CHÔMAGE, POLLUTION, MISERE, REPRESSION, EXPLOITATION...
LE CAPITALISME, C'EST LA CRISE !

Rencontre avec Nicolas Jounin Auteur de «Chantier interdit au public»

Article du samedi 4 février 2012

Samedi 4 février 2012 à 16 h
au Cedrats, 27 montée Saint-Sébastien, 69001 Lyon
Métro «Croix-Paquet» suivi d’un pot de l’amitié




Le BTP, une longue coulée de béton tranquille ???

Nicolas Jounin, sociologue, s’est immergé, en tant que travailleur du Bâtiment, dans le monde du béton armé ; il nous dévoile la face cachée du coffrage et du ferraillage.


- Mainmise des grosses entreprises (Vinci, Bouygues, Eiffage)... Recours massif à l’intérim et au CDD... sous-traitances en cascade... fourmillement des statuts pour un même poste de travail...

- Organisation du travail, de plus en plus sauvage, permettant au Patronat de disposer d’une main d’oeuvre interchangeable et corvéable à merci, d’autant plus que les travailleurs sont isolés, opposés hiérarchiquement et souvent précaires (immigrés, sans-papiers,...).


- Pourtant des luttes existent ; l’espoir demeure. A nous de nous organiser !

Affiche A3

[CNT Travail] Le 7 février Grève et Rassemblement devant la DIRECCTE RHONE-ALPES.

Article du jeudi 2 février 2012



Au ministère du travail, on se tue au travail!

Nous accusons !


Romain Lecoustre, Inspecteur du Travail, s'est suicidé à son domicile, le 18 janvier 2012. Au mois de juillet dernier, notre collègue avait déjà attenté à ses jours.

Trop plein d’une charge de travail aggravée par celle des intérims dont la hiérarchie a refusé de prendre la mesure.
Trop plein de pression croissante sur les chiffres et d’une organisation du travail, en décalage complet avec la demande des usagers.
Trop plein de la hiérarchie qui fait de la dévalorisation et de la déstabilisation des agents un mode de relation hiérarchique.
Dès 2010, le médecin du travail et à sa suite les organisations syndicales avaient alerté sur la détérioration des conditions de travail dans le service en missionnant un expert.

A la suite à sa tentative de suicide, tous les échelons hiérarchiques ont été alertés sur la détérioration de ses conditions de travail et nous avons dénoncé leur inertie à prendre des mesures afin de faire cesser cette situation. L’ensemble des témoignages recueillis et des éléments démontrant le caractère professionnel de la tentative de suicide leur ont été transmis.

De la hiérarchie locale jusqu’au DAGEMO/DGT : l’administration savait.
Nous accusons l’administration :
d’avoir laissé perdurer cette situation sans agir, et donc de l’avoir aggravée,
de maintenir une politique du chiffre et du résultat sans états d’âme dans tous les services,
et de contribuer à la perte de sens au travail.

Nous exigeons !

Aujourd’hui, après notre colère et écœurement nous demandons justice pour Romain.
Nous demandons la reconnaissance immédiate de sa tentative de suicide et de son suicide en accidents de service, et ce dès la réunion du CHSM extraordinaire convoqué le 7 février au cours duquel, nous réaffirmerons également cette demande pour Luc.

Ce suicide s’ajoute malheureusement à une liste qui commence à être longue dans notre ministère.

La mise en place de la RGPP, de la politique travail, de la performance individuelle, de la réduction d’effectifs, ont détérioré les conditions de travail des agents. L’arrivée imminente de la PFR (prime de fonction et de résultats) ne va pas améliorer les choses, bien au contraire !

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus attendre qu’un autre collègue mette fin à ses jours. Il y a urgence à répondre aux revendications !

abandon immédiat de tous les objectifs chiffrés
arrêt des suppressions d’emplois alors que la charge de travail ne cesse d’augmenter
arrêt des suppressions de missions (emplois, formation professionnelle), des mutualisations de fonctions avant leur externalisation
retrait de la note sur la ligne hiérarchique
stop à la dévalorisation et la destabilisation des agents comme mode de relations hiérarchiques.
Nous appelons tous les agents de la région à cesser le travail le mardi 7 février 2012 (date du CHSM extraordinaire), et à participer au rassemblement organisé ce jour, à 10 H, devant la DIRECCTE RHONE-ALPES.

Une conférence de presse sera organisée , à 14H, Salle des Congrès
( 1er étage) à la Bourse du Travail

Nous appelons les agents à se réunir localement en assemblée générale dès cette semaine pour exprimer collectivement leur colère et préparer la mobilisation du 7 février

TOUS ENSEMBLE POUR DIRE NOTRE EMOTION ET NOTRE COLERE
LE 7 FEVRIER A 10 H DEVANT LA DIRECCTE.


tract version PDF

Réunion Publique CNT-SUD : Contrats Aidés de l'Education (AVS - EVS...)

Article du mardi 24 janvier 2012

Bourse du travail
Pl. Guichard
Lyon 3e
(métro Place Guichard)

Le 7 février à 18h30

Depuis de nombreuses années, l’éducation nationale recrute des personnels en emplois précaires (CES, Contrat Jeunes, CAV/CAE, CUI). A l’issue de ces contrats, les personnels recrutés se retrouvent sans formations, sans emplois, sans perspectives, sans droits. Et pourtant, les besoins dans les écoles, collèges, lycées, sont toujours là; l’administration y répond par l’embauche de nouveaux personnels précaires en place des anciens et ainsi de suite.



Pour en savoir plus lire le tract

[Villefranche] Rassemblement mercredi 25 janvier en soutien à un travailleur sans papier licencié pour défaut de titre de séjour

Article du lundi 23 janvier 2012

Haikel, tunisien salarié depuis mars 2010 salarié dans l'immobilier à Villefranche, a été embauché alors qu’il était titulaire d’un titre de séjour d’une durée d’un an que les services préfectoraux ne lui ont pas renouvelés.
Il est en procédure de licenciement sur injonction de la Préfecture auprès de son employeur au motif qu’il est en situation irrégulière sur le territoire. Haikell est père de 2 enfants nés en France et son épouse est titulaire d’une carte de séjour de 10 ans. Si Haikel est licencié cette famille se retrouvera sans aucune ressource.

La situation de cette famille est le reflet de la politique xénophobe appliquée par notre gouvernement dont les conséquences sont dramatiques pour les personnes sans-papiers.

Le Collectif de soutien aux sans-papier de Villefranche, appel à un rassemblement mercredi 25 janvier à 17h30 place des arts à villefranche sur saône

[Villefranche] Soirée projection débat du film de Hervé le Roux " REPRISE"

Article du lundi 23 janvier 2012

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télécharger le Fly en PDF

Projection – débat

Vendredi 10 février 19h30

A la Ruche des citoyens
19 rue de Prony
69400 Villefranche sur Saône

La projection sera suivie d’un repas à prix libre

Le 10 juin 1968, dans le cadre de travaux pratique de l’IDHEC, une équipe d’étudiants en cinéma se rend à la sortie des usines Wonder à Saint-Ouen. C’est le jour de la reprise du travail, votée après trois semaines de grève. Il y a un attroupement devant l’usine, des ouvriers, des militants discutent avec les responsables syndicaux, l’atmosphère est tendue… et, au milieu de la foule, une jeune fille est là, qui pleure, qui crie, qui dit qu’elle ne rentrera pas, qui dit que non, elle ne mettra plus les pieds dans cette taule dégueulasse…

Nouveau suicide d’un inspecteur du travail

Article du lundi 23 janvier 2012

C’est avec consternation et colère que nous avons appris le suicide le 18 janvier 2012 d’un de nos collègues, Romain Lecoustre, inspecteur du travail à Lille.

Ce nouveau suicide vient illustrer de façon dramatique la dégradation de nos conditions de travail et la responsabilité des différents niveaux d’une hiérarchie zélée.

Romain Lecoustre avait déjà effectué une première tentative de suicide de juillet 2011 face à la surcharge de travail et aux pressions de la hiérarchie locale. Il avait lui-même vainement tenté de faire reconnaître cet acte comme accident de service.

Après avoir fait part d’une compassion de rigueur, les différents échelons de la hiérarchie, jusqu’aux responsables nationaux, ne manqueront pas de se dédouaner de leurs responsabilités pour faire du cas de Romain un cas particulier.

Pourtant pour nous, comme pour tous ses camarades, il n’y a de doute sur la nature professionnelle de son mal-être, ni sur les causes de son suicide : c’est bien le travail, ses conditions d’exercice et l’environnement hiérarchique qui sont ici clairement responsables de la dégradation profonde de son état de santé, qui l’a conduit à la mort.

Pression sur les chiffres ; fonctionnement des services à flux tendu ; déni de la souffrance et dévalorisation des agents : la destruction de notre travail finit par détruire les agents eux-mêmes et conduit parfois à des actes désespérés.

Syndicat CNT Travail et affaires sociales de Rhône Alpes

CNT - Infos N° 12, janvier 2012

Article du lundi 23 janvier 2012



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Au sommaire :

- La Bourse des travailleurs
- Infos d’ici... et d’ailleurs
- International
- Communiqués

Édito :

TVA antisociale

Le gouvernement doit annoncer en cette fin de mois à quelle sauce il nous cuisinera la « TVA sociale ». Le projet devrait être ensuite étudié par le Parlement en février. Cependant, quelque soit la sauce utilisée, on est sûr de se faire bouffer. La « TVA sociale » c’est une double perte pour nous les travailleurs (avec ou sans emplois, en formation ou à la retraite) à tel point qu’on devrait l’appeler TVA antisociale ! Double perte car l’Etat et le Medef veulent réduire notre salaire d’un côté et augmenter les prix de l’autre. En y réfléchissant bien c’est très intelligent en ces temps de crise ! Ils voudraient plomber l’économie qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Mais entre la volonté d’en donner toujours plus à leurs potes du Fouquet’s et le fait que Sarkozy a souvent réussi à se faire passer comme un rempart solide contre les crises économiques, on peut se demander si on n’est pas dans les marécages glacés du calcul politicien.

Ainsi, ce projet de TVA antisociale se base sur une baisse de la part dite patronale des cotisations sociales. Nous ne répéterons jamais assez que ces cotisations sociales ne sont en rien des charges comme aiment à le répéter les patrons. Ces cotisations constituent une autre forme de salaire dit salaire socialisé. Elles alimentent des caisses collectives qui servent à maintenir les revenus des travailleurs en cas de coups durs (chômage, maladie) ou pour assurer une fin de vie décente sans travailler (retraite). Donc en supprimant certaines de ces cotisations sociales, l’Etat entend continuer à faire baisser le coût du travail pour les patrons et les actionnaires afin que ceuxci s’en mettent toujours plus dans les poches. Quand on voit ce qu’a donné ce type de politique ces dernières années (RIEN sur le front du chômage ou des délocalisations), on voit bien qu’on est comme toujours dans la lutte des classes que nous livre le Medef et son gouvernement de combat.

Le deuxième effet Kiss cool c’est la hausse de la TVA. Or on sait que la TVA est l’impôt le plus injuste qui existe. En effet, qu’on gagne 1 000 € ou 10 000 € par mois, nous payerons la même TVA sur la baguette de pain. Bref on paye le même impôt quelque soit ce que l’on gagne et donc les riches payent moins d’impôt proportionnellement à leurs revenus. Cette hausse de la TVA entraînera donc une hausse des inégalités. Par ailleurs, étatiser le financement de la sécurité sociale en le faisant passer de la cotisation sociale (prélevée sur les richesses produites) à l’impôt ne nous donne aucune garantie de niveau ni de longévité. Et cela notamment en période de crise lorsqu’il faut absolument trouver du financement pour d’autres choses. Or la crise semble être l’état permanent de ce système économique puisqu’on entend parler que de ça depuis plus de 30 ans... Mais au-delà, on voit que sous prétexte de rigueur les dépenses de santé se réduisent comme peau de chagrin. De réforme en réforme, le service public de santé a de moins en moins les moyens d’assurer ses missions, on ne compte plus le nombre de médicaments qui ne sont plus remboursés... Et l’on voit se développer le marché juteux des assurances privées ! Au passage on peut rappeler que l’un des gros du secteur de l’assurance privée n’est autre que Malakoff Médéric dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du Président de la République. Déconnecter le financement de la sécurité sociale des richesses produites (par le biais des cotisations sociales) pour le faire glisser vers l’impôt a bien pour but, à terme, d’asphyxier la sécurité sociale pour livrer ce marché aux entreprises privées. Cela rentre bel et bien dans la grande entreprise de privatisation de tous les services publics pour livrer ces marchés aux appétits financiers de quelques sinistres individus au détriment des travailleurs.

La CNT s’opposera partout où elle le peut à cette TVA antisociale et lutte toujours pour l’arrêt des exonérations de cotisations sociales, véritable hold-up sur nos salaires au bénéfice du profit et des dividendes.

Appel à une manifestation antifasciste massive et populaire le 14 janvier 2012

Article du vendredi 13 janvier 2012

Ne laissons pas la rue aux néonazis !



les Jeunesses nationalistes,
un groupe très, très brun

Le 15 octobre dernier, en marge d’un « colloque nationaliste » conclu par un hommage à Pétain, le conseiller régional Alexandre Gabriac, exclu du Front National pour ses multiples saluts nazis, a créé à Lyon, au Pavillon du Parc de la Tête d’Or, un nouveau groupuscule, « les Jeunesses Nationalistes ».
Son emblème et sa charte ne laissent aucun doute sur l’idéologie de ce mouvement. Yvan Benedetti (proche de Gabriac, exclu du FN et conseiller municipal à Vénissieux) l’a très bien résumé à la sortie de ce Congrès : « Travail, Famille, Patrie, ce n’est pas de la nostalgie. Ce sont des valeurs d’avenir. Plus que l’Égalité et la Fraternité, qui ne sont que des mots creux et utopiques ».
Il est également utile de rappeler que ces deux personnes sont membres de l’OEuvre Française, qui compte en son sein les purgés et/ou l’aile ultra du Front National et se distingue par un antisémitisme viscéral. Lors de sa conférence de presse, Gabriac annonçait un premier évènement majeur sur Lyon pour le début d’année 2012 ; après une action homophobe en octobre dernier contre les publicités Eram représentant une famille homoparentale (la famille hétérosexuelle traditionnelle étant le seul modèle acceptable pour eux), son mouvement veut passer à la vitesse supérieure.

Lyon, un laboratoire des fachos
Les Jeunesses Nationalistes ont donc lancé un appel national à manifester le 14 janvier prochain pour protester contre la présence française en Afghanistan. Cet appel a fait le tour des différents organisations ou groupes d’extrême-droite sur le territoire et il faut s’attendre à une présence importante de fascistes ou autres néonazis de tout horizon : le mouvement nationaliste révolutionnaire 3e Voie (proche des néonazis lyonnais de Lyon Dissident), le GUD, dont les militants sont actuellement le coeur du nouveau mouvement de Gabriac, ont déjà communiqué sur cette journée.
Une nouvelle fois, Lyon est donc la ville choisie pour une manifestation de l’extrême- droite la plus radicale : avant le « colloque nationaliste », nous avions déjà dû subir au mois de mai dernier la Marche des Cochons et les évènements violents qui l’avaient suivie. Il est hors de question de laisser une nouvelle fois ces nervis exprimer leurs théories racistes et xénophobes.

l’Afghanistan, un prétexte
Il est clair que cette action contre la présence des soldats français en Afghanistan n’est qu’un prétexte pour occuper la rue et déverser leur propagande haineuse ; il est habituel de voir ces groupuscules récupérer ou détourner des évènements sans affi cher clairement leur idéologie. De plus, il n’est un secret pour personne que le retour des soldats doit s’accompagner, pour eux, d’un redéploiement des militaires dans les quartiers diffi ciles (le Bloc Identitaire le demande également). Sous des airs patriotiques, les Jeunesses Nationalistes veulent donc faire une opération de communication en occupant la rue ; ils profi teront de cette mascarade pour propager une idéologie basée sur un soi-disant « ennemi intérieur », déjà utilisée par le passé.

à l’appel du collectif de vigilance 69 contre l’extrême-droite Refusant que Lyon soit la ville de libre expression de la haine et de la xénophobie, le Collectif 69 de Vigilance appelle à une manifestation antifasciste, massive et populaire, le samedi 14 janvier 2012.
Soyons nombreux-ses pour contrer cette montée plus qu’inquiétante de l’extrêmedroite et de tous ces groupuscules !


- pour demander la dissolution de ce groupuscule dont l’idéologie se rapproche de celle des régimes nazis et fascistes du siècle dernier.

- pour contester la politique gouvernementale actuelle visant à faire de l’étranger le responsable de tous nos maux et légitimant ainsi les actions de ces groupuscules.

- pour protester contre la présence des Jeunesses Nationalistes et de leurs partenaires dans nos rues.

- pour dénoncer les violences de ces groupes haineux qui continuent de proliférer grâce à des locaux ouverts au public.


manifestation
14 janvier à 14 h
départ place du Pont (métro Guillotière)



Tract pdf à diffuser

[Santé Social section Massues] La Section Syndicale CNT vous souhaite à toutes et à tous : Une Belle année 2012 Qu’elle soit remplie de luttes salariales victorieuses !

Article du jeudi 12 janvier 2012

A ce propos, avez vous remarqué que lorsque les salariés font valoir leur parole fermement sans « fausses» négociations, ils sont entendus ?!
Aujourd’hui de nombreux combats restent à mener. Le maintien de nos jours de congés, le respect de la convention (sur le temps d’habillage/déshabillage notamment) et bien évidement la garantie de nos salaires, et pourquoi pas son augmantation !
La section CNT ne manquera pas d'être vigilante, de soutenir et de relayer toutes ces préoccupations. Elle continuera à diffuser des tracts, à faire des prises de paroles sans compromis lors des réunions du CE, bref, elle s'assurera que les questions et revendications des salariés soient entendues.

Oui, les luttes et la victoire sont possibles !

Souvenez vous de nos paires qui se sont battus pour leur droits, aujourd’hui continuons le combat pour conserver nos acquis et en en obtenir de nouveaux !

La Section Syndicale CNT vous souhaite à toutes et à tous :
Une Belle année 2012
Qu’elle soit remplie de luttes salariales victorieuses !
Enfin, car les problèmes rencontrés dans les établissements sont liés indéniablement à la politique ultralibérale portée par le gouvernement, et donc à la question plus globale de la répartition des richesse, cidessous un petit Quizz qui en dit long...

Un petit quizz pour bien commencer l'année. La fin de la trève des confiseurs approche, aussi pour bien commencer l'année, la CNT propose un petit jeu :
►Quel est le pays européen qui compte le plus de millionnaires ?
■ A : La France
■ B : La Suisse
■ C : L'Angleterre

►Quel est le montant annuel des niches fiscales créant artificiellement des déficits ?
■ A : 50 milliards d'euros
■ B : 5 milliards d'euros
■ C : 500 millions d'euros

►Dans quel pays les 0,5 % des foyers les plus riches sont-ils le moins soumis aux impôts sur le revenu et sur le patrimoine ?
■ A : La France
■ B : Les Etats-Unis
■ C : L'Angleterre

Alors ? Si vous avez coché triple A, vous avez gagné !

Et oui d'après les calculs du Crédit Suisse, c'est bien la France qui a le plus de millionnaires en Europe. De son côté, l'inspection des Finances décompte plus de 50 milliards attribués aux niches fiscales. A ces 50 milliards s'ajoutent les 30 milliards d'exonérations patronales. Pour rappel, les déficits cumulés des régimes de retraites et de la Sécu sont de 37 milliards d'euros pour 2010.
D'après une étude de l'économiste Thomas Piketty, le taux d'imposition des ménages les plus riches était le plus faible en France, avec un taux d'imposition de 21,5 %.
Effectivement, les richesses existent, le PIB de la France (la production des richesses) n'a jamais été aussi haut et la situation sociale actuelle est bien le résultat de choix dans la répartition des richesses. Mais les exonérations salariales et fiscales ne sont pas le seul levier qui a permis la création des déficits qui servent aujourd'hui à liquider les différents avantages sociaux. En effet, la répartition des richesses produites, au lieu d'être redistribuée vers les salaires, est reversée tout droit vers les dividendes et les revenus du capital. Pour exemple, en 2011 les bénéfices reversés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 s'éléve à 37 milliards d'euros !
Bref, la nouvelle crise imposée par les tenants des pouvoirs économiques et politiques est une nouvelle excuse pour nous soumettre un peu plus aux lois du marché. Une autre répartition des richesses est possible et il est urgent d'organiser une riposte sociale d'envergure. En ce début d'année 2012, la CNT poursuivra donc sa campagne « Pour une répartition égalitaire des richesses ! »

Tract version PDF

CNT Santé Social SECTION DES MASSUES Permanences : 1er et 3ème mardi de chaque mois De 13h à 15h au Local Syndical cnt@cmcr-massues.com

ANTIFA IST ÜBERALL [No Nazis]

Article du mardi 10 janvier 2012

2012

Article du dimanche 8 janvier 2012



Une belle image de Bruno Loth pour commencer l'année...

DEATH OR GLORY "Jamy" + "White Cliff"

Article du dimanche 8 janvier 2012



2012 dans les luttes !

Article du vendredi 6 janvier 2012

[Livre] Pierre Bourdieu, Sur l'État. Cours au Collège de France (1989-1992)

Article du jeudi 5 janvier 2012



Pierre Bourdieu
Sur l'État
Cours au Collège de France (1989-1992)
Raisons d'agir/Seuil
2012


Présentation de l'éditeur
Transversale à l’œuvre de Pierre Bourdieu, la question de l’État n’a pu faire l’objet du livre qui devait en unifier la théorie. Or celle-ci, à laquelle il consacra trois années de son enseignement au Collège de France, fournit à bien des égards la clé d’intégration de l’ensemble de ses recherches : cette « fiction collective » aux effets bien réels est à la fois le produit, l’enjeu et le fondement de toutes les luttes d’intérêts.
Ce texte, qui inaugure la publication des cours et séminaires du sociologue, donne aussi à lire un « autre Bourdieu », d’autant plus concret et pédagogue qu’il livre sa pensée en cours d’élaboration. Dévoilant les illusions de la « pensée d’État », vouée à entretenir la croyance en un principe de gouvernement orienté vers le bien commun, il se montre tout autant critique à l’égard de l’« humeur anti-institutionnelle », prompte à résumer la construction d’un appareil bureaucratique à une fonction de maintien de l’ordre social.
À l’heure où la crise financière permet de précipiter, au mépris de toute souveraineté populaire, le démantèlement des services publics, cet ouvrage apporte les instruments critiques nécessaires à une compréhension plus lucide des ressorts de la domination.

N'AUTRE ECOLE no 30 :

Article du mercredi 4 janvier 2012



Édito du n° 30 "Famille et école"

Longtemps l’école a été, à tort ou à raison, synonyme de progrès individuel ou collectif. Aujourd’hui on lit que les suicides d’enfants s’accroissent dans les pays où l’école est synonyme de pression. Une pression qui ne produit pas que des drames, mais aussi du mal-être ordinaire, de l’anomie ou de l’absentéisme.

Les familles sont, comme les personnels, à la fois victimes et acteurs de ce stress permanent : on pousse les enfants mais sans savoir les aider, on leur dit de travailler encore et encore, sans pourquoi ni comment. Pour les familles populaires s’ajoute la honte : on ne sait pas expliquer, on n’y comprend rien, on aimerait bien que nos enfants fassent mieux que nous mais eux ne veulent pas. On n’est pas présentable dans la société des bacs +.

Comment en sortir alors que l’on sait que le mal est ailleurs, dans la compétition forcenée et dans l’espoir vain d’une promotion par l’école, dans la structure sociale, dans le mépris de l’humain ?

En évitant, pour les enseignants, d’externaliser le travail scolaire (les fameux « devoirs ») et de juger « ces familles-là » : la frontière n’est pas entre elles et nous.

En créant des rencontres dignes avec ces familles (les mères, 9 fois sur 10), qui savent éviter et le déni et la soumission. En se battant avec elles pour le maintien d’une classe ou pour un encadrement humain acceptable.

Pour peu qu’on les incite, pour peu qu’on les invite au lieu de les convoquer, on peut être en alliance.

Ce numéro, qui additionne à son habitude éclairages variés voire contradictoires et signes d’inventivité, se situe dans cette démarche concrète et ambitieuse.

Révolutionnaire ?

lire ce numéro en ligne ici

Le numéro papier est en vente au local de la CNT aux heures de permanences

Site de la revue

[Confédération] Communiqué de presse du 3 janvier 2012 Un petit quizz pour bien commencer l'année

Article du mardi 3 janvier 2012

La fin de la trève des confiseurs approche, aussi pour bien commencer l'année, la CNT propose un petit jeu :

►Quel est le pays européen qui compte le plus de millionnaires ?
■ A : La France
■ B : La Suisse
■ C : L'Angleterre

►Quel est le montant annuel des niches fiscales créant artificiellement des déficits ?
■ A : 50 milliards d'euros
■ B : 5 milliards d'euros
■ C : 500 millions d'euros

►Dans quel pays les 0,5 % des foyers les plus riches sont-ils le moins soumis aux impôts sur le revenu et sur le patrimoine ?
■ A : La France
■ B : Les Etats-Unis
■ C : L'Angleterre

Alors ?
Si vous avez coché triple A, vous avez gagné !
Et oui d'après les calculs du Crédit Suisse, c'est bien la France qui a le plus de millionnaires en Europe. De son côté, l'inspection des Finances décompte plus de 50 milliards attribués aux niches fiscales. Si une partie est constituée par des aides sociales, plus de la moitié profite aux plus riches ou est jugée inefficace par ce même rapport. A ces 50 milliards s'ajoutent les 30 milliards d'exonérations patronales. Pour rappel, les déficits cumulés des régimes de retraites et de la Sécu sont de 37 milliards d'euros pour 2010.
D'après une étude de l'économiste Thomas Piketty, le taux d'imposition des ménages les plus riches était le plus faible en France, avec un taux d'imposition de 21,5 %.
Effectivement, les richesses existent, le PIB de la France (la production des richesses) n'a jamais été aussi haut et la situation sociale actuelle est bien le résultat de choix dans la répartition des richesses.
Mais les exonérations salariales et fiscales ne sont pas le seul levier qui a permis la création des déficits qui servent aujourd'hui à liquider les différents avantages sociaux.
En effet depuis 30 ans, le poids des salaires dans le PIB a diminué de plus de 10 %. C'est à dire que si la répartition du gâteau des richesses produites était resté la même, aujourd'hui il y aurait plus de 120 milliards d'euros supplémentaires distribués aux revenus du travail. Autant de salaires et de cotisations sociales en plus. Car aujourd'hui ces 8% existent toujours, mais, par les conditions imposées par le patronat et le pouvoir politique, ils sont revenus à la rémunération des dividendes et aux revenus du capital. Ces 8% de PIB se retrouvent par exemple dans les plus de 40 milliards de bénéfices reversés en 2010 par le simple CAC 40. Bref, la nouvelle crise imposée par les tenants des pouvoirs économiques et politiques est une nouvelle excuse pour nous soumettre un peu plus aux lois du marché. Une autre répartition des richesses est possible et il est urgent d'organiser une riposte sociale d'envergure. En ce début d'année 2012, la CNT poursuivra donc sa campagne « Pour une répartition égalitaire des richesses ! » afin de convaincre la population de la possibilité d'imposer une autre politique.

Le Secrétariat Relations Médias de la CNT
Relations médias : relations-medias@cnt-f.org / 06.61.57.16.96
Web : http://www.cnt-f.org/


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Pédagogie et révolution : questions de classe. Débat samedi 7 janvier 2012 à 15 h

Article du mardi 3 janvier 2012

Entre le cauchemar éducatif managérial et le corporatisme étriqué, entre l’élitisme réac-publicain et l’illusion pédagogiste, reste-t-il encore une place pour des pratiques sociales et pédagogiques porteuses d’un projet collectivement et individuellement émancipateur ?

Débat le samedi 7 jan­vier à 15h à la librai­rie LA GRYFFE avec des cama­ra­des de la CNT éducation, Jipi et Grégory Chambat, auteur de « Pédagogie et révo­lu­tion, ques­tions de classe et (re)lec­tu­res péda­go­gi­ques » (éd. Libertalia) qui esquisse le bilan d’un siècle de pra­ti­ques et de luttes pour une éducation réel­le­ment émancipatrice et du numéro spé­cial commun N’autre école/ l’Emancipation consa­cré à « Compétences et résis­tan­ces ».

Proposer une relec­ture des « clas­si­ques » de la péda­go­gie et ques­tion­ner leur actua­lité à la lumière des enjeux pré­sents est une manière de réac­ti­ver cette ins­pi­ra­tion révo­lu­tion­naire qui gui­dait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en pas­sant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich.

Ce par­cours péda­go­gi­que emprunte également des che­mins oubliés ou plus inat­ten­dus : l’apport du syn­di­ca­lisme révo­lu­tion­naire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révo­lu­tion liber­taire espa­gnole. Car, si la pos­té­rité a conservé la trace de quel­ques-unes des figu­res convo­quées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut tou­jours une pra­ti­que col­lec­tive et sociale. Dans le domaine de la péda­go­gie, comme dans celui de l’action mili­tante, ceux qui savent de quoi ils par­lent sont ceux qui font…

Montaigne l’affir­mait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allu­mer un feu »… il est temps de souf­fler sur les brai­ses !



Pédagogie et révolution, questions de classe et (re)lectures pédagogiques, Grégory Chambat, préface : Charlotte Nordmann, Libertalia, Collection : Terra Incognita, 216 pages - 14 euros Publication : octobre 2011.


P.-S.

Librairie libertaire LA GRYFFE, 5 rue Sébastien Gryphe 69007 LYON, France.
Ouverte du lundi au samedi inclus de 14 heures à 19 heures.
Téléphone/ fax : 04 78 61 02 25

[Villefranche] Soirée cinéma à la ruche des citoyens à Villefranche vendredi 06 janvier à 20h

Article du mardi 3 janvier 2012

Vendredi 06 janvier à 20h

projection du film de Marco Ferreri
« Touche pas à la femme blanche »



Local alternatif la Ruche des Citoyens
19 rue de prony à
Villefranche sur Saône

Entrée gratuite Bouffe populaire à prix libre.


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Une parodie de western, de la bataille de Little Big Horn (1876) et son célèbre général Custer, tournée dans le chantier du futur Forum des Halles, dans le centre de Paris. Dans cette farce anachronique tournée dans le Paris des années soixante-dix, le général Custer veut parquer et exterminer les Indiens devenus résistants aux persécutions. Marie-Hélène de Boismonfrais, tout de blanc vêtue, est séduite par Custer. Elle symbolise « la femme blanche. » Mitch, l'éclaireur indien de Custer, ne doit pas toucher « la femme blanche » : cela concerne principalement Marie-Hélène de Boismonfrais, mais également toute femme qui n'est pas indienne, qu'elle soit habillée de rouge ou de blanc.

Luke "Hasta Siempre"

Article du vendredi 30 décembre 2011



Hasta Siempre :
entends-tu le chant des morts
et ce pavé battu cent fois
le poing fermé jusqu'à s'en briser les doigts
tu sais quand la vie elle vous dévore
quand la vie elle vous dévore
il n'y a plus que ça

entends-tu le cri dehors
et l'amour scandé cent fois
le chant des vaux-riens,des renégats
et le sang qui prolifére
qui donne son sein aux libertaires
contre les rires et les renvois
contre les rires et les renvois

hasta siempre camarade
hasta siempre camarade
ne m'oublie pas

contre l'horreur qui raisonne
sous les sourdines des candidats
crier de l'hymne jusqu'à s'en briser la voix
il ya ce cri qui prolifére
c'est du sourire sans riviéres
contre les rires et les renvois

hasta siempre camarade
hasta siempre camarade
ne m'oublie pas

entends-tu le chant des morts
et ce pavé battu cent fois
le poing fermé jusqu'à s'en briser les doigts
tu sais quand la vie elle vous dévore
quand la vie elle vous dévore
il n'y a plus que ça

entends-tu le cri dehors
et l'amour scandé cent fois
le chant des vaux-riens,des renégats
et le sang qui prolifére
qui donne son sein aux libertaires
contre les rires et les renvois
contre les rires et les renvois

hasta siempre camarade
hasta siempre camarade
ne m'oublie pas

contre l'horreur qui raisonne
sous les sourdines des candidats
crier de l'hymne jusqu'à s'en briser la voix
il ya ce cri qui prolifére
c'est du sourire sans riviéres
contre les rires et les renvois

hasta siempre camarade
hasta siempre camarade
ne m'oublie pas

Comprendre la dette publique (en quelques minutes)

Article du lundi 26 décembre 2011

Fais ton choix (Philonico - chanson libertaire)

Article du samedi 24 décembre 2011

[Livre] Les théories économiques

Article du samedi 24 décembre 2011



Liêm Hoang Ngoc

Les théories économiques
Petit manuel hétérodoxe

La crise profonde qui s’est ouverte en 2008 met en question les conceptions économiques orthodoxes et suscite un regain d’intérêt pour les approches critiques. Cet ouvrage propose ainsi une histoire, une présentation et une analyse hétérodoxes – c’est-à-dire critiques et à rebours des théories dominantes – des théories économiques, en mettant en exergue leurs implications politiques.
Les théories économiques prétendent en effet souvent au statut de science exacte, libre de tout jugement de valeur. L’auteur montre au contraire leur fonction idéologique et, plus particulièrement, celle de la science économique officielle, instrumentalisée dans le débat public pour justifier des choix partisans, à l’instar des politiques d’austérité. Il défend notamment la pertinence des théories postkeynésiennes, pour lesquelles la répartition des richesses est au cœur de l’explication de la crise des subprimes et des dettes souveraines.
Ce livre constitue donc à la fois un instrument de compréhension de l’histoire et des implications politiques des théories économiques, un outil de critique des théories néolibérales, et un plaidoyer pour la construction d’une pensée économique alternative.
Liêm Hoang-Ngoc est maître de conférences à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Il est député au Parlement européen, membre de la commission des affaires économiques et monétaires, et secrétaire national adjoint en charge de l’économie au Parti socialiste.
Sommaire

Introduction. L’économie est-elle une science ?

Chapitre premier. Orthodoxes contre hétérodoxes, un clivage structurant

Chapitre 2. Les classiques au tournant de la révolution bourgeoise
Adam Smith : la division du travail et la répartition des revenus
David Ricardo : valeur, rente et avantages comparatifs

Chapitre 3. Marx et l’anatomie du capitalisme
La théorie de la valeur et l’énigme du capitalisme
La théorie de l’exploitation

Chapitre 4. À quoi sert le modèle néoclassique de concurrence parfaite ?
Les hypothèses néoclassiques sont-elles neutres ?
Le chômage est volontaire
Les marchés financiers sont efficients
La monnaie est neutre
L’équilibre général est optimal
Le libre-échange est mutuellement avantageux

Chapitre 5. Keynes à la recherche d’une théorie générale
Le chômage est involontaire
Les marchés financiers sont inefficients
La demande effective est déterminante
La philosophie sociale de la « Théorie générale »

Chapitre 6. La boîte à outils du « mainstream »
Le débat macroéconomique partiel
Les frontières de l’intervention de l’État
Les néo-institutionnalistes : nouvelles apologies du capitalisme

Chapitre 7. Les héritiers rebelles de Marx et Keynes
Les théories de la régulation
L’actualité des modèles postkeynésiens de répartition des revenus

Conclusion. Où va l’hétérodoxie ?
L’hétérodoxie récupérée
Existe-t-il une hétérodoxie positive ?

[Livre] L’émancipation des travailleurs Une histoire de la Première Internationale

Article du samedi 24 décembre 2011



Mathieu Léonard

L’émancipation des travailleurs
Une histoire de la Première Internationale

Huit ans : c’est ce qu’a duré l’Association internationale des travailleurs, plus connue sous le nom de première Internationale. Une vie brève donc, et pourtant c’est tout un monde qui change avec la Commune de Paris pour pivot. Entre le meeting fondateur au St Martin’s Hall de Londres en septembre 1864, et le congrès de la scission, à la Haye, en septembre 1872, on passe d’un timide réseau d’entraide ouvrière à une organisation internationale qui parle ouvertement de révolution sociale. En partant d’un conglomérat hétérogène de syndicalistes anglais, d’artisans mutuellistes français et de communistes allemands, on voit surgir en chemin de grandes figures du mouvement ouvrier comme le belge César De Paepe et le français Eugène Varlin, et l’on assiste à la formation des courants marxistes, anarchistes et sociaux-démocrates. Pour finir, les épisodes se succèdent dans la lutte entre les « autoritaires » autour de Karl Marx et les « anti-autoritaires » autour de Michel Bakounine, lutte qui finira par faire éclater l’Internationale.
Bien des questions qui sont les nôtres sont déjà posées dans les congrès de la première Internationale, dans les luttes qu’elle a menées et dans les querelles dont elle a fini par mourir. Une richesse largement oubliée, que ce livre restitue avec une entraînante empathie.

DE LA DAMNATION A L'INSURRECTION (Athènes, décembre 2011 en 8mn)

Article du samedi 24 décembre 2011

Message vidéo des camarades grecs aux camarades français

CNT - Infos N° 11, décembre 2011

Article du jeudi 22 décembre 2011




Au sommaire :

- La Bourse des travailleurs
- Infos d’ici... et d’ailleurs
- International
- Communiqués

Édito :

Santé !

Dans sa décision du 15 décembre 2011, le conseil constitutionnel a validé l’essentiel du PLFSS (projet de loi du financement de la sécurité sociale). Pourtant ce PLFSS est une attaque grave des principes fondamentaux de la sécurité sociale. Le principe de garantie de revenu face à la possibilité d’être malade est remis en cause ainsi que celui d’accès aux soins pour tous et toutes. L’épisode des jours de carence fut insultant et entraînait forcément une perte de soins garantis et une augmentation du renoncement aux soins. 4 jours de carence pour le privé, presque une semaine ! Autrement dit l’interdiction d’être malade sauf si on en a les moyens ! Et 1 jour pour les fonctionnaires sous couvert d’égalité de traitement. Pour nous l’égalité de traitement serait de supprimer les jours de carence tout court. S’aligner sur le mieux ! Car de l’argent il y en a. Toute cette présentation du PLFSS s’est accompagnée dans les médias de grand discours pour sauver la sécu. Ainsi il faudrait la débarrasser des fraudeurs (sous entendus les travailleurs et chômeurs qui en abusent), il faudrait faire sentir aux travailleurs le coût de leur absence au travail ! Mais alors que les médias focalisent sur cette chasse aux pauvres, les vrais responsables du trou de la sécu continuent de se frotter les mains. La fraude à la sécu est composée en grande partie du travail non déclaré, travail non déclaré par les patrons, fraude patronale. Selon l’insee ce travail représente 4,4 % du PIB soit 55 milliards d’euros. Le manque à gagner pour la sécu est de 9 à 15 milliards d’euros selon les estimations. Rappelons que le trou de la sécu est de 18, 6 milliards d’euros. Par ailleurs on sait que l’exonération des cotisations sociales c’est 30 milliards d’euros par an ! Et que leur efficacité est remise en cause par la cour des comptes. Bref comme pour tous les choix économiques actuels soi-disant imposés par la crise, nous ne sommes pas dans un problème de dépense mais bien dans celui des recettes qu’on supprime petit à petit. C’est un choix de société qu’il faut faire !
Dans le PLFSS et tout aussi scandaleux, il y a la baisse des indemnités journalières pour les salariés touchant plus de 2500 euros brut (soit 1,8 fois le smic). Cela ne fait que 2 000 euros net et aujourd’hui cela ne représente pas une grande richesse. C’est toujours mieux que le smic bien sûr mais de là à abaisser les garanties de soins cela est aberrant.

La succession des attaques contre la sécu avec la suppression de remboursement sur de plus en plus de médicaments, la hausse des prix, la baisse de la prise en charge ajoutées à la hausse des prix des complémentaires santé font qu’on assiste à une vague de gens renonçant à se faire soigner. Bien entendu ce sont les ménages dont les revenus sont les plus faibles qui déclarent à la fois un plus mauvais état de santé, les taux de couverture complémentaire santé les plus bas et le plus de renoncement aux soins. 8 % de la population ne peut se payer de couverture complémentaire santé. Par ailleurs selon un sondage IPSOS pour le secours populaire français, près de quatre français sur dix (39%) ont renoncé à un soin ou l’ont retardé en raison de son coût. Le plus souvent pour des prothèses dentaires, l’achat de lunettes ou la consultation chez un spécialiste.

La santé en 2012 sera pour les riches. Il ne nous reste plus que la rue pour nous refaire une santé. En 2012, tous en lutte, tous dans la rue !

CNT Infos n°11 à télécharger