu'ils rentreront en 5ème ils n'auront plus d'aide hebdomadaire afin de les aider dans leur travail personnel et se retrouveront en classe entière en sciences (sciences-physiques, SVT technologie). Pourtant dans ces matières où l'expérimentation est primordiale, accueillir les élèves en groupes réduits de 18 indispensables pour réaliser les expériences scientifiques dans de bonnes conditions de sécurité. De même en classe de 4ème, ce fonctionnement par groupes en sciences va disparaître, tout comme l’heure de Traitement des Difficultés Scolaire (TDS) mise en place il y a quelques années. Pourtant remédier aux difficultés rencontrées par les élèves de 4ième, classe dans laquelle les décrochages sont très nombreux, est également nécessaire au collège Barbusse. Ce dispositif permet aux élèves de réfléchir à leur difficultés et leur laisse le choix de la matière dans laquelle ils seront pris en charge pendant quelques semaines, que ce soit pour travailler un point qu'ils n'ont pas acquis ou pour approfondir un thème qu'ils affectionnent davantage ou encore pour avoir l’occasion de s’exprimer en langues vivantes dans un groupe de 14 élèves maximum.

Cet ensemble qui vise à créer une cohérence pédagogique et une ambiance de travail au sein du collège, et par là même à donner plus de sens à l'école risque de disparaître. Pourtant tous ces dispositifs ont été validés par l'administration et mis en avant comme pistes de travail pour d'autres collèges, en particulier lors de visites des inspecteurs généraux qui ont salué ces initiatives pédagogiques. Le travail des élèves et des enseignants a d’ailleurs porté ses fruits : le collège Henri Barbusse est passé de 45% de réussite au brevet des collèges au début des années 2000 à 80% ces deux dernières années.

Cela n'a pas convaincu l'Inspectrice d'Académie qui, lorsqu'elle a reçu une délégation composés de personnels et d'un parent d'élève, a apporté une fin de non-recevoir et reporté l’attribution d'hypothétiques moyens supplémentaires au mois de juin « en fonction de ce qui lui restera ». Or comment préparer sereinement et correctement la rentrée prochaine sans aucune certitude quant aux moyens alloués en septembre? Cette gestion témoigne d’une certaine indifférence pour la réussite scolaire de la jeunesse d'un quartier populaire comme celui de Vaulx-en-Velin et d’un mépris réel pour le travail de l’équipe pédagogique du collège Henri Barbusse.

Après tout, pourquoi un collège de banlieue ne se contenterait-il pas d'un petit 50% de réussite au Brevet des Collèges? Ne serait-ce pas là un juste retour à la normale? Pourquoi les enseignants et les parents maintiendraient-ils cette curieuse et bien trop coûteuse ambition de vouloir faire réussir leurs élèves et leurs enfants?





Mobilisation au collège Barbusse pour garantir une éducation de qualité : grève lundi 8 mars

[CNT Education 69] Mobilisation au collège Barbusse pour garantir une éducation de qualité : grève lundi 8 mars

Article du dimanche 7 mars 2010



Depuis plusieurs années, des dispositifs d'aide aux élèves et de nombreux projets pédagogiques ont été mis en place au collège Barbusse. Grâce à cela, les résultats au brevet sont passés de 45% à 80 % de réussite en dix ans et l'ambiance de travail s'est améliorée.

Or l'inspection d'académie enlève chaque année un peu plus de moyens.

Cette année, la diminution est tellement forte que cela va entraîner à la rentrée prochaine la disparition pure et simple de certains de ces dispositifs d'aide aux élèves, ainsi que la suppression des groupes de sciences.

Les enseignants du collège ont décidé de ne pas accepter ces choix budgétaires qui vont priver les élèves de Vaulx-en-Velin des chances de réussite qui leur sont dues. C'est pourquoi ils ont décidé d'être en grève à partir de lundi 8 mars.

N'hésitez pas à venir au collège pour venir vous informer et soutenir les personnels qui veulent se battre pour l'avenir des élèves de leur collège.

Vaulx en Velin Journal : moins de moyen pour les collèges

Communiqué du personnel du collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin

Lutte victorieuse à Vaulx-en-Velin

Metro : "La fronde des profs"

[Solidarité] Aubervilliers en lutte

Article du vendredi 5 mars 2010



Avant les vacances scolaires, les enseignants de Seine-Saint-Denis ont entamé un mouvement de grève reconductible afin de contester les décisions gouvernementales qui poursuivent et accentuent la casse du service public d'éducation. Ce mouvement parti d'Aubervilliers s'est étendu à l'ensemble de la région parisienne avec plus de 130 établissements du second degré en lutte et une centaine d'école primaire.

Quelques grévistes du 93 étaient présents hier soir à l'émission syndicale "Spartacus" sur Radio Canut

Lors de l'émission les grévistes d'Aubervilliers ont présenté leur blog qui met à disposition des informations sur le mouvement mais aussi du matériel militant qui peut être repris par toutes les personnes en lutte.

Voici le lien : http://aubervilliersenlutte.wordpress.com/

Photo occupation DDTE

Article du vendredi 5 mars 2010

Occupation des locaux de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône le mardi 2 mars 2010



On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !

Article du jeudi 4 mars 2010

[CNT 42] Le conseiller du salarié

Article du mardi 2 mars 2010

Depuis 2007, la CNT de la Loire a désigné 2 Conseillères et 2 Conseillers du Salarié.

Lorsqu’un ou une salarié-e contacte la CNT, une rencontre est organisée pour préparer l’entretien. Souvent les 4 Conseillers sont présents pendant cette rencontre : cela permet de mettre en commun toutes les connaissances avec le Salarié. A l’issu de cette rencontre, le Salarié connaît et peut choisir celui ou celle qui va l’accompagner à son entretien. Ensuite, si le Salarié le désire, la CNT peut continuer à l’accompagner dans ses éventuelles démarches pour faire respecter ses droits.

LE CONSEILLER DU SALARIE (Article L 1232-4 du Code du Travail)

Il a pour mission d’assister le salarié lors de l’entretien préalable à une rupture du contrat à durée indéterminée. Il ne peut intervenir dans les ruptures de contrat à durée déterminée, ni dans les entreprises où existe un représentant du personnel, même dans un autre établissement.

Son rôle est de veiller au bon déroulement de la procédure de l’entretien préalable :
- indication par l’employeur des motifs de la décision envisagée
- formulation par le salarié de ses explications

Les Conseillers sont désignés par le Préfet sur proposition des organisations syndicales. Ils ne peuvent être en même temps conseillers prud’homaux.

Le Conseiller peut témoigner ultérieurement devant le Conseil des Prud’hommes.

L’intervention des Conseillers des Salariés, mission publique et gratuite.

La compétence des Conseillers du Salarié s’exerce sur l’ensemble du département de la Loire. Elle n’est pas limitée au ressort de l’arrondissement pour laquelle ils figurent à titre indicatif.

Leur mission ouvre droit au remboursement des frais de déplacement qu’elle occasionne dans ce département.

La liste des Conseillers du Salarié contenue dans cet arrêté sera tenue à la disposition des salariés concernés dans chaque section d’Inspection du Travail, chaque subdivision d’inspection du Travail des Transports, au Service départemental de l’inspection du Travail, de l’Emploi et de la Politique Sociale Agricole et dans chaque Mairie du Département.

Depuis 2007, la CNT de la Loire a désigné 2 Conseillères et 2 Conseillers du Salarié.

Lorsqu’un ou une salarié-e contacte la CNT, une rencontre est organisée pour préparer l’entretien. Souvent les 4 Conseillers sont présents pendant cette rencontre : cela permet de mettre en commun toutes les connaissances avec le Salarié. A l’issu de cette rencontre, le Salarié connaît et peut choisir celui ou celle qui va l’accompagner à son entretien. Ensuite, si le Salarié le désire, la CNT peut continuer à l’accompagner dans ses éventuelles démarches pour faire respecter ses droits.

[International] Rassemblement en soutien à la FAU

Article du dimanche 28 février 2010

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant l'Institut Goethe pour marquer leur soutien au syndicat allemand FAU




[Lyon] Samedi 27 février à 15 h : Rassemblement de soutien à la FAU

Article du samedi 27 février 2010

Interdiction du Syndicat FAU de Berlin



La lutte dans les cinémas Babylon. La FAU Berlin (anarcho-syndicaliste) et sa section syndicale des cinémas Babylon mènent depuis Juillet 2009 une lutte pour obtenir une convention collective. Les cinémas Babylon sont des cinémas dits « engagés », subventionnés par la mairie de Berlin.

A Lyon, nous savons bien que la projection de films « alternatifs » n’empêche pas les patrons de se comporter comme des pourris. On se souvient de Moravioff, patron des CNP lyonnais, faisant vider en catimini la cabine de projection du CNP-Odéon l’été dernier. La FAU des cinémas Babylon de Berlin a engagé un combat pour l’amélioration des conditions de travail (salaires…).

A noter, que les salariée- s sont largement impliqué-e-s dans la lutte, ce qui est assez exceptionnel en Allemagne. Les « luttes » syndicales y sont en effet le plus souvent dirigées par le syndicat « unique » co-gestionnaire DGB (Ver.di pour ce qui est du secteur public). Autant dire, que l’action autonome des salarié-e-s des cinémas Babylon n’a été du goût ni du patron, ni de la municipalité (SPD et Die Linke), ni du syndicat « institutionnel » DGB (qui bien qu’absent des cinémas est allé négocier avec la mairie).

L’interdiction de la FAU de Berlin. A la demande de la direction des cinémas, les modes d’action choisis (notamment le boycottage) ont d’abord été interdits par un tribunal. La représentativité de la FAU-Berlin a été mise en cause.
Pire, le 06 Janvier, une ordonnance de restriction a été prononcée : elle interdit à l’union locale de la FAU-Berlin de se présenter comme « syndicat ». Il s’agit donc non seulement d’une privation des droits syndicaux de la FAU mais aussi d’une interdiction de fait. Une telle mesure n’a pas d’antécédent en Allemagne depuis 1933.
Le 12 Janvier, la direction du cinéma Babylon Mitte, qui considère que les camarades de la FAU n’ont pas respecté cette interdiction, a même demandé à un tribunal « une amende convenable [ou] l’emprisonnement des secrétaires ». Le syndicalisme de combat bâillonné.
La lutte menée par la FAU est une lutte pour l’amélioration des conditions de travail mais aussi pour la défense de la liberté syndicale.

Comme d’autres syndicats en France (Marseille, Lille, etc) mais aussi dans le monde (Espagne, Pologne, Suède), les syndicats CNT des Unions Départementales du Rhône et de l’Isère sont solidaires des camarades de la FAU. Ici aussi, le syndicalisme de combat et autogestionnaire est combattu par le patronat, par l’état… et par les syndicats « représentatifs » (notamment CGT et CFDT).
Les camarades de la CNT PTT en ont fait les frais (interdiction de 3 ans). Les réformes concernant la représentativité syndicale (récentes ou à venir) sont autant de nouvelles étapes de cette volonté de rendre inoffensifs les syndicats de lutte.


C’est aux travailleurs/ses de décider comment s’organiser !
Solidarité Internationale !



Rassemblement de soutien : samedi 27 février à 15 h devant l'Institut Goethe.
16 Rue François Dauphin, 69002 Lyon‎ - Près de la Place Bellecour.



tract :




La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)



Comment soutenir la FAU

Occupation des locaux de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône le mardi 2 mars 2010 19 h

Article du samedi 27 février 2010

On est comme tout le monde touché par la RGPP (révision générale des politiques publiques). ça signifie d'abord le nom remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite qui se traduit chez nous essentiellement par le non-renouvellement des catégories C. Les catégories C c'est chez nous d'abord les secrétaires. A l'occasion de la fusion des services d'inspection (généraliste, transports, agriculture) une section a disparu. Par contre la section travail illégal qui sert à faire le sale boulot pour répondre aux objectifs chiffrés du gouvernement (en terme de PV et de contrôles conjoints avec la police sous l'autorité du préfet) est maintenue comme section à part entière.

L'inspection du travail travaille structurellement sur la pénurie depuis toujours mais la charge de travail va donc encore augmenter pour notre plus grand malheur et celui des usagers-travailleurs.


Communiqué :

CGT-SNU-SUD-CNT

La Direction restant sourde aux revendications des agents de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi du Rhône (Inspection du travail...) ceux-ci occuperont les locaux le mardi 2 mars 2010 à partir de 19 heures pour dénoncer :

- le démantèlement de la DD au profit d'une administration au service des entreprises ;

- la suppression d'une section d'inspection du travail ;

- un véritable Plan Social (au-delà du non remplacement d'un départ sur deux à la retraite) notamment par la restructuration des services généraux : logistique, informatique, gestion du personnel, etc.

- la volonté de transformer l'inspection du travail en auxiliaire de police (en matière de travail illégal) ;

- une politique d'objectifs chiffrés ;

- la suppression de missions de service public (COTOREP, créations d'entreprises, apprentissage, formation en alternance, ...) ; - le mépris permanent de la direction face à l'inquiétude des agents ; - l'absence de prise en compte par la direction de risques psychosociaux causés par ce démantèlement de nos missions.

[Presse] Vaulx en Velin Journal : moins de moyen pour les collèges

Article du vendredi 26 février 2010



Alors que le gouvernement annonce 16 000 suppressions de postes dans l’Education nationale pour la rentrée prochaine, les collèges, dont ceux de Vaulx, subissent des coupes dans l’attribution de leurs moyens.



Dans ce contexte de diminution des moyens aux collèges, l’Inspection académique, chargée de leur répartition au niveau du département, a choisi de revoir à la baisse les heures attribuées au collège Barbusse, pourtant classé Ambition Réussite.

Pour denis Pourrat, enseignant à Barbusse, représentant syndical de sud Education : “Le gouvernement est dans une logique comptable”. selon lui et les autres représentants syndicaux Cnt-Education et snEs-Fsu, l’annonce de la diminution de la dotation horaire globale pour la rentrée prochaine s’inscrit dans une politique “visant à détruire le travail entrepris depuis une dizaine d’années” et s’avère catastrophique pour les élèves dont “90 % des familles sont dans la catégorie sociale défavorisée”.

Eric Bellot, le principal du collège Barbusse constate : “A la rentrée, nous recevons une enveloppe d’heures qui permet d’assurer les enseignements. En septembre nous avions une dotation horaire globale de 874 heures, pour la rentrée prochaine nous aurons 845 heures. Il n’y aura pas de suppression de postes et nous allons garantir l’enseignement de la langue arabe”. En revanche, la diminution de la dotation globale horaire va entraîner la disparition de dispositifs d’aide aux élèves : les classes de 4e bénéficiaient d’un soutien très spécifique qui va être supprimé et il ne sera plus possible de répartir les élèves en groupe pour les cours de sciences en 5e et 4e. Le collège Barbusse n’est pas le seul établissement concerné puisque, pour le département du Rhône, la baisse est de 800 heures. Les enseignants estiment qu’il n’y pas d’autre alternative que de “se battre car nous voulons que nos élèves puissent poursuivre leurs études dans de bonnes conditions. Nous avons eu un taux de réussite de 80 % au brevet cette année, alors que nous étions à près de 45 % il y a quelques années. Non seulement nous avons réussi à obtenir la paix sociale à Barbusse mais de plus à conduire nos élèves vers la réussite”. Ils ont déposé un préavis de grève pour le 1er mars, mais gardent l’espoir que l’inspectrice d’Académie leur accordera une entrevue d’ici-là : “C’est ce que nous lui avons demandé dans un courrier qui, pour l’instant, reste sans réponse”, précise Mickaël Goyot, enseignant et délégué syndical.

Les personnels du collège sont soutenus par les élus de la Ville et les parents d’élèves délégués, prêts aussi à se mobiliser pour le sort de leurs enfants. Car, pour stéphanie stupak, parent d’élève siégeant au Conseil d’administration, “c’est bien l’avenir de nos enfants qui est en jeu. Comment, en effet, conserver la même qualité d’enseignement lorsque les moyens diminuent ? Aussi bien la direction que les enseignants sont à l’écoute des parents et des élèves. Il existe une vraie volonté d’aider les élèves. Mais avec moins d’heures, les enseignants n’auront plus le temps de s’investir autant. Ce n’est pas parce que nous habitons dans des quartiers dits difficiles que nos enfants n’ont pas le droit à la réussite”, s’insurge-t-elle.

une colère d’autant plus justifiée que le 3 novembre 2009, Luc Chatel, le ministre de l’Education nationale déclarait à propos de la politique du gouvernement en matière d’éducation : “Notre principal objectif est de lutter contre l’échec scolaire. Dans les Zones d’Education Prioritaires, lutter contre l’échec scolaire, c’est faire plus pour ceux qui ont moins (…). Trois ans après la création des réseaux Ambition Réussite le bilan est encourageant. Nous devons concentrer les moyens là où les besoins sont les plus criants. Faire d’avantage pour les élèves qui ont des difficultés”. dont acte.

Jeanne Paillard



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[International ] Mobilisation pour la liberté syndicale en Allemagne

Article du mercredi 24 février 2010



Communiqué de presse

Samedi 27 février à 15h00, l’Union Régionale Rhone-Alpes de la CNT appelle à un rassemblement devant l’Institut Goethe, 16 Rue François Dauphin.

La Confédération nationale du travail (CNT) continue ainsi la mobilisation mondiale qui a vu des protestations dans 20 pays du globe les 29 et 30 janvier dernier, ainsi la France a connu des mobilisations à Marseille, Lille et Paris. La dernière décision juridique, datant du 16 février 2010, démontre la nécessité de maintenir, voire d’augmenter la pression publique. En effet, un tribunal a confirmé l’arrêt interdisant au syndicat berlinois de la Freie Arbeiter-Union (FAU) de poursuivre le conflit social dans un cinéma de la capitale allemande.
Le juge aurait reconnu, d’après un témoin, que dans n’importe quel pays européen les droits syndicaux de la FAU ne seraient pas remis en cause. Mais selon lui, la tradition allemande exigerait le maintien des interdictions contre la FAU. Oui, deux interdictions : car la direction du « Babylon », le seul cinéma subventionné par la mairie, s’est appuyée sur l’arrêt récemment confirmé pour faire interdire à la FAU Berlin de poursuivre son activité dans le cinéma mais également de se désigner comme « syndicat » ou « syndicat de base ».

Les attaques juridiques ne s’en prennent pas uniquement à la section du cinéma mais visent la totalité du syndicat local, la FAU Berlin. Ceci au moment où le 4e sénat de la Cour fédérale du travail s'apprête à casser un des piliers du droit syndical allemand en autorisant l'existence de plusieurs conventions collectives dans la même entreprise. La FAU a d’ores et déjà annoncé qu’elle allait se battre dans toutes les instances afin de faire reconnaître ses droits comme l’a dit l’avocat Klaus Stähle : « C’est une lutte contre les structures de pensée juridique établies qui est menée ici. » Point de vue partagé par le nouveau-né Comité pour la liberté syndicale regroupant notamment des militants des syndicats DGB – comme ver.di et IG Metall – et d’autres citoyens défendant les droits civiques. Ne partageant pas forcément la conception anarcho-syndicaliste de la FAU, ils appellent malgré tout leurs adhérents et permanents de syndicats ainsi que tous les défenseurs du droit fondamental à la fondation d’organisations de salariés libres et indépendantes à défendre la liberté syndicale et à revendiquer l’annulation de la décision interdisant à la FAU Berlin toute activité syndicale. Il faut savoir qu’en Allemagne les conventions collectives de branche validées ne sont contraignantes que pour les organisations signataires et leurs adhérents ; 50% des salariés travaillent donc sans convention collective.

La FAU est la confédération anarcho-syndicaliste en Allemagne. Confrontées à un cadre juridique restrictif, les organisations fédérées ont, les années dernières, augmenté leurs efforts sur le terrain syndical. La FAU Francfort a initié la première grève dans l’intérim en décembre 2005 ; aujourd’hui c’est la FAU Hanovre qui soutient les intérimaires licenciés de VW à Stöcken.
La FAU Berlin s’investit au sein des cinémas depuis plusieurs années. En 2002 déjà, une étude de la FAU constatait que largement plus de la moitié des salariés dans les cinémas berlinois sont des étudiants. Après s’être engagé au niveau de la culture, du social, des stagiaires et des licenciements abusifs en 2008 et 2009, les anarcho-syndicalistes s’apprêtaient à conclure leur première convention collective à Berlin.


tract pdf

Plus d’informations sur internet :


http://www.cnt69.org/index.php/2010/02/19/289--lyon-rassemblement-de-soutien-a-la-fau

La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)


www.cnt-f.org/international


Appel du Comité pour la liberté syndicale :
www.labournet.de/diskussion/gewerkschaft/real/fausoli.pdf

[CNT Interco 73] Salarié(e)s d'ED Albertville en Lutte contre le travail dominical

Article du mardi 23 février 2010

ED c'est quoi? C'est l'enseigne discount du groupe carrefour qui compte 934 magasins au 10 février 2010.

Rappel des faits :
Un mouvement de protestation du personnel du magasin ED d'Albertville est en marche depuis le 11 Octobre 2009 contre l'ouverture le dimanche d'Albertville. Une première rencontre a lieu entre deux délégués syndicaux de la région Rhône-Alpes et deux membres de la direction de ED le 16 décembre 2009 (après deux mois de protestation) qui n'a rien donné et qui a duré 15 minutes à peine. Une deuxième réunion de négociation a été organisée le 21 janvier 2010 entre délégué-es syndicaux et représentants de la direction dont voici quelques extraits :
Une déléguée syndicale CGT : « Les salarié-es employé-es ne sont pas volontaires pour travailler le dimanche, les salarié-es Agent-es de Maîtrise acceptent de travailler le dimanche à la double condition de ne travailler qu’un dimanche sur quatre et que les heures travaillées ce jour-là soient majorées à 100%.
Nous souhaitons aussi que les salarié-es grévistes, planifié-es systématiquement chaque dimanche sur ordre de la Direction, voient leurs heures de grève rémunérées (puisque outre les 2 étudiantes présentes chaque Dimanche la Direction insiste pour planifier une employée gréviste dans le seul but d’impacter son salaire!)».

Le représentant de la direction régional ED Rhin Rhône : [sur un ton moqueur] « Albertville…c’est en France non? » « ... » La suite se résume ainsi : 1ère Loi : le magasin peut ouvrir le dimanche. 2ième Loi: cela fait longtemps que vous êtes au courant que le magasin allait ouvrir le dimanche. 3ième Loi : je n’ai pas le pouvoir de négocier plus que 30% de majoration. «C’est la Loi chez Ed, j’espère de tout cœur qu’elle évoluera mais pour le moment elle n’évolue pas.»

« ... »

Déléguée syndicale CGT : « Comme vous le dites, nous sommes en France et vous avez le droit d’ouvrir…et bien nous avons le droit de faire grève. Si vous retombez sur vos pattes en faisant venir tous les dimanches des salarié-es d’autres magasins en leur payant les frais de déplacement, en faisant venir systématiquement un huissier de justice, alors tant mieux! ». « ... » Pour résumer, vous nous conviez à une négo, nous vous avons transmis nos revendications, nous sommes présents, maintenant dites-nous ce que vous comptez faire ou ne pas faire, vous nous proposez quelque chose ou pas ? »

Le représentant de la direction régional ED Rhin Rhône : «Alors, je suis d’accord pour lancer quelque chose, j’ai eu l’inspecteur du travail sur le sujet, et voilà la seule chose qui me paraît commercialement jouable :
- 1 dimanche travaillé sur 3 (Employé ou Agent de Maîtrise) et moins si le chiffre d’affaire augmente. Si Albertville fait plus de 8000 euros on passera à 1 sur 4.
Après, concernant le volontariat et la majoration ce n’est même pas une revendication !! Vous savez par avance que ce n’est pas possible.»

Cette réunion a eu lieu après le quinzième dimanche de manifestation d'affilée. La déception des salarié-es et des sympathisant-es est très grande.

Dernièrement :

Une séance de concertation a été organisée le 29 janvier 2010 sous l'égide de la sous préfète d'Albertville. Les sympathisant-es ont été invité-es à participer à la séance. Deux initiatives ont été proposées :
- la poursuite des discussions entre Direction et salariés d’ED pour déboucher au plus tard fin février sur un accord portant sur le volontariat du personnel et une revalorisation de la rémunération du dimanche. En attendant, le Maire a proposé que le magasin reste fermé pendant cette période.
- la mise en place d’un groupe de concertation, sous la haute autorité du Préfet de la Savoie, en vue de discuter d’un accord de branche avec toutes les organisations professionnelles concernées sur le choix de l’ouverture dominicale à Albertville.

La lutte s'est intensifiée dans les dernières semaines. Ainsi, depuis le 07 février 2010, les manifestant-es ont procédé à un blocage pur et simple de l'entrée du parking pour les voitures empêchant ainsi les consommateurs de se rendre à ED comme à Intermarché (également ouvert le dimanche et situé à proximité). Ils ont dissuadé également les gens qui venaient à pieds faire leurs courses le dimanche. L'accueil a été plutôt partagé de la part de ces derniers. Il y a ceux qui soutiennent et les « marche ou crève ». La réaction du patron d'Intermarché a été assez violente car ce blocage lui a fait perdre de son précieux chiffre d'affaires. Les flics lui ont fait comprendre qu'ils ne feraient rien pour empêcher le blocage. Le conseil municipal d'Albertville s'est prononcé le 8 février 2010 contre l'ouverture des commerces de grande distribution le dimanche et appuie la proposition d'organiser un accord de branche sur le choix de l'ouverture dominicale à Albertville. Peut-être à cause du durcissement du mouvement ? Le combat n'est pas terminé mais la preuve est faite : Nous n'obtiendrons rien sans rien !!!

Le courage dont ont fait preuve les employé-es de ED est exemplaire. Après quatre mois de lutte, elles ne désarment pas et les soutiens n'ont pas manqué à l'appel. Des syndiqué-es aux sympathisant-es, c'est cinquante à soixante personnes tous les dimanches depuis 19 semaines.


les ED d'Albertville : 20 dimanches de grève
envoyé par lepetitdemocrate. - L'info video en direct.


Compte-rendu du rassemblement du 14 février 2010

Ca a commencé plutôt froid: températures bien négatives et vent glacial. Café, vin chaud, viennoiseries...
Vers 10 h 45, on se place à l'entrée du parking avec des chariots renversés (a las barricadas!) et une banderole.
Et pratiquement tout de suite, ça démarre. Des clients du dimanche freinés dans leur élan consumériste s'énervent, s'indignent, gueulent, font crisser les pneus en repartant rageurs et rageuses. Puis une voiture passe en force au risque de blesser les personnes présentes. Ce taré n'appréciant pas les 2 ou 3 coups de latte dans son pare-chocs (ça sert pourtant à ça non?) sort son téléphone portable pas pour appeler les flics, non, mais deux de ses copains dont un arrive en dissimulant mal un hachoir d'une bonne 20aine de centimètres! Fort heureusement il ne s'en est pas servi mais ça vous donne l'ambiance....

En même temps, le directeur d'Intermarché déboule comme un malade, essaie de redresser les chariots en vain, on est peu nombreux à s'opposer physiquement. Sa sbire, non moins hystérique, fulmine et curieusement, c'est la CNT qui prend, verbalement et un de nos drapeaux est jeté par terre par la madame. Tiens donc!

D'autres bagnoles vont foncer sur nous, passer sur le talus, hargneux comme pas possible. Une camionnette en particulier dont le conducteur force le passage n'apprécie pas le coup de latte d'un de nos camarades dans son rétro et sort de sa tire comme une furie et saute sur l'agresseur de son rétroviseur. Heureusement, des mecs s'interposent, notre camarade est juste éraflé à la bouche.

Tous mauvais comme c'est pas permis parce qu'on les empêchait d'aller acheter les olives "indispensables" pour l'apéro !

Avec rage et détermination...



A Albertville les Ed contre l'ouverture le dimanche
envoyé par lepetitdemocrate. - L'info video en direct.


http://leptitdemocratechambery.over-blog.com/article-travail-du-dimanche-22-dimanches-de-greve-pour-les-ed-d-albertville-45383193.html


Rappel campagne de la CNT Interco 69 contre le travail le dimanche :

Non au travail le dimanche !

Non au travail le dimanche ! (bis)

[Education] N'AUTRE ECOLE N°25 - hiver 2010 - en ligne

Article du samedi 20 février 2010



Connaître la pieuvre : d’où vient l’évaluation, notée ou pas, dans l’entreprise et dans l’école. Y répondre : par le refus quand nécessaire, par son double intelligent, sensible et rigoureux dans l’ordinaire des jours. Si notre numéro est copieux, ce n’est pas seulement fonction de l’enjeu, mais parce que les exemples de « contre-évaluation » sont nombreux, et « transférables » comme on dit. Sans compter que nous poussons l’obsession jusqu’à nous demander s’il faut évaluer nos combats. N’hésitez pas à évaluer ce numéro ! (il n’y a que son prix que nous n’avons pas (ré)évalué, bien qu’il atteigne les 60 pages)



SOMMAIRE :

Édito

Tous évalués. Pourquoi ? Par qui ?

La théorie de l’évaluation

C’est eux qui le disent...

L’évaluation nouveau paradigme des réformes de l’éducation

La nuit sécuritaire

Récréation

Secteur privé : l’évaluation reste un outil de tri sélectif

N’Auto école

Mémento juridique : évaluation des personnels Évaluer et s’évader ?

Propos sur l’évaluation

Notation : pourrons-nous changer

les mentalités et les pratiques ?

Où est passée la note ?

La constante macabre

L’expérience de l’Hautil

Des ceintures de toutes les couleurs

Une histoire de la note... et de sa contestation

Anecdotes docimologie

Les arbres de connaissance

La Recherche ou l’évaluation permanente

Notation, évaluation, inspection : objection !

L’évaluation dans le supérieur

Le refus d’inspection dans le secondaire

Pour une stratégie de l’opacité

Les compétences : faire avec ou comment s’en débarrasser ? Quelle évaluation pour nos luttes ?

Les évaluations nationales au cœur des luttes

Mais comment évaluer notre action ?

Évoluer et s’évaluer

RESF : l’impossible bilan

► Mais aussi en ligne sur le site de la revue : L’évaluation en maternelle, Éric Dussart

Aimer ne s’évalue pas, René Croci

Dis, donc… c’est à l’école que tu apprends ces vilaines manières ?, Ch. Pepinster

... et des prolongements aux articles.

Carnet de lectures

Lecture jeunesse



A lire en ligne en cliquant sur le vignette ci-dessous, bonne lecture (la revue papier est disponible au local CNT pour 4 euros)




site de la revue "N'autre école"

[Leur presse] Metro : "La fronde des profs"

Article du vendredi 19 février 2010





La prochaine rentrée inquiète les enseignants du collège Henri-Barbusse.
Un dispositif d’aide aux élèves doit être supprimé.


Inquiétude au collège Henri-Barbusse à Vaulx-en-Velin. Après l’annonce par leur chef d’établissement de la disparition de plusieurs dispositifs d’aide aux élèves, les enseignants ont empêché lundi soir la tenue du conseil d’administration, pour protester contre la dotation horaire fixée pour la rentrée 2010-2011.

“Nous avons la confirmation que les dispositifs d’aide aux élèves de 6e et de 5e, ainsi qu’aux groupes de science, seront supprimés, alors même que ces dispositifs avaient été salués par l’administration l’an dernier”, s’inquiète Mickaël Goyot, professeur de mathématiques et syndiqué CNT.

“Ces soutiens ont été mis en place progressivement, il y a huit ans, quand nous avions 45 % de réussite au brevet. Aujourd’hui, avec 80 %, l’inspection académique considère-t-elle que c’est suffisant ?” s’interroge-t-il.

“Dans ce collège classé ‘ambition réussite’, où 90 % des familles sont défavorisées, nous avons des élèves qui, en 6e, ne savent toujours pas lire”, déplore Denis Pourrat, professeur de français, syndiqué SUD-Education.

L’inspection académique affirme qu’à Henri-Barbusse, aucun poste ne sera supprimé, mais que des ajustements sont à l’étude. La préparation de la rentrée se déroule jusqu’en juin en concertation, souligne l’inspection, qui se dit prête à recevoir une délégation.

41 : C’est le nombre de postes équivalent temps plein qui seront supprimés, toute discipline confondue, dans les collèges et lycées publiques du Rhône, pour la rentrée 2010-2011.
Source : commission technique paritaire départementale.


Article en pdf



Communiqué du personnel du collège Henri Barbusse de Vaulx-en-Velin

[International] La coordination ROUGE ET NOIRE solidaire de la FAU

Article du vendredi 19 février 2010



Suite à un conflit social dans un seul cinéma, un tribunal berlinois a interdit, mi-décembre 2009, au syndicat local de la confédération « Freie Arbeiterinnen- und Arbeiter-Union » (FAU) de se désigner comme « syndicat » ou « syndicat de base ».

Un jour après la confirmation de cet arrêt début janvier 2010, la décision du tribunal n’était pas encore rendu par écrit, la direction du même cinéma demande au même tribunal de prononcer une « une amende d’un montant convenable [ou] l’emprisonnement des secrétaires » de la FAU Berlin. Désormais, tous les syndicalistes FAU à Berlin – et pas uniquement les salariés de l’entreprise en question – se voient privés de leurs droits syndicaux (droits de grève et de signature).



Autres pays, autres mœurs ? Pas du tout ! Nous tous connaissent de semblables attaques à des syndicats de lutte sous n’importe quel prétexte.

Citons par exemple l’interdiction de la CNT-PTT en France en 2006 ou les multiples cas de répression en Suède, Espagne, Grèce, Italie, Angleterre ou Pologne ou ailleurs. À Berlin aussi, il s’agit d’une infraction aux libertés syndicales pourtant protégés par la Constitution allemande et par la convention C87 de l’Organisation Internationale du Travail. Car c’est bien uniquement aux travailleurs de définir ce qu’est un syndicat et de choisir son organisation syndicale !

Fidèles au mot d’ordre du mouvement syndical : « Une attaque contre un seul est une attaque contre tous ! », les organisations soussignées informeront le public de cette scandaleuse affaire d’état. Nous appelons la Cour de cassation à annuler cette interdiction d’exercer le droit syndical, et appelons les juges allemands à arrêter de charger la FAU Berlin de peines juridiques alors que son seul but en tant que syndicat est de défendre les intérêts et besoins de ses membres.



Afin de faire pression sur l’État allemand et afin de soutenir activement nos camarades de la FAU, les organisations membres de la Coordination rouge et noire organiseront différentes actions dans la semaine du 12 au 20 février 2010 en parallèle au festival international du cinéma à Berlin.

L’État allemand doit respecter la liberté syndicale !

Vive la solidarité internationale des travailleur-seuses !

Vive l’anarcho-syndicalisme et le syndicalisme révolutionnaire !


La Coordination anarcho-syndicaliste (CNT (France), USI (Italie), IP (Pologne), CGT (Espagne), SAC (Suède))


Le syndicat FAU-AIT (anarchosyndicaliste) déclarée illégale à Berlin (Allemagne)

Copenhague : la grande escroquerie climatique et sociale

Article du vendredi 19 février 2010

La manifestation monstre du samedi 12 décembre a réuni pas oins de 100 000 personnes en faveur d’un engagement des États pour une action réelle en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Néanmoins, on ne s’attendra pas à un résultat satisfaisant du sommet, qui se termine le 18 décembre, pour prendre les mesures nécessaires à une baisse drastique des émissions de GES, la stabilisation du climat à un maximum de + 2° et à une solidarité avec les peuples qui sont les plus victimes des impacts du réchauffement climatique.



Le système capitaliste nous montre un fois de plus son incapacité à régler les problèmes qu’il a luimême engendré : les théories de l’économie libérale basées sur la croissance sans fin se retrouvent de plus en plus au pied du mur, face à la réalité d’un monde fini, d’une biosphère de plus en plus incapable de supporter les activités humaines et d’une misère toujours plus importante pour les presque sept milliards d’humains qui peuplent la terre. Copenhague et Kyoto sont déjà, en soi, une arnaque. Les gouvernements comptabilisent en effet les émissions (donc leurs éventuelles réductions) par pays. Ce qui est un non-sens technique dans un système économique mondialisé : la plupart des biens de productions (et les émissions qui leur sont dûes) sont consommés dans les pays riches mais leurs émissions sont imputées aux pays où ils sont produits (Chine, etc). Il est donc facile pour la France de se glorifier d’une stabilité de ses émissions de GES, son activité industrielle étant en partie délocalisée dans les pays en développement.

De même que pour la production alimentaire, une large partie de ce que nous consommons provient de cultures des pays du Sud. Par exemple, les importations massives de soja (transgénique bien souvent) pour l’élevage du bétail européen sont responsables d’une vaste déforestation (ainsi que la destruction des cultures paysannes locales) et d’une part importante des émissions mondiales de GES.

Les pays riches ont donc la responsabilité historique du réchauffement climatique, depuis la révolution industrielle notamment, mais ils en sont responsables également aujourd’hui avec les compagnies financiéro-industrielles qui ont délocalisé une bonne partie de la production vers les pays pauvres mais pas les profits, bien entendu. Le rouleau compresseur de ce système capitaliste déferle donc sur des continents entiers, détruisant aussi bien forêt vierge et autres écosystèmes, peuples et cultures locales, acquis sociaux dans les pays riches, imposant un sous-prolétariat miséreux dans les pays en développement, épuisant les ressources vitales à l’économie humaine, énergie, matières premières, eau et terres arables.

Derrière les façades fraîchement repeintes en vert des supers ministères de développement durable (sic !) et autres multinationales, derrière les discours de la croissance verte et autres attrape-nigauds, la réalité est toujours plus de profits, toujours plus de casse sociale et, au final, c’est toujours nous les plus pauvres qui paieront les pots cassés.

Au moment du sommet de Copenhague, on apprend la fin du tarif réglementé du gaz (prochainement celui de l’éléctricité ?), la libéralisation du trafic voyageur du rail (on a vu le résultat pour le fret : toujours plus de camion) et l’augmentation des abonnements d’électricité. En effet, Edf a augmenté de 172 % l’abonnement le plus économique pour les petits consommateurs, mesure encourageant donc la consommation d’électricité (à 80 % nucléaire).

La résolution des problèmes environnementaux ne se fera donc pas sans une remise en cause radicale de notre système économique et sociale. Il faut imposer enfin les vraies bases d’une société égalitaire : produire par nous-même pour nous-même sans enrichir divers profiteurs.

Tout en préparant ce futur bouleversement social par les luttes menées sur le terrain social, dans nos entreprises et dans la rue, de multiples solutions pratiques existent pour éviter ce système de surproduction. Ainsi, à l’image de la coopérative « coopequita », soutenue par les syndicats de la CNT, regroupant producteurs et consommateurs, sortons des supermarchés et d’une industrie destructrice !

Bitume CNT Santé-social 69

[Calais] solidarité avec les No Border !

Article du jeudi 18 février 2010

Communiqué de presse de l’UL-CNT de Lille du mercredi 10 février 2010 :

SOLIDARITE AVEC LES NO BORDER

Il y a quelques semaines SôS Soutien ô Sans-papiers louait un Hangar rue Cronstadt à Calais et mis à disposition du collectif No Border afin de soutenir et de discuter avec les migrants dans leurs luttes.

L’ouverture du Hangar eu lieu samedi 6 février 2010.

Comme souvent, l’accueil des forces de l’ordre fut expressif et violent : utilisation de la force physique et morale à l’encontre de personnes pacifiques (migrantEs et militantEs, une dame âgée a eu le nez cassé par les CRS)...

Ces actions de violences ont débutées dès l’ouverture du Hangar (blocages des rues alentours par les forces de l’ordre) et ont été commanditées par le ministre Besson, la mairesse Bouchard et le sous-préfet Gavory.

Le Hangar de la rue Cronstadt fut assaillis par les forces de l’ordre dès le samedi soir et les militantEs furent arrêtés et mis en garde à vue le lendemain.

En ce qui concerne les migrantEs, ils eurent le droit de quitter les lieux sans être arrêtéEs et aussi de passer la nuit dans la rue sous des abris de fortunes, sous des ponts...Vers 18h00 les militantEs mis en garde à vue furent relâchéEs.

Depuis dimanche le hangar a été verrouillé et mis sous la surveillance des forces de l’ordre. La rue Cronstadt a été libérée des forces de l’ordre mardi.

Ce mercredi à 15h00 a eu lieu, rue Cronstadt devant le Hangar, une conférence de presse avec les associations (No border et SôS Soutien ô Sans- papiers).

L’Union Locale des syndicats CNT de Lille soutient l’initiative prise par les associations SôS Soutien ô Sans-papier et par le collectif No Border dans leur action de résistance, et ne peut que condamner l’Etat pour sa violence répressive.

UL-CNT de Lille
- ul-lille@cnt-f.org
- http://www.cnt-f.org/59-62

La mécanique de l’exclusion

Article du jeudi 18 février 2010

Il y a aujourd’hui officiellement en France huit millions de pauvres, soit 13 % de la population.
Il s’agit de la pauvreté dite « monétaire » qui se définit par les personnes disposant d’un revenu inférieur à 60 % du revenu médian. Mais la pauvreté ne se résume pas au revenu et comprend le manque d’accès à de nombreux besoins élémentaires (santé, logement). Elle ne peut être résorbée que par un effort volontariste de la société qui aille à l’encontre de la logique du marché.

La spirale de l’exclusion

On peut reprendre la définition que donne de la pauvreté le sociologue britannique P. Townsend : être « exclu des modes de vie courants dans une société ». C’est pourquoi la pauvreté est une situation de non-accès à certains droits fondamentaux.
Plusieurs indicateurs peuvent être retenus pour mesurer cette situation. L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale en retient quatre principaux :
— le taux de renoncement aux soins pour des raisons financières (13 % de la population en 2005) ;
— le taux de jeunes n’ayant pas achevé un diplôme reconnu (CAP, BAC, BEP) : 100 000 chaque année ;
— la proportion de demandes de logements sociaux non satisfaites au bout d’un an : 45.8 % en 2006 ;
— le taux de demandeurs d’emploi non indemnisés : 40,3 % en 2006.

L’exclusion est ainsi l’aboutissement d’un parcours où les différentes dimensions se renforcent mutuellement.
L’indicateur le plus synthétique reste néanmoins celui de la pauvreté monétaire : revenus inférieurs à 60 % du revenu médian.
Concrètement, ce revenu a été fixé en Europe à 908 euros. C’est lui qui permet d’estimer la pauvreté en France à 13 % de la population. C’est pourtant moins que la moyenne des pays de l’UE (16 %) et nettement moins que certains pays qui ont 20 % de pauvres (Espagne, Italie, Royaume-Uni, etc.).



Comment les pays riches peuvent-ils développer en leur sein une telle proportion de pauvres ?

Au coeur, le problème de l’emploi. Bien sûr, la première solution est de fournir un revenu décent à ceux qui en sont privés. Mais on ne peut pas le faire dans la logique capitaliste car ce serait une « désincitation au travail ». Alors ces allocations, comme le RSA, sont calculées pour être en dessous du seuil de pauvreté officiel. On te permet de ne pas crever, mais on te fait bien sentir que tu n’as pas le droit aux « modes de vie courants dans une société. »

Bien mieux, on voit se développer cette nouvelle catégorie de « travailleurs pauvres ». Effectivement, 10% des salariés du secteur privé touchent moins de 710 euros par mois. Soit ils ne travaillent pas à plein temps, soit ils font des allers-retours entre emploi et chômage. Sans doute que le travail assure à chacun une place dans la société et renforce une image positive de soi. Mais, quand tu es confronté aux mêmes choix budgétaires qu’un autre pauvre, on peut douter que ce soit très motivant de travailler. Surtout quand tu vois que la santé de l’économie mondiale dépend des intuitions de quelques traders qui jouent des milliards sur les marchés financiers. Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume du capital.

Solidarité collective contre les mécanismes de marché Le capitalisme semble bien incapable d’assurer à chacun un emploi décent. Cela fait plus de 30 ans qu’il maintient 10 % de la population aux marges de la société. L’autorégulation du marché, loin de résorber le problème, semble bien se contenter de cette situation. Au contraire, dans la période récente, il tend à développer des nombreuses situations intermédiaires entre emploi et chômage.
Cela stabilise sans doute les chiffres du chômage mais pas ceux de la pauvreté. Il n’y a pas d’illusions à se faire. Dès sa naissance, le capitalisme a développé la pauvreté d’une partie de la population. Si la paupérisation, dénoncée par Marx, ne s’est pas pleinement produite, c’est bien grâce aux luttes ouvrières et sociales. Le capitalisme laissé à lui-même développe spontanément les inégalités.

Seule notre action consciente et organisée peut permettre de réduire les inégalités dans la société. Faire de la solidarité collective la valeur centrale ne viendra pas spontanément du fonctionnement du marché, mais devra au contraire s’imposer contre sa logique inhumaine.

Rico CNT Education 69